Plus-value immobilière : calcul et exonérations | ATRIOMA
Ingénierie patrimoniale · Fiscalité de la cession immobilière

Impôt sur la plus-value immobilière pour les biens autres que la résidence principale

La plus-value immobilière des particuliers est imposée à 36,2 % en 2026, avec abattements progressifs pour durée de détention et exonération totale à 22 ans pour l'impôt sur le revenu, 30 ans pour les prélèvements sociaux. La résidence principale reste exonérée sans condition. Le calibrage du calendrier et l'identification des cas d'exonération conditionnent fortement la charge fiscale finale.

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L'essentiel

Un impôt déclenché par la cession, calibré par la durée de détention

01

Un taux global de 36,2 %

La plus-value immobilière est imposée au taux global de 36,2 % : 19 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux (taux maintenu en 2026 sur l'immobilier). Une surtaxe progressive de 2 à 6 % s'applique au-delà de 50 000 € de plus-value nette imposable.

02

Une exonération acquise par le temps

Les abattements pour durée de détention courent à partir de la 6ᵉ année et conduisent à une exonération totale d'IR à 22 ans, et une exonération totale des prélèvements sociaux à 30 ans. Entre 22 et 30 ans s'ouvre une zone grise où l'IR est éteint mais les prélèvements sociaux restent dus.

03

Onze cas d'exonération codifiés

Le Code général des impôts prévoit onze cas d'exonération (art. 150 U II CGI). La résidence principale est exonérée sans condition de durée. La première cession d'un logement autre que la résidence principale peut être exonérée sous condition de remploi. Le calendrier de cession et la donation préalable conditionnent fortement la charge fiscale finale.

Pourquoi c'est stratégique

Ce qui rend la plus-value immobilière singulière

Quatre traits font de la plus-value immobilière un impôt distinct du régime de droit commun et imposent une approche spécifique, articulée avec le calendrier patrimonial d'ensemble.

L'effet de la durée

La fiscalité décroît mécaniquement avec le temps. Les abattements progressifs courent à partir de la 6ème année et conduisent à l'exonération totale d'IR à 22 ans, des prélèvements sociaux à 30 ans. Décaler la cession peut transformer la charge fiscale.

L'exception résidence principale

La cession de la résidence principale est totalement exonérée d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, sans condition de durée (art. 150 U II 1° CGI). Cette exception structure la stratégie de transmission et de remploi.

Taux maintenu, dualité fiscale

Malgré la hausse de la CSG à 10,6 % introduite par la LFSS 2026, les plus-values immobilières restent expressément exclues de cette hausse et conservent le taux historique de 17,2 % pour les prélèvements sociaux. Les loyers LMNP, à l'inverse, basculent à 18,6 % — mais la plus-value de cession LMNP reste, elle aussi, à 17,2 %.

Onze cas d'exonération

Au-delà de la résidence principale et de la durée de détention, le CGI prévoit neuf autres cas d'exonération : retraités modestes, vente sous 15 000 €, remploi en résidence principale, non-résidents, organismes HLM, expropriation, sinistre, échange, surélévation jusqu'au 31/12/2026.

Trois leviers, une stratégie

Exonérer · Diminuer · Reporter

Trois objectifs majeurs structurent la maîtrise de la plus-value immobilière. Aucun ne se traite isolément : la qualité de la stratégie tient à l'articulation entre la recherche d'une exonération applicable, la réduction de l'assiette imposable par le calendrier et le démembrement, et le report d'imposition via les structures sociétaires.

Exonérer

Identifier le cas d'exonération applicable

Quand l'utiliser

Première étape de tout dossier de cession : vérifier si l'opération relève d'un cas d'exonération totale ou partielle prévu par le CGI. Une exonération acquise rend tout autre levier inutile.

Leviers mobilisables
  • Résidence principaleExonération totale et automatique sans condition de durée (art. 150 U II 1° CGI), sous réserve que le bien constitue la résidence habituelle au jour de la cession
  • Première cession avec remploiExonération de la première cession d'un logement autre que la résidence principale si remploi du prix dans une résidence principale dans les 24 mois (art. 150 U II 1° bis)
  • Cas spécifiquesRetraités modestes (art. 150 U III), vente inférieure à 15 000 €, non-résidents jusqu'à 150 000 €, cession à un organisme HLM, expropriation avec remploi

Diminuer

Réduire la base et calibrer le calendrier

Quand l'utiliser

Lorsque aucune exonération n'est applicable. L'enjeu est alors de réduire la plus-value imposable par les abattements légaux, le calibrage du calendrier et la majoration du prix d'acquisition.

