Impôt fortune immobilière (IFI) — ATRIOMA Gestion Privée
Ingénierie patrimoniale · Fiscalité du patrimoine immobilier

Impôt sur la fortune immobilière pour les patrimoines immobiliers significatifs

L'IFI s'applique aux patrimoines immobiliers nets supérieurs à 1,3 M€. Sa maîtrise ne consiste pas à le contourner, mais à cartographier précisément l'assiette, à structurer la dette éligible et à mobiliser les leviers légaux (démembrement, nue-propriété, dons, holding) dans une stratégie patrimoniale d'ensemble.

Prendre rendez-vous
0+
Partenaires sélectionnés
0/5
82 avis Google
0+
Clients nous font confiance
0h
Délai moyen de réponse
L'essentiel

Un impôt sur le patrimoine immobilier net, déclaratif annuel

01

Un cadre fiscal précis

L'IFI s'applique aux personnes physiques dont le patrimoine immobilier net dépasse 1,3 M€ au 1er janvier : résidence principale, résidences secondaires, immobilier locatif, parts de SCI, fraction immobilière des contrats d'assurance-vie.

02

Une assiette aux contours définis

L'assiette correspond à la valeur vénale au 1er janvier diminuée des dettes éligibles. La résidence principale bénéficie d'un abattement de 30 %. Les biens professionnels sont exonérés sous conditions.

03

Des leviers, dans la légalité stricte

Les leviers patrimoniaux s'inscrivent dans un cadre légal strict (démembrement, nue-propriété de SCPI, dons d'intérêt général, plafonnement à 75 % des revenus). Aucun montage exclusivement fiscal n'est tenable face à l'abus de droit.

Pourquoi c'est stratégique

Ce qui rend l'IFI singulier dans le paysage fiscal

Quatre traits font de l'IFI un impôt différent des autres prélèvements sur le patrimoine et exigent une approche spécifique, distincte du simple pilotage des revenus courants.

Périmètre immobilier strict

Successeur de l'ISF depuis 2018, l'IFI ne taxe que la fraction immobilière du patrimoine (art. 964 CGI). Placements financiers, contrats d'assurance-vie en UC non immobilières, parts d'entreprises opérationnelles en sont exclus.

Assiette nette, dette structurante

L'imposition porte sur la valeur nette, après déduction des dettes éligibles au sens de l'art. 974 CGI. La structuration du financement (in fine, amortissable, durée résiduelle) influe directement sur le montant final.

Photographie au 1er janvier

L'IFI fige le patrimoine au 1er janvier de l'année d'imposition. Une donation, une vente, un démembrement réalisés avant cette date modifient l'assiette de l'année : l'effet du calendrier est central dans la stratégie.

Plafonnement et abus de droit

Le total IFI + IR + prélèvements sociaux ne peut excéder 75 % des revenus (art. 979 CGI). Côté gain fiscal, l'art. L. 64 LPF sanctionne les montages exclusivement fiscaux dépourvus de substance économique.

Trois leviers, une stratégie

Cartographier · Structurer · Réduire

Trois objectifs majeurs structurent la maîtrise de l'IFI. Aucun ne se traite isolément : la qualité de la stratégie tient à l'articulation entre la connaissance précise de l'assiette, le choix de la structure de détention et le calibrage des leviers patrimoniaux.

Cartographier

Connaître précisément l'assiette taxable

Quand l'utiliser

Première étape de tout dossier IFI : avant de chercher à réduire, il faut savoir ce qui entre, ce qui sort et à quelle valeur. Une cartographie incomplète conduit à sur-déclarer ou à exposer le contribuable au redressement.

Leviers mobilisables
  • Inventaire des biens taxablesBiens directs, parts de SCI, fraction immobilière des contrats d'assurance-vie, biens à l'étranger pour les résidents fiscaux français (art. 965 CGI)
  • Identification des exonérationsBiens professionnels (art. 975 CGI), bois et forêts sous engagement (art. 976 CGI), monuments historiques sous conditions
  • Valorisation à objectiverComparables récents, expertises, décote pour illiquidité sur parts de société, abattement de 30 % sur la résidence principale (art. 973 CGI)

Structurer

Organiser la détention dans la durée

Quand l'utiliser

À l'occasion d'une acquisition, d'un héritage, d'une transmission anticipée. Le mode de détention engage l'IFI sur toute la durée et ne se modifie ensuite qu'au prix d'opérations coûteuses.

