Ingénierie patrimoniale · Organisation familiale

Régimes matrimoniaux le choix structurant du patrimoine familial

Communauté légale, séparation de biens, communauté universelle, participation aux acquêts : quatre régimes au choix, encadrés par les articles 1387 et suivants du Code civil. Pour une profession libérale ou un dirigeant, le régime matrimonial engage le patrimoine professionnel et personnel sur le long terme.

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L'essentiel

Le cadre juridique du couple, premier pilier du patrimoine

01

Le socle de propriété du couple

Le régime matrimonial fixe la règle de propriété entre époux pendant le mariage et organise le partage des biens en cas de séparation ou de décès. C'est la fondation juridique du patrimoine du couple.

02

Quatre régimes en droit français

Communauté légale réduite aux acquêts (régime par défaut), séparation de biens, communauté universelle et participation aux acquêts. Chacun répond à une logique distincte de protection, de transmission et d'exposition aux risques d'activité.

03

Un cadre modifiable à tout moment

Le régime initial peut être modifié par acte notarié, sans délai d'attente depuis la loi du 23 mars 2019. Encore faut-il l'arbitrer en cohérence avec la stratégie patrimoniale d'ensemble, pas isolément.

Pourquoi c'est stratégique

Avant tout placement, avant toute structure

Quatre régimes, une fondation. Le régime matrimonial détermine ce qui appartient à qui, ce qui peut être transmis, ce qui peut être protégé ou exposé. Quatre objectifs structurants se jouent dans ce choix initial.

Protection du conjoint

Garantir la sécurité financière du conjoint en cas de décès ou de dissolution du mariage, par les mécanismes du régime ou des clauses associées (art. 1524 C. civ.).

Séparation des risques

Isoler le patrimoine personnel du conjoint des aléas de l'activité professionnelle ou entrepreneuriale, particulièrement pour les professions libérales et dirigeants exposés.

Anticipation successorale

Réduire la fiscalité de la transmission et organiser la dévolution du patrimoine entre les héritiers, en cohérence avec les outils complémentaires (donation, assurance-vie).

Anticipation du divorce

Définir à l'avance les règles de partage pour éviter les litiges coûteux en cas de séparation et préserver la continuité des actifs professionnels.

Trois leviers, des décisions combinables

Cadrer · Protéger · Transmettre

Le régime matrimonial ne s'apprécie pas isolément. Trois leviers se combinent autour du contrat de mariage initial ou d'un changement de régime ultérieur, à articuler avec les autres outils patrimoniaux.

Cadrer

Poser ou réviser le contrat civil

Quand l'utiliser

Avant le mariage pour le contrat initial, ou en cours de mariage à chaque inflexion patrimoniale : installation en libéral, création de société, projet de cession, recomposition familiale.

Leviers mobilisables
  • Contrat de mariage initialChoix entre les quatre régimes au moment du mariage, par acte notarié (art. 1394 C. civ.)
  • Changement de régimePossible à tout moment depuis la loi du 23 mars 2019, sans délai d'attente (art. 1397 C. civ.)
  • Aménagements conventionnelsClauses de remploi, d'apport, de société d'acquêts ou d'exclusion de la communauté pour les biens professionnels

Protéger

Le conjoint, le patrimoine personnel, les héritiers

Quand l'utiliser

Pour isoler le patrimoine professionnel des risques d'activité, garantir le conjoint au foyer face à l'asymétrie patrimoniale, ou préserver les enfants d'une première union.

Leviers mobilisables
  • Séparation de biensRégime privilégié des professions libérales et dirigeants : chaque époux conserve ses biens et ses dettes (art. 1536 C. civ.)
  • Donation entre épouxCompense l'absence de masse commune en garantissant le conjoint au foyer ou au revenu plus faible
  • Convention de contribution aux chargesFormalise les apports respectifs aux dépenses du ménage en cas d'écart de revenus important (art. 214 C. civ.)

Transmettre

Préparer la dévolution patrimoniale

Quand l'utiliser

Pour organiser la transmission au conjoint et aux héritiers en cohérence avec la stratégie successorale globale, en mobilisant les avantages matrimoniaux et clauses spécifiques.