Leviers mobilisables
  • Abattements pour durée de détentionExonération totale à 22 ans pour l'IR et 30 ans pour les prélèvements sociaux (art. 150 VC CGI), décaler la cession peut transformer la charge
  • Majoration du prix d'acquisitionFrais d'acquisition forfait 7,5 % ou montant réel, travaux justifiés ou forfait 15 % après 5 ans de détention (art. 150 VB CGI)
  • Donation avant cessionPurge de la plus-value latente à hauteur de la quote-part transmise, combinée à l'abattement de 100 000 € (art. 779 I CGI)

Reporter

Différer l'imposition via une structure

Quand l'utiliser

Pour les patrimoines détenus via société (SCI à l'IS, holding patrimoniale) : l'apport-cession permet de différer l'imposition de la plus-value sous condition de réinvestissement dans une activité économique éligible.

Leviers mobilisables
  • Apport-cession art. 150-0 B ter CGIApport des titres à une holding à l'IS avant cession, report d'imposition de la plus-value tant que la holding conserve les titres ou réinvestit
  • Réinvestissement éligible 70 %Depuis la LF 2026 : 70 % du produit de cession à réinvestir dans une activité économique éligible dans un délai de trois ans, avec conservation 5 ans
  • Articulation transmissionLa donation des titres de holding après réinvestissement purge la plus-value en report, combinant report d'imposition et transmission anticipée

Une stratégie de cession cohérente articule les trois temps : la vérification d'une exonération applicable conditionne tout, la réduction de l'assiette par le calendrier et la donation préalable encadre les cas non exonérés, le report d'imposition via holding intervient pour les patrimoines structurés en société. Inverser l'ordre, en cherchant le report avant d'avoir vérifié l'exonération, expose à des choix mal calibrés.

ATRIOMA — Cabinet de gestion privée indépendant
ATRIOMA Gestion Privée

Le chef d'orchestre de la stratégie de cession immobilière

Une cession immobilière dépasse rarement le seul acte isolé. Le calcul de la plus-value, le choix de la date de cession, la pertinence d'une donation préalable, l'éventuel apport à une holding, la coordination avec le notaire : chaque étape engage la fiscalité finale, le régime matrimonial et la stratégie successorale d'ensemble. Une décision prise dans l'urgence quelques semaines avant la cession ferme des leviers qui auraient demandé 18 à 24 mois d'anticipation.

ATRIOMA tient ce rôle de coordination. Le cabinet est l'interlocuteur unique du client et articule, dans une même stratégie, le calcul prévisionnel de la plus-value, l'identification des cas d'exonération, le calibrage du calendrier et l'arbitrage des structures sociétaires. La coordination avec les avocats fiscalistes, les experts-comptables et les notaires partenaires garantit la cohérence des actes. Chaque levier est testé contre la doctrine BOFiP et la jurisprudence sur l'abus de droit, pas pris isolément.

L'apport ATRIOMA

Calculer · Calibrer · Coordonner

Calculer

  • Calcul prévisionnel de la plus-value brute et nette après abattements
  • Identification des frais et travaux majorant le prix d'acquisition
  • Anticipation de la surtaxe au-delà de 50 000 € de plus-value imposable
  • Évaluation de la réintégration des amortissements pour les biens LMNP

Calibrer

  • Vérification des cas d'exonération applicables (RP, première cession, remploi)
  • Arbitrage du calendrier de cession au regard des abattements pour durée
  • Calibrage d'une donation préalable et de la quote-part transmise
  • Évaluation d'un apport-cession à holding pour les biens détenus en société

Coordonner

  • Coordination avec le notaire sur le calcul de la plus-value et les déclarations
  • Coordination avec l'avocat fiscaliste sur l'apport-cession et l'abus de droit
  • Articulation avec le régime matrimonial et la stratégie successorale
  • Suivi de la chaîne d'actes jusqu'à la signature et au paiement de l'impôt
Le mécanisme

Comment se calcule la plus-value imposable

La plus-value immobilière des particuliers est un impôt déclenché par la cession à titre onéreux d'un bien immobilier. Sa logique apparaît simple : prix de cession moins prix d'acquisition majoré, diminué des abattements pour durée de détention, multiplié par 36,2 %. Mais chacun des termes appelle des règles techniques précises qui font la différence entre une déclaration conforme et un calcul exposé à redressement ou à sur-paiement.