Leviers mobilisables
  • Démembrement de propriétéUsufruitier seul redevable de l'IFI sur la valeur en pleine propriété (art. 968 CGI), sauf cas particuliers de répartition (art. 669 CGI)
  • Société civile et holding patrimonialeDétention via SCI, SCPI, holdings : décote pour illiquidité, mutualisation de la dette éligible
  • Calibrage du financementCrédit amortissable vs in fine, durée résiduelle, plafonnement spécifique au-delà de 5 M€ et 60 % d'endettement (art. 974 II CGI)

Réduire

Mobiliser les dispositifs légaux

Quand l'utiliser

Une fois l'assiette cartographiée et la détention structurée : les dispositifs légaux viennent en complément, jamais en substitution d'une analyse en amont.

Leviers mobilisables
  • Nue-propriété de SCPISortie temporaire de l'assiette pendant la durée du démembrement (5 à 10 ans), décote à l'entrée de 25 à 35 %
  • Dons d'intérêt généralRéduction de 75 % du don, plafonnée à 50 000 € par an au profit d'organismes éligibles (art. 978 CGI)
  • Plafonnement à 75 % des revenusLe total IFI + IR + PS ne peut excéder 75 % des revenus de l'année précédente (art. 979 CGI)

Une stratégie IFI cohérente articule les trois étapes : la cartographie révèle ce qui peut être structuré, la structuration crée le terrain où les dispositifs légaux s'appliquent. Inverser l'ordre, en cherchant le gain fiscal avant d'avoir cartographié l'assiette, expose à des choix mal calibrés et à des risques de redressement.

Alexis Barrat, Gérant d'ATRIOMA Gestion Privée, cabinet CGP indépendant Paris 16e
ATRIOMA Gestion Privée

Le chef d'orchestre de la fiscalité du patrimoine immobilier

L'IFI ne se traite pas comme une déclaration parmi d'autres. Une décision sur l'assiette engage la valorisation des biens, la structure de la dette, le régime de détention et la stratégie de transmission. Sans coordination, chaque arbitrage technique ouvre un nouveau front fiscal (droits de mutation, plus-values, IR) qui peut annuler le gain attendu.

ATRIOMA tient ce rôle de coordination. Le cabinet est l'interlocuteur unique du client et articule, dans une même stratégie, les arbitrages d'assiette, de structure et de calibrage des leviers patrimoniaux. La coordination avec les avocats fiscalistes, les experts-comptables et les notaires partenaires garantit la cohérence des actes. Chaque levier est testé contre la doctrine BOFiP et la jurisprudence sur l'abus de droit, pas pris isolément.

Le mécanisme

Comment fonctionne l'IFI : assiette, valorisation, dettes, barème

L'IFI est un impôt déclaratif annuel calculé sur la valeur nette du patrimoine immobilier au 1er janvier. Sa logique est simple : patrimoine immobilier brut moins dettes éligibles, multiplié par un barème progressif. Mais chacun des termes appelle des règles techniques précises qui font la différence entre un dossier sécurisé et un dossier exposé au redressement.

PATRIMOINE BRUT Résidence principale (−30 %) Résidences secondaires Locatif, parts de SCI Fraction immo. AV / SCPI DETTES ÉLIGIBLES Emprunts acquisition / travaux Capital restant dû au 1er janvier Taxe foncière, impositions liées (art. 974 CGI) = ASSIETTE NETTE Valeur taxable au 1er janvier Seuil 1,3 M€ BARÈME PROGRESSIF PAR TRANCHES (ART. 977 CGI) 0 — 800 k€ 0 % 800 k€ — 1,3 M€ 0,5 % 1,3 — 2,57 M€ 0,7 % 2,57 — 5 M€ 1 % 5 — 10 M€ 1,25 % > 10 M€ 1,5 % PATRIMOINE BRUT Résidence principale (−30 %) Locatif, parts de SCI Fraction immo. AV / SCPI DETTES ÉLIGIBLES Emprunts acquisition / travaux Taxe foncière, impositions (art. 974 CGI) = ASSIETTE NETTE Valeur taxable au 1er janvier Seuil 1,3 M€ BARÈME PROGRESSIF 0 — 800 k€ 0 % 800 k€ — 1,3 M€ 0,5 % 1,3 — 2,57 M€ 0,7 % 2,57 — 5 M€ 1 % 5 — 10 M€   /   > 10 M€ 1,25 % / 1,5 %
Assiette taxable