Leviers mobilisables
  • Clause d'attribution intégraleEn communauté universelle, le survivant recueille toute la communauté hors succession (art. 1524 C. civ.)
  • Clause de préciputPermet au conjoint survivant de prélever un bien commun avant tout partage, sans imposition
  • Articulation avec donation et assurance-vieLe régime matrimonial s'inscrit dans une stratégie de transmission qui mobilise plusieurs outils complémentaires

Le régime matrimonial n'est pas une fin en soi mais un cadre. Sa pertinence se mesure à la cohérence avec la structure d'exercice professionnel, la composition familiale et les objectifs de transmission. Une analyse globale est indispensable avant tout choix initial ou changement de régime.

ATRIOMA — Cabinet de gestion privée indépendant
ATRIOMA Gestion Privée

Le régime matrimonial, lu à travers le prisme du patrimoine global

Le régime matrimonial est trop souvent traité comme une formalité notariale isolée. Pour une profession libérale ou un dirigeant, c'est une décision-cadre qui conditionne la protection du patrimoine professionnel, la solidité du conjoint au foyer, l'efficacité de la transmission et la fiscalité successorale.

ATRIOMA tient ce rôle d'orchestrateur. Le cabinet est l'interlocuteur unique du client et coordonne le notaire qui authentifie l'acte, l'avocat fiscaliste pour les implications fiscales spécifiques, l'expert-comptable pour les arbitrages liés à la structure d'exercice. Chaque arbitrage — choix initial, changement de régime, aménagement conventionnel, articulation avec la SEL ou la SCI familiale — est pris dans la stratégie patrimoniale d'ensemble, pas isolément.

Nos partenaires

Des partenaires sélectionnés avec exigence

Chaque partenaire est sélectionné sur des critères objectifs : solidité financière, qualité des produits, réactivité opérationnelle, capacité à traiter les configurations patrimoniales complexes.

Les régimes matrimoniaux

Quatre régimes en droit français, quatre logiques distinctes

Choisir selon la situation. Chaque régime suit une logique propre en matière de propriété, de gestion et de transmission des biens. Le régime adapté dépend de la situation professionnelle, patrimoniale et familiale de chaque couple, ainsi que de l'horizon visé.

Communauté légale

Biens propres avant le mariage, biens communs pendant

Partage 50/50 sur les acquêts
Configuration
Application
Sans contrat de mariage (art. 1400 C. civ.)
Biens propres
Antérieurs au mariage, héritages et donations reçues
Biens communs
Revenus, biens acquis, épargne
Dissolution
Partage 50/50 de la masse commune
À envisager si
Couple aux revenus et carrières comparables, sans patrimoine professionnel exposé
À retenir Le régime légal convient à la majorité des couples. Son équilibre entre protection des héritages reçus et partage des fruits du travail commun reflète une norme largement acceptée. Les professionnels libéraux et dirigeants qui démarrent leur activité après le mariage doivent cependant mesurer l'exposition de leur patrimoine professionnel au passif commun et à la liquidation en cas de divorce. Un changement de régime en cours de mariage reste possible (art. 1397 C. civ.).
Configuration
Application
Sur contrat notarié (art. 1536 C. civ.)
Biens propres
Tous les biens de chaque époux
Biens communs
Aucun
Dissolution
Chacun reprend ses biens
À envisager si
Profession libérale, dirigeant d'entreprise, patrimoine professionnel exposé, second mariage avec enfants d'une première union
À retenir Régime privilégié des professions libérales et dirigeants parce qu'il isole le patrimoine professionnel des aléas conjugaux. L'absence totale de masse commune protège contre la saisie par les créanciers de l'autre époux et simplifie considérablement les liquidations en cas de divorce. En contrepartie, il crée une asymétrie patrimoniale durable quand l'un des époux interrompt sa carrière, d'où l'importance de mécanismes de compensation anticipés (donation entre époux, clause bénéficiaire d'assurance-vie, avantage matrimonial).
Configuration
Application
Sur contrat notarié (art. 1526 C. civ.)
Biens propres
Aucun, sauf exceptions statutaires
Biens communs
Tous : présents, futurs, antérieurs
Clause associée
Attribution intégrale au survivant (art. 1524 C. civ.)
À envisager si
Couple sans enfant, ou avec enfants communs uniquement, qui veut maximiser la protection du conjoint survivant
À retenir Régime de protection maximale du conjoint survivant. La clause d'attribution intégrale permet de recueillir l'ensemble du patrimoine sans passer par la succession. Efficacité réelle pour les couples sans enfant ou avec enfants communs ; risque majeur en présence d'enfants d'une première union, dont l'action en retranchement (art. 1527 al. 2 C. civ.) peut réduire considérablement le bénéfice. La fiscalité doit être anticipée : la transmission au second décès porte sur une masse taxable concentrée.
Configuration
Application
Sur contrat notarié (art. 1569 C. civ.)
Pendant le mariage
Fonctionnement comme une séparation de biens
À la dissolution
Calcul d'une créance de participation
Partage
Moitié de la différence des acquêts nets
À envisager si
Couple aux profils patrimoniaux asymétriques qui souhaite préserver l'autonomie pendant le mariage et organiser une solidarité différée
À retenir Régime hybride théoriquement adapté aux couples qui veulent allier indépendance pendant le mariage et partage équitable à la dissolution. Il reste nettement minoritaire en pratique, en raison de la complexité de la créance de participation à liquider. Le contentieux de divorce peut s'enliser sur des expertises de valorisation. Pour la majorité des cas, la combinaison séparation de biens + donation entre époux ou assurance-vie offre la même protection avec une mécanique plus simple.
Applications pratiques