PRIX DE CESSION Prix stipulé à l'acte − frais à la charge du vendeur (diagnostics, mainlevée) (art. 150 VA CGI) PRIX D'ACQUISITION MAJORÉ Prix d'achat + frais réels ou forfait 7,5 % + travaux réels ou 15 % (art. 150 VB CGI) = PLUS-VALUE BRUTE Avant abattements pour durée de détention Base de calcul ABATTEMENTS POUR DURÉE DE DÉTENTION (ART. 150 VC CGI) PUIS TAXATION 0 — 5 ans 0 % 6 — 21 ans IR 6 % / PS 1,65 % 22 ans Exo. IR totale 22 — 29 ans (PS) PS 9 % / an 30 ans Exo. totale PRIX DE CESSION Prix stipulé à l'acte − frais à la charge du vendeur (art. 150 VA CGI) PRIX D'ACQUISITION MAJORÉ Frais réels ou forfait 7,5 % Travaux réels ou forfait 15 % (art. 150 VB CGI) = PLUS-VALUE BRUTE Avant abattements durée Base de calcul ABATTEMENTS & TAXATION 0 — 5 ans Aucun 6 — 21 ans IR 6 % / an 6 — 21 ans PS 1,65 % / an 22 ans / 30 ans Exo. IR / Exo. PS Taux global 36,2 % + surtaxe
Prix de cession

Prix stipulé à l'acte, diminué des frais à la charge du vendeur

Le prix de cession correspond au prix réel mentionné dans l'acte de vente (art. 150 VA CGI). Il est majoré des indemnités et charges stipulées au profit du vendeur et diminué, sur justificatifs, des frais supportés par le vendeur à l'occasion de la cession : diagnostics obligatoires (DPE, plomb, amiante notamment), honoraires de mainlevée d'hypothèque, frais d'intermédiaire si à la charge du vendeur. La TVA, quand elle est applicable (immobilier neuf, lotissement, marchand de biens), est exclue du prix de cession retenu pour le calcul de la plus-value.

Prix d'acquisition majoré

Frais d'acquisition et travaux : justificatifs ou forfaits

Le prix d'acquisition est majoré des frais d'acquisition (droits d'enregistrement, honoraires de notaire, commission d'agence si supportée par l'acquéreur), retenus pour leur montant réel sur justificatifs ou, à défaut, par un forfait de 7,5 % du prix d'acquisition (art. 150 VB I CGI). Les travaux de construction, reconstruction, agrandissement et amélioration réalisés par une entreprise sont également ajoutés sur justificatifs ou, après 5 ans de détention, par un forfait de 15 % du prix d'acquisition. Les travaux d'entretien et de réparation, ainsi que les travaux déjà déduits des revenus fonciers ou amortis en LMNP, ne sont pas pris en compte.

Abattements durée

Deux barèmes distincts : 22 ans IR et 30 ans pour les prélèvements sociaux

Les abattements pour durée de détention courent à partir de la 6ème année (art. 150 VC CGI). Pour l'IR : 6 % par an de la 6ème à la 21ème, 4 % la 22ème, soit exonération totale à 22 ans. Pour les prélèvements sociaux : 1,65 % par an de la 6ème à la 21ème, 1,60 % la 22ème, puis 9 % par an de la 23ème à la 30ème, soit exonération totale à 30 ans. L'asymétrie crée une zone grise entre 22 et 30 ans où l'IR est éteint mais les prélèvements sociaux restent dus. L'amendement parlementaire visant à ramener la durée IR à 17 ans n'a pas été retenu dans la loi de finances 2026.

Taux et surtaxe

36,2 % global, surtaxe progressive au-delà de 50 000 €

La plus-value nette imposable est soumise à un taux global de 36,2 % : 19 % d'impôt sur le revenu (art. 200 B CGI) et 17,2 % de prélèvements sociaux (taux maintenu en 2026, les plus-values immobilières étant expressément exclues de la hausse de la CSG par l'art. L. 136-8 IV CSS modifié). Au-delà de 50 000 € de plus-value imposable, une surtaxe progressive de 2 à 6 % s'applique (art. 1609 nonies G CGI) avec un mécanisme de lissage pour atténuer l'effet de seuil. Le notaire calcule la plus-value, prélève l'impôt sur le prix de vente et le reverse au Trésor public : aucune démarche déclarative supplémentaire à la charge du vendeur, hors mention sur la déclaration de revenus.

Comparatif

Résidence principale, résidence secondaire, locatif nu, LMNP : quelle fiscalité à la cession ?