Tous les biens et droits immobiliers détenus au 1er janvier

L'assiette comprend la résidence principale (avec abattement de 30 %), les résidences secondaires, l'immobilier locatif nu ou meublé non professionnel, et les terrains. S'y ajoutent les parts ou actions de sociétés à hauteur de la fraction immobilière (SCI, SCPI, OPCI). La fraction immobilière des contrats d'assurance-vie et de capitalisation est également taxable. Les biens affectés à l'activité professionnelle principale du redevable peuvent être exonérés sous conditions strictes (art. 975 CGI).

Valorisation

Valeur vénale au 1er janvier

Les biens sont évalués au prix qu'ils pourraient atteindre dans une transaction normale au 1er janvier de l'année d'imposition. Pour la résidence principale, l'abattement légal de 30 % s'applique sur la valeur vénale (art. 973 CGI). Une sous-évaluation expose à un redressement assorti d'intérêts et de pénalités, une surévaluation entraîne un sur-paiement non récupérable. Pour les parts de société à dominante immobilière, la valorisation tient compte de la fraction taxable de l'actif net, après application éventuelle d'une décote pour illiquidité justifiée par la nature non cotée des parts.

Dettes déductibles

Capital restant dû au 1er janvier, sous conditions strictes

Sont déductibles les dettes existant au 1er janvier, à la charge personnelle du redevable et afférentes aux biens taxables (art. 974 CGI). Sont concernés : emprunts pour acquisition ou travaux (capital restant dû), taxe foncière, impositions dues au titre des biens. Sont exclus ou plafonnés : les emprunts in fine au-delà du capital restant amorti théorique, les emprunts familiaux non formalisés, les dettes contractées pour acquérir des biens exonérés. Les patrimoines bruts supérieurs à 5 M€ et endettés à plus de 60 % subissent un plafonnement spécifique (art. 974 II CGI).

Barème et plafonnement

Imposition progressive avec plafond global à 75 % des revenus

Le barème IFI commence à 0,5 % au-delà de 800 000 € et culmine à 1,5 % au-delà de 10 M€ (art. 977 CGI). Une décote s'applique entre 1,3 et 1,4 M€ pour lisser l'entrée dans l'imposition : son montant correspond à 17 500 € − 1,25 % × patrimoine net taxable (art. 977 II CGI). La règle du plafonnement (art. 979 CGI) limite la somme IFI + IR + prélèvements sociaux à 75 % des revenus de l'année précédente, avec restitution de l'excédent. Ce plafond protège les patrimoines à faibles revenus, mais ne se déclenche qu'en cas de déséquilibre réel : il ne constitue pas un levier patrimonial primaire.

Comparatif

Détention directe, SCI, SCPI démembrée, nue-propriété : quels effets sur l'IFI ?

Le mode de détention conditionne l'assiette taxable et la fiscalité associée. Le tableau ci-dessous synthétise les principaux effets IFI selon quatre configurations de détention, en intégrant la liquidité et la dimension transmission qui pèsent dans le choix global.

Critère Détention directe Via SCI à l'IR Nue-propriété de SCPI Donation en nue-propriété
Inclusion dans l'assiette IFI Valeur vénale intégrale Fraction immobilière des parts (souvent 100 %) Hors assiette pendant le démembrement Hors assiette pour le nu-propriétaire
Aucune 10 à 20 % selon la nature des parts et l'analyse 25 à 35 % à l'entrée selon durée Selon barème art. 669 CGI
Emprunt acquisition / travaux (capital restant) Endettement de la SCI répercuté à proportion Sans objet (souscription au comptant ou financée hors IFI) Selon configuration usufruit/dette
Variable selon le bien Faible (cession de parts à organiser) Faible jusqu'au terme du démembrement Sans objet (transmission acquise)
Loyers fonciers ou BIC Quote-part de loyers (revenus fonciers) Aucun pendant le démembrement Aucun pour le nu-propriétaire
Successoral classique Donation progressive de parts (art. 779 CGI) Capitalisation pour le nu-propriétaire Transmission anticipée acquise (art. 669 CGI)
Indifférent Long terme avec transmission 5 à 10 ans (durée du démembrement) Long terme