Cas d'usage du régime matrimonial

Cinq situations récurrentes où le choix ou la révision du régime matrimonial s'impose comme un sujet d'ingénierie patrimoniale, et non comme une formalité administrative.

« Le régime matrimonial idéal au moment du mariage peut devenir inadapté quinze ou vingt ans plus tard. Les inflexions patrimoniales justifient une remise en perspective. »

Profession libérale en SEL ou SELARL : isoler les risques professionnels
SEL · SELARL · Séparation de biens

Pour un médecin, avocat ou expert-comptable exerçant en SEL ou SELARL, l'enjeu central est de cloisonner le patrimoine personnel du conjoint. Il s'agit de l'isoler des risques liés à la responsabilité professionnelle et des dettes de la société d'exercice. La séparation de biens est généralement privilégiée. En communauté, la qualité d'associé attachée aux parts reste propre à l'époux exerçant la profession. Mais leur valeur patrimoniale et les dividendes tombent en communauté, ce qui complique la liquidation à la dissolution.

Distinction technique En communauté à la dissolution, la valeur des parts professionnelles acquises pendant le mariage est due en récompense à la communauté. Cette frontière entre titre propre et finance commune génère un contentieux fréquent qu'une séparation de biens élimine.
Asymétrie de revenus · Donation entre époux

Lorsque l'un des époux interrompt sa carrière pour s'occuper des enfants ou suit l'autre dans ses mutations professionnelles, la séparation de biens peut créer une asymétrie patrimoniale durable. Le conjoint au foyer ne capitalise aucun droit sur l'enrichissement réalisé par l'autre. Trois leviers se combinent pour rééquilibrer : donation entre époux, clause bénéficiaire d'assurance-vie, avantage matrimonial via clause de préciput ou attribution intégrale.

Alternative La participation aux acquêts (art. 1569 C. civ.) répond théoriquement à cette configuration en organisant un partage différé. Sa complexité de liquidation (créance de participation à calculer sur les acquêts nets) la rend cependant peu utilisée en pratique.
Recomposition familiale · Action en retranchement

La communauté universelle avec attribution intégrale au survivant, souvent présentée comme l'outil de protection ultime du conjoint, devient inopérante en présence d'enfants d'une première union. Ces derniers peuvent exercer une action en retranchement (art. 1527 al. 2 C. civ.) pour récupérer leur réserve héréditaire sur les biens transmis au conjoint survivant. La séparation de biens, combinée à des outils ciblés (testament, donation entre époux, assurance-vie), offre une protection plus prévisible.

Vigilance Le passage de communauté légale à communauté universelle après un second mariage est un piège classique. La protection escomptée du conjoint est fortement atténuée par l'action en retranchement, et la simple bascule peut générer des droits de mutation sans gain réel pour le couple.
Cession d'entreprise · Anticipation

Une cession d'entreprise en perspective est un moment où le régime matrimonial doit être réinterrogé. Le produit de cession (souvent significatif) tombera dans la masse correspondant au régime en vigueur au jour de la perception. Selon le profil, un changement de régime préalable peut protéger le conjoint, anticiper la transmission aux enfants ou cloisonner le produit de cession dans une structure dédiée. La fenêtre temporelle compte : une fois la cession réalisée, certains arbitrages deviennent moins efficaces ou plus coûteux.