La nature du bien cédé et le régime sous lequel il a été détenu déterminent la fiscalité applicable. Le tableau ci-dessous synthétise les principaux effets selon quatre configurations courantes, en intégrant les abattements, la durée d'exonération et les spécificités introduites par l'article 84 de la LF 2025 pour le LMNP.

Critère Résidence principale Résidence secondaire Locatif nu LMNP au régime réel
Régime fiscal de la cession Exonération totale (art. 150 U II 1° CGI) PVI au taux 36,2 % PVI au taux 36,2 % PVI au taux 36,2 % avec réintégration des amortissements
Aucune 22 ans IR / 30 ans PS 22 ans IR / 30 ans PS 22 ans IR / 30 ans PS
Sans objet Sans objet Sans objet (pas d'amortissement) Oui, depuis le 15/02/2025 (art. 150 VB III CGI)
Sans objet (exo. totale) Réels ou forfait 15 % après 5 ans Réels sauf si déjà déduits des revenus fonciers Réels sauf si déjà amortis
Non applicable 2 à 6 % progressive 2 à 6 % progressive 2 à 6 % progressive (sur PV après réintégration)
Exo. acquise Première cession avec remploi, retraités modestes Retraités modestes, vente < 15 k€, organisme HLM Retraités modestes, vente < 15 k€
Donation classique Donation avant cession (purge de la PV latente) Donation avant cession ou apport à holding Donation avant cession (purge incluant l'amortissement latent)

Tableau indicatif qui ne remplace pas une analyse au cas par cas. La fiscalité réelle dépend de la composition globale du patrimoine, du calendrier de cession envisagé, du régime matrimonial et des objectifs de transmission. Une stratégie efficace anticipe la cession 18 à 24 mois en amont pour mobiliser les leviers que l'urgence rend inaccessibles.

Applications pratiques

Cas d'usage : les leviers concrets de la maîtrise de la plus-value

Plusieurs configurations de cession, des leviers PVI distincts. La maîtrise de la fiscalité de cession ne suit pas un schéma unique : elle se calibre selon la nature du bien, la durée de détention, le régime sous lequel il a été exploité et l'objectif de remploi ou de transmission. Les cas ci-dessous illustrent quatre situations récurrentes.

"La plus-value immobilière est l'un des rares impôts où l'anticipation produit autant d'effet qu'un montage complexe. Décaler une cession de douze mois peut transformer la charge fiscale."

Cession d'une résidence secondaire détenue 18 ans
Résidence secondaire · Abattements durée · Calendrier

Un couple détient depuis 18 années complètes une résidence secondaire achetée 200 000 € et revendue 350 000 €. La plus-value brute s'élève à 150 000 €. Après application du forfait travaux de 15 % (30 000 €), la plus-value imposable de base atteint 120 000 €. Pour l'impôt sur le revenu, l'abattement de 13 années à 6 % donne 78 % d'abattement, soit une plus-value imposable IR de 26 400 € et un IR de 5 016 €. Pour les prélèvements sociaux, l'abattement de 13 années à 1,65 % donne 21,45 %, soit une plus-value imposable PS de 94 260 € et des prélèvements sociaux de 16 213 €. L'imposition totale s'élève à environ 21 229 €, soit environ 14 % de la plus-value brute initiale, ou 17,7 % de la plus-value imposable de base après majoration travaux.

Effet du calendrier Sur le même bien, attendre 22 années complètes éteint totalement l'impôt sur le revenu. À 30 ans, les prélèvements sociaux sont également éteints. Anticiper la cession de 4 ans peut faire économiser plusieurs milliers d'euros sur une plus-value comparable.
LMNP · Art. 84 LF 2025 · Réintégration amortissements

Un investisseur cède en 2026 un appartement loué en LMNP au régime réel depuis 10 ans. Bien acheté 200 000 €, revendu 300 000 €, amortissements déduits sur la structure immobilière sur 10 ans : 50 000 €. Sous l'ancien régime (avant l'art. 84 LF 2025), la plus-value brute aurait été de 100 000 €. Depuis l'article 84 de la loi de finances 2025 (codifié art. 150 VB III CGI), le prix d'acquisition fiscal est minoré des amortissements, soit 150 000 €. La plus-value brute devient 150 000 € au lieu de 100 000 €. Avec l'abattement de 5 années à 6 % (30 %), la plus-value imposable IR atteint 105 000 € et l'IR dû s'élève à 19 950 €. Avec l'abattement de 5 années à 1,65 % (8,25 %), la plus-value imposable PS atteint 137 625 € et les prélèvements sociaux à 23 671 €. La plus-value imposable IR de 105 000 € tombe dans la zone de lissage 100 001 — 110 000 €. La surtaxe s'élève alors à 2 650 € par application de la formule 3 % × PV imposable IR − (110 000 − PV imposable IR) / 10. L'imposition totale atteint environ 46 270 €.