Tableau indicatif qui ne remplace pas une analyse au cas par cas. Le bon mode de détention dépend de la composition globale du patrimoine, du profil de revenus, des objectifs de transmission et de la sensibilité aux aléas. Une stratégie efficace combine généralement plusieurs modes complémentaires plutôt qu'un seul.

Applications pratiques

Cas d'usage : les leviers concrets de la maîtrise IFI

Plusieurs configurations patrimoniales, des leviers IFI distincts. La maîtrise de l'impôt ne suit pas un schéma unique : elle se calibre selon la structure du patrimoine, le profil de revenus et l'horizon de transmission. Les cas ci-dessous illustrent quatre situations récurrentes pour les patrimoines significatifs.

"L'IFI est l'un des rares impôts où l'effort d'analyse en amont (cartographie, valorisation, dette éligible) produit autant d'effet qu'un montage technique. La précision est déjà une stratégie."

Démembrement intergénérationnel de la résidence secondaire
Démembrement · Transmission · Famille

Pour un couple détenant une résidence secondaire de 1,5 M€, la donation en nue-propriété aux enfants permet de transmettre une partie de la valeur tout en conservant l'usage et les revenus éventuels. Selon le barème de l'art. 669 CGI, un usufruit conservé entre 61 et 70 ans représente 40 % de la pleine propriété, donc la nue-propriété transmise vaut 60 % de la valeur. Côté IFI, l'usufruitier reste en principe redevable sur la valeur en pleine propriété (art. 968 CGI). Ce dispositif s'inscrit néanmoins dans une stratégie de transmission de long terme : au décès, la pleine propriété se reconstitue automatiquement chez le nu-propriétaire sans nouvelle taxation.

Effet du démembrement Une résidence secondaire de 1,5 M€ donnée en nue-propriété par un couple de 65 ans à deux enfants : nue-propriété valorisée 900 000 € (60 %), couverte par les abattements parent-enfant cumulés (200 000 € de base + utilisation des fenêtres de 15 ans). Au décès, transmission de la pleine propriété sans droits supplémentaires.
SCPI · Démembrement temporaire · IFI

Pour un investisseur déjà fortement exposé à l'IFI, la souscription de parts de SCPI en nue-propriété ouvre une voie spécifique. Le capital investi en immobilier reste hors assiette IFI pendant toute la durée du démembrement (5 à 10 ans selon la durée retenue). La décote à l'entrée (25 à 35 % selon la durée) reflète l'usufruit cédé à un tiers, généralement une compagnie d'assurance ou un investisseur institutionnel. Au terme du démembrement, le souscripteur récupère la pleine propriété et perçoit des revenus locatifs réguliers ; les parts entrent alors dans l'assiette IFI à leur valeur vénale.

Effet sortie d'assiette Souscription de 200 000 € en nue-propriété de SCPI sur 10 ans : décote de 30 %, soit 140 000 € investis pour acquérir une nue-propriété qui vaudra 200 000 € à terme. Pendant les 10 ans, ces 140 000 € sont hors assiette IFI et la valeur nominale n'est pas davantage taxée chez l'investisseur.
Dons IFI · Réduction 75 % · Mécénat

Les dons à certains organismes d'intérêt général ouvrent une réduction d'IFI égale à 75 % du don, plafonnée à 50 000 € par an (art. 978 CGI). Sont éligibles les fondations reconnues d'utilité publique, l'ANR, certains établissements de recherche et de réinsertion. Pour un contribuable redevable de 30 000 € d'IFI, un don ciblé permet de neutraliser tout ou partie de l'imposition tout en finançant un projet d'intérêt général. Le calendrier est strict. Le don doit intervenir entre la déclaration de revenus N−1 et la date limite de déclaration N. La réduction n'est pas cumulable avec celle de l'IR (art. 200 CGI) sur le même don.