Articulation Le sujet se traite rarement seul : il s'articule avec une éventuelle holding patrimoniale post-cession (société civile de portefeuille), un calendrier de donation aux enfants, et la fiscalité personnelle de l'année de cession.
Article 1397 · Acte notarié

Depuis la loi du 23 mars 2019, un changement de régime matrimonial est possible à tout moment par acte notarié, sans délai d'attente (art. 1397 C. civ.). Les enfants majeurs et les créanciers sont informés et disposent d'un délai d'opposition de trois mois ; en cas d'opposition, une homologation judiciaire devient nécessaire. Le changement prend effet à la date de l'acte pour les époux et doit être publié pour être opposable aux tiers. C'est un outil souple à condition d'anticiper les implications fiscales et successorales.

Coût et calendrier Honoraires notariaux, droits d'enregistrement éventuels selon les biens transférés, publicité légale : le coût total varie selon la complexité du dossier. Le calendrier minimum entre la décision et l'acte effectif tourne autour de trois à quatre mois, à anticiper avant tout événement patrimonial structurant.

Chaque situation est unique,
chaque réponse doit l'être aussi.

Le choix d'un régime matrimonial mérite une analyse patrimoniale globale, pas une simple formalité notariale. ATRIOMA intègre cette dimension dans le bilan patrimonial, arbitre entre les quatre régimes en cohérence avec la structure d'exercice et la stratégie de transmission, et coordonne ensuite la mise en œuvre avec les notaires partenaires.

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Questions fréquentes

Les questions les plus fréquentes

Profils concernés
Médecins Avocats Experts-comptables Dirigeants Entrepreneurs SEL / SELARL
Situations concernées
  • Mariage sans contrat : régime légal par défaut
  • Changement de régime en cours de mariage
  • Installation en libéral ou création de société
  • Préparation d'une transmission ou d'une cession
Ce qu'ATRIOMA analyse
  • Impact du régime sur le patrimoine professionnel
  • Cohérence avec la structure d'exercice (SEL, SCP)
  • Articulation avec la stratégie de transmission
  • Protection du conjoint et des héritiers
Quel régime matrimonial est le plus protecteur pour un professionnel libéral ?
La séparation de biens est souvent recommandée aux professions libérales parce qu'elle isole le patrimoine du conjoint des risques liés à l'activité professionnelle. Cette protection n'est cependant pas adaptée à tous les profils : un couple dont les revenus sont très déséquilibrés peut préférer une communauté ou une participation aux acquêts pour préserver une solidarité économique. L'analyse doit intégrer la situation professionnelle, familiale et patrimoniale globale, pas uniquement le profil de risque professionnel.
Oui. Depuis la loi du 23 mars 2019 (art. 1397 C. civ.), les époux peuvent changer de régime matrimonial à tout moment par acte notarié, sans délai d'attente. Les enfants majeurs et les créanciers sont informés et disposent d'un délai d'opposition de trois mois. En cas d'opposition, une homologation judiciaire devient alors nécessaire. Le changement prend effet à la date de l'acte pour les époux et doit être publié pour être opposable aux tiers.
En séparation de biens (art. 1536 C. civ.), chaque époux conserve la pleine propriété de ses biens pendant et après le mariage. Aucune masse commune n'est constituée. La participation aux acquêts (art. 1569 C. civ.) fonctionne comme une séparation de biens pendant le mariage : chaque époux gère ses biens librement. Mais à la dissolution, chaque époux a droit à la moitié de l'enrichissement net réalisé par l'autre. Régime hybride qui combine protection en cours de mariage et partage équitable à la séparation, sa mise en œuvre reste complexe et le rend marginal en pratique.
Oui, de manière significative. En communauté universelle avec clause d'attribution intégrale au survivant (art. 1524 C. civ.), le conjoint survivant reçoit automatiquement l'ensemble des biens communs hors succession, ce qui évite l'ouverture du règlement successoral au premier décès. Le conjoint est par ailleurs exonéré de droits de succession depuis la loi TEPA de 2007. La taxation est cependant différée au décès du second conjoint, avec concentration de la masse taxable transmise aux enfants sur un seul héritage. En séparation de biens, chaque époux dispose librement de ses biens et la succession est calculée sur la masse personnelle. Le choix du régime doit donc être cohérent avec la stratégie de transmission patrimoniale globale.
Pour les professionnels exerçant en société d'exercice libéral (SEL, SELARL, SCP), la séparation de biens est généralement privilégiée parce qu'elle isole le patrimoine personnel du conjoint des risques liés à la société. En régime de communauté, la distinction du titre et de la finance s'applique : la qualité d'associé attachée aux parts reste propre à l'époux exerçant la profession. La valeur patrimoniale des parts acquises avec des fonds communs tombe en revanche en communauté, ce qui peut donner lieu à une récompense à la dissolution. Cette frontière mérite une analyse spécifique selon la structure d'exercice.
La communauté universelle avec clause d'attribution intégrale offre une protection forte du conjoint survivant lorsque le couple n'a pas d'enfant ou n'a que des enfants communs. En présence d'enfants d'une première union, ces derniers peuvent exercer une action en retranchement (art. 1527 al. 2 C. civ.) pour récupérer leur réserve héréditaire, ce qui réduit fortement l'efficacité du régime. La fiscalité doit également être anticipée : la transmission au second décès porte sur une masse taxable concentrée. D'autres outils (assurance-vie, donation entre époux, testament) offrent souvent une protection équivalente avec plus de souplesse.
Plusieurs événements justifient une révision. Côté professionnel : installation en libéral ou création d'une société d'exercice (exposition nouvelle du patrimoine professionnel), projet de cession d'entreprise (anticipation de la liquidité à venir), évolution importante des revenus. Côté familial : naissance d'enfants, recomposition familiale, préparation d'une transmission. Le régime matrimonial idéal au moment du mariage peut devenir inadapté quinze ou vingt ans plus tard. La loi du 23 mars 2019 a supprimé tout délai d'attente : un changement reste possible à tout moment par acte notarié (art. 1397 C. civ.).
L'articulation entre régime matrimonial et structure d'exercice (SEL, SELARL, SPFPL, SCP, exercice individuel) est un sujet d'ingénierie patrimoniale à part entière. En communauté, la valeur des parts professionnelles acquises pendant le mariage tombe en communauté, même si le titre reste propre à l'époux exerçant. Les dividendes perçus tombent également en communauté. Une dissociation des murs (SCI familiale propriétaire des locaux loués à la SEL) ajoute une dimension supplémentaire à anticiper. Le calibrage suppose une vision combinée du contrat de mariage et de la structure d'exercice.
ATRIOMA intègre la dimension du régime matrimonial dans le cadre du bilan patrimonial global. Le cabinet analyse la situation professionnelle, les actifs existants, les objectifs de transmission et de protection pour formuler une recommandation adaptée. La rédaction du contrat de mariage ou de l'acte de changement de régime est ensuite assurée par les notaires partenaires à Paris. ATRIOMA structure en amont la stratégie et coordonne les arbitrages civils et fiscaux.
Ce que le notaire ne dit pas toujours