Effet de la réintégration Sous l'ancien régime sans réintégration, le même bien aurait supporté une imposition d'environ 30 480 € (IR 13 300 € + PS 15 780 € + surtaxe 2 % de 1 400 €). La réintégration des amortissements alourdit donc la charge fiscale d'environ 15 790 €. Les résidences services (étudiantes, seniors, EHPAD) restent exclues du mécanisme.
Donation préalable · Purge PV latente · Transmission

Un propriétaire envisage de céder un bien locatif acquis 150 000 € il y a 12 ans et désormais valorisé 400 000 €. La plus-value latente atteint 250 000 €. Plutôt que céder directement, une donation préalable de la nue-propriété ou de la pleine propriété à ses enfants avant la cession purge la plus-value latente à hauteur de la quote-part transmise. Au jour de la donation, la valeur déclarée (400 000 €) devient la nouvelle base de calcul pour les enfants. Si la cession intervient peu après la donation à un prix proche de cette valeur, la plus-value imposable pour les enfants est faible voire nulle. L'opération combine ainsi transmission anticipée (abattement de 100 000 € par parent et par enfant, art. 779 I CGI) et purge fiscale.

Précaution juridique La donation doit être réelle, antérieure à toute négociation de cession et avec intention libérale effective. La jurisprudence sanctionne les donations fictives au titre de l'abus de droit (art. L. 64 LPF). Un délai minimal et la preuve d'une intention libérale réelle sont indispensables : la donation doit précéder, et non suivre, la négociation.
Remploi · Première cession · Résidence principale

Un contribuable locataire de sa résidence principale détient une résidence secondaire achetée 250 000 €, désormais valorisée 450 000 €. La plus-value latente atteint 200 000 €. L'article 150 U II 1° bis du CGI prévoit une exonération de cette première cession d'un logement autre que la résidence principale, sous trois conditions cumulatives. Le cédant ne doit pas avoir été propriétaire de sa résidence principale dans les quatre années précédant la cession. Il doit remployer le prix de cession dans l'acquisition ou la construction d'un logement affecté à la résidence principale dans les 24 mois. Il doit enfin occuper effectivement ce logement à titre de résidence principale. L'exonération s'applique à hauteur de la fraction du prix de cession effectivement remployée.

Effet du remploi Si l'intégralité du prix de cession (450 000 €) est remployée dans l'acquisition d'une résidence principale, l'exonération est totale : aucun impôt ni prélèvements sociaux sur les 200 000 € de plus-value. Si seuls 300 000 € sont remployés (soit 66,7 % du prix), l'exonération porte sur 66,7 % de la plus-value, le solde restant imposable au régime de droit commun.

Anticiper la cession,
c'est anticiper la fiscalité.

ATRIOMA calcule la plus-value prévisionnelle, vérifie les cas d'exonération applicables, calibre le calendrier de cession et coordonne les intervenants jusqu'à la formalisation des actes.