Effet de levier Don de 40 000 € à une fondation éligible : réduction d'IFI de 30 000 € (75 %). Coût net pour le donateur : 10 000 €, en contrepartie d'un don de 40 000 € reçu par l'organisme. Pour atteindre le plafond de 50 000 € de réduction, un don de 66 667 € est nécessaire.
Holding · SCI · Endettement structuré

Pour un patrimoine immobilier diversifié (résidence principale, locatif, parts de SCI), la structuration via une holding patrimoniale ou une SCI à l'IS peut produire deux effets sur l'IFI. D'une part, une décote pour illiquidité sur la valorisation des parts (10 à 20 % selon l'analyse). D'autre part, une mutualisation de la dette éligible qui réduit l'assiette nette. Cette stratégie n'a de sens que si elle s'inscrit dans une logique économique réelle (diversification, transmission, financement), et non dans un objectif exclusivement fiscal. À défaut, l'art. L. 64 LPF sur l'abus de droit s'applique. Le calibrage du financement (in fine vs amortissable) influe directement sur la part de dette restant déductible au 1er janvier.

Mécanique de la dette éligible Sur un emprunt amortissable de 800 000 € sur 20 ans, le capital restant dû diminue chaque année et avec lui la dette déductible. Sur un emprunt in fine, le capital reste déductible intégralement pendant toute la durée du prêt, mais soumis à un retraitement spécifique pour les patrimoines bruts > 5 M€ et endettés à plus de 60 % (art. 974 II CGI).

Un patrimoine immobilier
au-delà de 1,3 million d'euros.

Chaque situation est singulière. Un échange avec un conseiller ATRIOMA permet de cartographier l'assiette taxable, identifier les leviers patrimoniaux pertinents et anticiper les angles morts qui exposent au redressement.

Prendre rendez-vous
Questions fréquentes

Les questions les plus fréquentes

Profils concernés
Patrimoines > 1,3 M€ Médecins libéraux Avocats Dirigeants d'entreprise Cadres supérieurs Investisseurs immobiliers
Situations concernées
  • Patrimoine immobilier dépassant le seuil d'assujettissement
  • Acquisition immobilière qui fait franchir le seuil
  • Succession ouvrant une assiette IFI nouvelle
  • Préparation de la transmission par donation et démembrement
Ce qu'ATRIOMA analyse
  • Cartographie complète et valorisation de l'assiette
  • Calibrage de la dette éligible au sens de l'art. 974 CGI
  • Opportunité du démembrement et de la nue-propriété
  • Cohérence avec la stratégie de transmission
Qui est redevable de l'IFI et à partir de quel seuil ?
L'impôt sur la fortune immobilière (IFI) est dû par les personnes physiques dont le patrimoine immobilier net taxable au 1er janvier dépasse 1,3 million d'euros (art. 964 CGI). Le seuil s'apprécie au niveau du foyer fiscal (couple marié ou pacsé soumis à imposition commune, parent et enfants mineurs rattachés). Les résidents fiscaux français sont imposés sur leur patrimoine immobilier mondial, les non-résidents uniquement sur leurs biens situés en France. Une fois le seuil franchi, l'imposition s'applique dès 800 000 € (premier taux à 0,5 %). Le seuil de 1,3 M€ déclenche l'imposition mais le barème démarre 500 000 € en deçà.
L'assiette de l'IFI comprend tous les biens et droits immobiliers détenus directement ou indirectement par le foyer fiscal au 1er janvier (art. 965 CGI). L'énumération couvre la résidence principale, les résidences secondaires, les biens locatifs (nus ou en location meublée non professionnelle) et les terrains. S'y ajoutent les parts ou actions de sociétés à hauteur de la fraction représentative d'actifs immobiliers (SCI, SCPI, OPCI, certaines SIIC). Les biens immobiliers affectés à l'activité professionnelle principale du redevable sont exonérés sous conditions strictes (art. 975 CGI). Les contrats d'assurance-vie et de capitalisation sont taxables à hauteur de la fraction représentative d'actifs immobiliers (UC immobilières, SCPI logées dans le contrat).
Les biens sont évalués à leur valeur vénale au 1er janvier de l'année d'imposition (art. 666 CGI), soit le prix qui pourrait être obtenu sur le marché libre dans des conditions normales. Pour la résidence principale, un abattement légal de 30 % est appliqué sur la valeur vénale (art. 973 CGI). La valorisation peut s'appuyer sur des comparables récents, des évaluations notariales ou des expertises. Une sous-évaluation expose à un redressement assorti de pénalités, une surévaluation entraîne un sur-paiement non récupérable. Pour les parts de société à dominante immobilière, la valorisation tient compte de la fraction taxable de l'actif net, après application éventuelle d'une décote pour illiquidité.
Les dettes déductibles de l'IFI doivent répondre à trois conditions cumulatives (art. 974 CGI) : exister au 1er janvier, être à la charge personnelle du redevable, être afférentes à des biens imposables. Sont déductibles : les emprunts pour acquisition ou travaux des biens taxables (capital restant dû), la taxe foncière, les impositions dues au titre des biens immobiliers. Sont exclus ou plafonnés : les emprunts in fine au-delà du capital restant amorti théorique, les emprunts familiaux non formalisés, les dettes contractées pour acquérir des biens exonérés. Les patrimoines bruts supérieurs à 5 M€ et endettés à plus de 60 % subissent un plafonnement spécifique (art. 974 II CGI).
Le barème IFI est progressif par tranches (art. 977 CGI). De 0 à 800 000 € : 0 %. De 800 001 à 1 300 000 € : 0,5 %. De 1 300 001 à 2 570 000 € : 0,7 %. De 2 570 001 à 5 000 000 € : 1 %. De 5 000 001 à 10 000 000 € : 1,25 %. Au-delà de 10 000 000 € : 1,5 %. Une décote s'applique pour les patrimoines compris entre 1,3 et 1,4 M€ (art. 977 II CGI). L'IFI est plafonné : la somme IFI + IR + prélèvements sociaux ne peut excéder 75 % des revenus de l'année précédente (art. 979 CGI), avec restitution de l'excédent.
En cas de démembrement de propriété, l'usufruitier est en principe seul redevable de l'IFI sur la valeur en pleine propriété du bien (art. 968 CGI). Le nu-propriétaire ne déclare pas le bien dans son patrimoine taxable. Cette règle de principe connaît des exceptions importantes : démembrement issu d'une succession avec usufruit du conjoint survivant (art. 757 C. civ.) ou démembrement constitué dans certaines conditions de vente avec réserve d'usufruit. Dans ces cas, la valeur taxable se répartit entre usufruitier et nu-propriétaire selon le barème de l'art. 669 CGI. La donation en nue-propriété est l'un des leviers les plus efficaces : les enfants nus-propriétaires ne déclarent rien à l'IFI, le parent usufruitier reste taxable mais sur une assiette réduite ou inchangée selon la configuration. Le mécanisme du démembrement ouvre ainsi à la fois un levier IFI et une stratégie de transmission anticipée.
Oui, sur la durée du démembrement temporaire. La souscription de parts de SCPI en nue-propriété donne droit à une décote (généralement 25 à 35 % selon la durée 5 à 10 ans). Pendant toute la durée du démembrement, le nu-propriétaire ne déclare pas la valeur des parts à l'IFI (art. 968 CGI). C'est l'usufruitier — généralement une personne morale (compagnie d'assurance, investisseur institutionnel) ou un usufruit temporaire — qui supporte la fiscalité courante. Au terme du démembrement, le nu-propriétaire récupère la pleine propriété et les parts entrent dans l'assiette IFI à leur valeur vénale. La stratégie crée donc une sortie temporaire d'assiette, à articuler avec l'horizon patrimonial.
Les dons à certains organismes d'intérêt général ouvrent une réduction d'IFI égale à 75 % du montant donné, plafonnée à 50 000 € par an (art. 978 CGI). Les organismes éligibles sont limitativement énumérés : fondations reconnues d'utilité publique, ANR, établissements publics de recherche ou d'enseignement supérieur, certaines associations de réinsertion. Le don doit être réalisé entre la déclaration de revenus de l'année précédente et la date limite de déclaration de l'année en cours. Pour atteindre le plafond, un don de 66 667 € génère 50 000 € de réduction. Cette réduction n'est pas cumulable avec la réduction d'impôt sur le revenu pour le même don (art. 200 CGI). Une stratégie cohérente arbitre entre IR et IFI selon le profil fiscal du donateur.
ATRIOMA part d'une cartographie complète du patrimoine immobilier, intégrée à un audit patrimonial global : biens directs, parts de sociétés, contrats d'assurance-vie à composante immobilière, biens à l'étranger pour les résidents fiscaux français. L'analyse de l'assiette identifie les exonérations possibles (biens professionnels, art. 975 CGI), les valorisations à objectiver, les dettes éligibles au sens de l'art. 974 CGI. Les leviers patrimoniaux sont ensuite calibrés : démembrement de propriété, nue-propriété de SCPI, holding patrimoniale, dons IFI, restructuration de la dette. Chaque arbitrage est testé contre la doctrine BOFiP et la jurisprudence sur l'abus de droit (art. L. 64 LPF). La coordination avec les avocats fiscalistes et notaires partenaires garantit la formalisation et la traçabilité des actes sur la durée.
Ce que la déclaration ne dit pas toujours