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Questions fréquentes

Les questions les plus fréquentes

Profils concernés
Vendeurs de résidence secondaire Bailleurs LMNP Investisseurs locatifs Propriétaires multi-biens Successions ouvertes Non-résidents
Situations concernées
  • Cession envisagée d'une résidence secondaire ou locative
  • Sortie d'un investissement LMNP au régime réel
  • Première cession d'un logement avec projet d'acquisition de résidence principale
  • Préparation d'une donation préalable à une cession
Ce qu'ATRIOMA analyse
  • Calcul prévisionnel de la plus-value brute et nette
  • Vérification des cas d'exonération applicables
  • Arbitrage du calendrier de cession
  • Opportunité d'une donation préalable ou d'un apport à holding
Quel est le taux d'imposition de la plus-value immobilière en 2026 ?
La plus-value immobilière des particuliers est imposée au taux global de 36,2 % : 19 % d'impôt sur le revenu (art. 200 B CGI) et 17,2 % de prélèvements sociaux. Malgré la hausse de la CSG à 10,6 % introduite par la LFSS 2026, les plus-values immobilières restent expressément exclues de cette hausse et conservent le taux historique de prélèvements sociaux à 17,2 % (art. L. 136-8 IV CSS modifié). Les plus-values nettes imposables supérieures à 50 000 € supportent en outre une surtaxe progressive de 2 à 6 % (art. 1609 nonies G CGI). Le calcul se fait sur la plus-value nette après abattements pour durée de détention.
Oui. La cession de la résidence principale au jour de la vente bénéficie d'une exonération totale et automatique d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (art. 150 U II 1° CGI), sans condition de durée de détention. Pour ouvrir droit à l'exonération, le bien doit constituer la résidence habituelle et effective du cédant au jour de la cession. L'exonération couvre également les dépendances immédiates et nécessaires cédées simultanément. En cas de départ en maison de retraite, l'exonération reste acquise sous condition de cession dans les deux ans, sous des plafonds de revenus. L'amendement parlementaire 2025 proposant de conditionner l'exonération à une durée minimale de détention de cinq ans n'a pas été retenu dans la loi finale.
Deux barèmes distincts s'appliquent. Pour l'impôt sur le revenu : aucun abattement pendant les cinq premières années, puis 6 % par an de la 6ème à la 21ème année, et 4 % la 22ème année, soit une exonération totale à 22 ans (art. 150 VC I CGI). Pour les prélèvements sociaux : aucun abattement les cinq premières années, puis 1,65 % par an de la 6ème à la 21ème année, 1,60 % la 22ème année, et 9 % par an de la 23ème à la 30ème année, soit une exonération totale à 30 ans. L'asymétrie crée une zone grise fiscale entre 22 et 30 ans : la plus-value est exonérée d'IR mais reste soumise aux prélèvements sociaux. L'amendement de 2025 visant à ramener la durée IR à 17 ans n'a pas été retenu dans la loi finale.
Le Code général des impôts prévoit onze cas d'exonération : résidence principale (totale), durée de détention (22 ans IR, 30 ans PS), retraités et invalides modestes sous conditions de revenus (art. 150 U III CGI), cession de prix inférieur à 15 000 € (art. 150 U II 6° CGI), première cession d'un logement autre que la résidence principale avec remploi du prix dans une résidence principale dans les 24 mois (art. 150 U II 1° bis CGI), non-résidents jusqu'à 150 000 € de plus-value (art. 150 U II 2° CGI), cession à un organisme de logement social, expropriation avec remploi, indemnité d'assurance après sinistre, échange dans le cadre d'un remembrement, cession d'un droit de surélévation jusqu'au 31 décembre 2026. Chaque cas obéit à ses propres conditions cumulatives.
Une surtaxe progressive de 2 à 6 % s'applique aux plus-values nettes imposables (après abattements) supérieures à 50 000 € (art. 1609 nonies G CGI). Le barème comporte cinq paliers de taux : 2 % entre 50 001 et 100 000 €, 3 % entre 100 001 et 150 000 €, 4 % entre 150 001 et 200 000 €, 5 % entre 200 001 et 250 000 €, et 6 % au-delà de 250 000 €. Un mécanisme de lissage interne à chaque palier atténue l'effet de seuil au passage d'une tranche à l'autre. La surtaxe s'applique au montant total de la plus-value imposable, non à la seule fraction excédant le seuil. Elle se cumule avec l'imposition à 36,2 %. Pour les plus-values importantes, elle peut donc porter le taux effectif global jusqu'à 42,2 %.
L'article 84 de la loi de finances 2025 (loi n° 2025-127 du 14 février 2025), codifié à l'article 150 VB III CGI, impose la réintégration des amortissements déduits pendant la période d'exploitation dans le calcul de la plus-value à la cession des biens loués en meublé non professionnel. Le prix d'acquisition retenu pour le calcul est minoré du montant des amortissements admis en déduction sur la structure immobilière (les amortissements mobiliers et les amortissements réputés différés sont exclus). Pour un bien acquis 200 000 € et amorti à hauteur de 60 000 €, le prix d'acquisition fiscal devient 140 000 €. La plus-value imposable augmente mécaniquement. Les abattements pour durée de détention restent applicables sur la plus-value ainsi calculée. Les résidences services (étudiantes, seniors, EHPAD) sont exclues du mécanisme.
La donation avant cession purge la plus-value latente à hauteur de la quote-part transmise. Au jour de la donation, la valeur déclarée du bien devient la nouvelle base de calcul pour le donataire. Si l'enfant donataire cède le bien à un prix proche de la valeur de la donation, sa plus-value est faible voire nulle. L'opération combine donc deux effets : transmission anticipée avec abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les quinze ans (art. 779 I CGI) et purge fiscale partielle ou totale de la plus-value latente. La donation doit toutefois être réelle et antérieure à toute négociation de cession : la jurisprudence sanctionne les donations fictives au titre de l'abus de droit (art. L. 64 LPF). Un délai minimal et une intention libérale réelle sont indispensables.
L'apport-cession (art. 150-0 B ter CGI) concerne les titres de sociétés, non les biens immobiliers détenus en direct. Pour un patrimoine immobilier détenu via une société (SCI à l'IS, holding patrimoniale), le mécanisme peut s'appliquer à l'apport des titres de cette société. La loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) a durci les conditions du report d'imposition. La holding réceptrice doit désormais réinvestir au moins 70 % du produit de cession dans une activité économique éligible dans un délai de trois ans (contre 60 % en deux ans auparavant). S'y ajoute une obligation de conservation des réinvestissements pendant cinq ans. La LF 2026 a également restreint le périmètre des activités éligibles au réinvestissement, qui exclut désormais expressément les activités immobilières patrimoniales (renvoi à l'art. 199 terdecies-0 A I C 3° CGI). Le dispositif transforme une cession imposable immédiatement en stratégie patrimoniale différée, à articuler avec la transmission familiale.
ATRIOMA analyse la stratégie de cession dans le cadre du bilan patrimonial global. Le cabinet cartographie les biens cessibles et leur fiscalité latente, calcule la plus-value brute et nette après abattements, identifie les exonérations mobilisables (résidence principale, première cession avec remploi, durée de détention), évalue la pertinence d'une donation avant cession ou d'un apport préalable à une holding, anticipe la surtaxe et le LMNP en cas de location meublée. Le calendrier de cession est arbitré en cohérence avec la trajectoire patrimoniale d'ensemble : transmission anticipée, retraite, restructuration. La coordination avec les avocats fiscalistes et notaires partenaires garantit la sécurité juridique des montages et la traçabilité des actes.
Ce que le calcul ne dit pas toujours