IFI mal cartographié : les angles morts qui exposent au redressement

L'IFI paraît simple sur le papier : une assiette, un barème, une déclaration. Dans les faits, plusieurs angles morts techniques peuvent transformer un dossier mal cartographié en source de redressement, d'intérêts de retard ou de pénalités. Voici les situations concrètes qui exigent une vraie ingénierie patrimoniale en amont.

La sous-évaluation des biens immobiliers

L'administration fiscale dispose d'un délai de reprise étendu en matière d'IFI (jusqu'à 6 ans en cas de défaut de déclaration ou de sous-déclaration significative). Certaines situations exposent particulièrement à un redressement assorti d'intérêts de retard et de pénalités. C'est le cas d'une résidence principale sous-évaluée, de parts de SCI dont l'actif net n'est pas réactualisé, ou de biens locatifs valorisés au prix d'acquisition d'il y a 15 ans. La règle est d'objectiver chaque valorisation par des références (transactions comparables, expertises, méthodes de valorisation reconnues), particulièrement pour les biens atypiques ou les parts de société non cotées.

Notre approche

Une expertise IFI transversale et coordonnée

Un dossier IFI ne se traite jamais isolément. Assiette, dettes, démembrement et leviers patrimoniaux s'articulent avec le régime matrimonial, la stratégie successorale et l'horizon de transmission familiale. ATRIOMA structure cette articulation en trois temps.

1. Cartographier

L'assiette taxable dans toutes ses composantes

Biens directs, parts de société à hauteur de la fraction immobilière (art. 965 CGI), UC immobilières des contrats d'assurance-vie et de capitalisation, biens à l'étranger pour les résidents fiscaux français. La précision de la cartographie est le premier rempart contre un redressement.

2. Structurer

Dettes éligibles et leviers patrimoniaux

Calibrage des dettes au sens de l'art. 974 CGI (existence au 1er janvier, charge personnelle, lien direct) et retraitement des emprunts in fine. Démembrement de propriété (art. 968 CGI), nue-propriété de SCPI, dons d'intérêt général (art. 978 CGI). Chaque levier est articulé avec les autres axes patrimoniaux.

3. Sécuriser

Coordination des actes et traçabilité

Structuration en amont avec les avocats fiscalistes, experts-comptables et notaires partenaires. Chaque acte est documenté pour résister à un contrôle ultérieur et à la jurisprudence sur l'abus de droit (art. L. 64 LPF). Mise en œuvre sécurisée de bout en bout.

En perspective

L'IFI, un impôt qui se pilote dans la durée


Un horizon long, pas une année isolée.

L'IFI n'est pas un impôt qui se traite l'année où le seuil est franchi. Il s'inscrit dans un horizon long, qui couvre l'acquisition, la détention, la transmission et parfois la cession des actifs immobiliers. Chaque arbitrage produit des effets sur plusieurs années. Le démembrement engage souvent vingt ou trente ans, la donation progressive s'étale sur des fenêtres de quinze ans, la nue-propriété de SCPI fige la situation pendant cinq à dix ans.