Plus-value mal anticipée : les angles morts qui exposent au sur-paiement ou au redressement

Le calcul de la plus-value immobilière paraît mécanique : prix de cession, prix d'acquisition majoré, abattements, taux. Dans les faits, plusieurs angles morts techniques peuvent transformer un dossier bien préparé en source de sur-paiement, de surtaxe inattendue ou de remise en cause d'une exonération. Voici les situations concrètes qui exigent une vraie ingénierie patrimoniale en amont.

La résidence principale fictive ou contestable

L'exonération de la résidence principale (art. 150 U II 1° CGI) suppose que le bien constitue la résidence habituelle et effective du cédant au jour de la cession. L'administration vérifie la réalité de l'occupation à travers plusieurs indices : consommation d'énergie, courrier adressé, déclarations fiscales, témoignages de voisinage. Une résidence secondaire requalifiée en résidence principale juste avant la cession, ou une résidence principale déclarée alors que le contribuable réside ailleurs, expose à une remise en cause de l'exonération assortie d'intérêts de retard et de pénalités. La règle est de pouvoir prouver l'occupation effective sur plusieurs mois précédant la cession.

Notre approche

Une stratégie de cession construite dans la cohérence patrimoniale

Une cession immobilière se traite rarement isolément. Calcul de la plus-value, vérification des cas d'exonération, calibrage du calendrier, articulation avec le régime matrimonial et la stratégie successorale : chaque arbitrage s'inscrit dans une trajectoire patrimoniale globale. ATRIOMA structure cette articulation en trois temps.

1. Cartographier

La plus-value prévisionnelle dans toutes ses composantes

Prix d'acquisition retraité (art. 150 VA CGI), travaux justifiés ou forfait 15 % au-delà de 5 ans (art. 150 VB II CGI), frais d'acquisition réels ou forfait 7,5 %, durée de détention exacte au jour de la cession, régime locatif sous lequel le bien a été exploité. La cartographie initiale détermine le montant réel de la plus-value avant tout arbitrage.

2. Structurer

Cas d'exonération et leviers patrimoniaux

Vérification des onze cas d'exonération (art. 150 U II CGI), première cession sous condition de remploi (art. 150 U II 1° bis CGI), donation préalable de la nue-propriété (art. 669 CGI) pour purger la plus-value latente, calibrage du calendrier de cession sur les seuils d'abattement. Chaque levier est articulé avec les autres axes patrimoniaux.

3. Sécuriser

Coordination des actes et traçabilité

Structuration en amont avec les avocats fiscalistes, experts-comptables et notaires partenaires. Documentation des travaux et des frais déductibles, traçabilité des donations antérieures, anticipation des contestations sur l'évaluation et sur la qualification du régime (art. L. 64 LPF sur l'abus de droit). Mise en œuvre sécurisée de bout en bout.