Une trajectoire, pas un gain ponctuel.

Pour un patrimoine immobilier significatif, l'enjeu n'est pas de chercher le gain fiscal maximal d'une année donnée, mais de construire une trajectoire cohérente. La cartographie initiale, intégrée à une analyse patrimoniale d'ensemble, identifie les leviers réellement disponibles compte tenu de la composition du patrimoine, du profil de revenus et des objectifs familiaux. La structuration met en place les mécanismes (démembrement, holding, nue-propriété) qui modifient durablement l'assiette. Les ajustements annuels viennent en complément, sur la base d'un terrain déjà préparé.

Un cadre qui bouge, pas une vérité figée.

L'environnement fiscal de l'IFI évolue régulièrement. Plusieurs axes pèsent sur l'analyse d'un dossier. Jurisprudence sur l'abus de droit. Doctrine BOFiP sur l'éligibilité de la dette. Position de l'administration sur la valorisation des parts de société. Articulation avec les conventions fiscales internationales pour les biens à l'étranger. Le projet de transformation en « impôt sur la fortune improductive », débattu dans le PLF 2026, a finalement été écarté du texte adopté en février 2026. Le périmètre IFI reste strictement immobilier, avec un seuil maintenu à 1,3 M€ et un barème inchangé depuis 2018. Un dossier construit aujourd'hui doit pouvoir être révisé demain sans tout refonder. C'est aussi à cela que sert un accompagnement patrimonial dans la durée : tenir à jour la stratégie, et l'adapter à mesure que la famille, le patrimoine et la réglementation évoluent.

Alexis Barrat, Gérant d'ATRIOMA Gestion Privée — cabinet de conseil indépendant Paris 16e
Le cabinet

Un cabinet, trois pôles d'expertise


Afin d'apporter une expertise globale à ses clients et de répondre à l'ensemble de leurs problématiques, le cabinet s'articule autour de trois pôles spécialisés. Chacun apporte une réponse experte et adaptée aux enjeux financiers, juridiques, assurantiels et immobiliers.

Pôle Ingénierie patrimoniale et financière

Un accompagnement stratégique et sur mesure pour structurer, valoriser et transmettre. De la stratégie fiscale aux arbitrages d'investissement, ATRIOMA se positionne en chef d'orchestre pour une gestion cohérente et pérenne des actifs.

Pôle Assurance

Assurance de personnes et IARD pour une couverture complète. ATRIOMA accompagne ses clients particuliers, professionnels et entreprises dans la mise en place de garanties calibrées au profil de risque.

Pôle Immobilier

Investissements et cessions de biens professionnels ou familiaux. Le cabinet apporte un accompagnement sur mesure pour mener les projets immobiliers de bout en bout, depuis l'audit initial jusqu'à la finalisation des actes.

Fondé en 2019 et établi au 56 rue de Passy dans le 16e arrondissement de Paris, ATRIOMA est un cabinet de conseil multidisciplinaire en gestion privée. Le cabinet exerce sous quatre statuts réglementés : Conseiller en Investissements Financiers (CIF), Courtier en Assurance (COA), Courtier en Opérations Bancaires et en Services de Paiement (COBSP), et Carte T pour les transactions immobilières. ATRIOMA est immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 19006974 et supervisé par l'AMF et l'ACPR.

Avis clients

Ce que disent nos clients

5,0 · 82 avis Google
Quentin Goudier
Client ATRIOMA
·Juillet 2024

Un grand merci à Atrioma, et tout particulièrement à Alexis et Adrien qui m'ont encadré et apporté tous les conseils dont j'avais besoin.

Julie J
Cliente ATRIOMA
·Juin 2025

Très bons conseils et accompagnement, je recommande !

Eddy Seys
Client ATRIOMA
·Juin 2025

Excellents conseils, sérieux et professionnel. Je conseille vivement.

Arnaud Trottier
Client ATRIOMA
·Avril 2025

Client depuis 5 ans, je ne peux que recommander.