En perspective

La plus-value immobilière, un impôt qui se prépare en amont


Un horizon long, pas une signature isolée.

La plus-value immobilière ne se traite pas le jour de la signature chez le notaire. Elle s'inscrit dans un horizon où chaque décision en amont produit des effets directs sur la fiscalité de cession. Acquisition, travaux, choix du régime locatif, donation préalable, calibrage du calendrier. Une cession préparée 18 à 24 mois en amont ouvre des leviers que l'urgence rend inaccessibles. Décaler la cession pour franchir un seuil d'abattement, transmettre la nue-propriété pour purger la plus-value latente, vérifier l'éligibilité à l'exonération de première cession.

Une trajectoire, pas une opération isolée.

Pour un patrimoine immobilier diversifié, l'enjeu n'est pas de chercher le gain fiscal le plus élevé sur une opération isolée. Il est de construire une trajectoire de cessions cohérente avec le projet d'ensemble. Le calcul prévisionnel de la plus-value, intégré à l'analyse patrimoniale d'ensemble, identifie les leviers réellement disponibles compte tenu de la durée de détention, du régime sous lequel le bien a été exploité, de la composition familiale et des objectifs de transmission. La vérification des cas d'exonération précède toujours l'arbitrage des structures : une exonération acquise rend tout autre levier inutile.

Un cadre qui bouge, pas une vérité figée.

L'environnement fiscal des plus-values immobilières évolue régulièrement. L'article 84 de la loi de finances 2025 a profondément modifié le régime LMNP avec la réintégration des amortissements à la cession (art. 150 VB III CGI). Les prélèvements sociaux sur l'immobilier restent maintenus à 17,2 % en 2026, alors que ceux des revenus du capital mobilier ont été portés à 18,6 %. Des amendements parlementaires sur la durée d'exonération circulent à chaque budget. Un dossier construit aujourd'hui doit pouvoir être révisé demain sans tout refonder. C'est aussi à cela que sert un accompagnement patrimonial dans la durée : tenir à jour la stratégie, et l'adapter à mesure que la famille, le patrimoine et la réglementation évoluent.

Alexis Barrat, Gérant d'ATRIOMA Gestion Privée — cabinet de conseil indépendant Paris 16e
Le cabinet

Un cabinet, trois pôles d'expertise


Afin d'apporter une expertise globale à ses clients et de répondre à l'ensemble de leurs problématiques, le cabinet s'articule autour de trois pôles spécialisés. Chacun apporte une réponse experte et adaptée aux enjeux financiers, juridiques, assurantiels et immobiliers.

Pôle Ingénierie patrimoniale et financière

Un accompagnement stratégique et sur mesure pour structurer, valoriser et transmettre. De la stratégie fiscale aux arbitrages d'investissement, ATRIOMA se positionne en chef d'orchestre pour une gestion cohérente et pérenne des actifs.

Pôle Assurance

Assurance de personnes et IARD pour une couverture complète. ATRIOMA accompagne ses clients particuliers, professionnels et entreprises dans la mise en place de garanties calibrées au profil de risque.

Pôle Immobilier

Investissements et cessions de biens professionnels ou familiaux. Le cabinet apporte un accompagnement sur mesure pour sécuriser les projets immobiliers de bout en bout, depuis l'audit initial jusqu'à la finalisation des actes.

Fondé en 2019 et établi au 56 rue de Passy dans le 16e arrondissement de Paris, ATRIOMA est un cabinet de conseil multidisciplinaire en gestion privée. Le cabinet exerce sous quatre statuts réglementés : Conseiller en Investissements Financiers (CIF), Courtier en Assurance (COA), Courtier en Opérations Bancaires et en Services de Paiement (COBSP), et Carte T pour les transactions immobilières. ATRIOMA est immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 19006974 et supervisé par l'AMF et l'ACPR.

Avis clients

Ce que disent nos clients

5,0 · 82 avis Google
Quentin Goudier
Client ATRIOMA
·Juillet 2024

Un grand merci à Atrioma, et tout particulièrement à Alexis et Adrien qui m'ont encadré et apporté tous les conseils dont j'avais besoin.

Julie J
Cliente ATRIOMA
·Juin 2025

Très bons conseils et accompagnement, je recommande !

Eddy Seys
Client ATRIOMA
·Juin 2025

Excellents conseils, sérieux et professionnel. Je conseille vivement.

Arnaud Trottier
Client ATRIOMA
·Avril 2025

Client depuis 5 ans, je ne peux que recommander.