Régime matrimonial : les angles morts du contrat type

Rarement une simple formalité. Le choix du régime matrimonial est souvent traité comme une formalité administrative. Pour une profession libérale ou un dirigeant, c'est une décision qui mérite une analyse patrimoniale approfondie. Plusieurs angles morts juridiques peuvent transformer un dispositif bien construit en source de contentieux ou de protection illusoire.

La séparation de biens n'est pas toujours protectrice

En séparation de biens, chaque époux est propriétaire de ses biens mais aussi de ses dettes. Si une profession libérale subit une mise en cause et que ses biens propres sont insuffisants, la protection n'est pas absolue. Les biens du conjoint sont en revanche bien isolés, ce qui justifie ce régime pour les activités exposées. À combiner avec une couverture d'assurance professionnelle adaptée et une gestion prudente du ratio d'endettement personnel.

Notre approche

La méthode ATRIOMA pour le choix du régime

Le régime matrimonial ne se décide pas isolément. ATRIOMA construit la décision en trois temps coordonnés, du diagnostic patrimonial à la publicité légale de l'acte, en passant par l'arbitrage civil et fiscal en cohérence avec la structure d'exercice.

1. Cartographier

Lecture du patrimoine et de la structure d'exercice

Le cabinet recense les biens propres et communs au sens des articles 1400 et suivants du Code civil. Il identifie les parts de SEL, SELARL ou SCP, les comptes-titres, les biens reçus par succession ou donation, et la composition familiale. Cette cartographie pose la situation civile, fiscale et professionnelle réelle, indépendamment du régime affiché par le contrat de mariage.

2. Articuler

Arbitrage civil et fiscal des quatre régimes

Le cabinet compare les effets de la communauté légale (art. 1401 C. civ.), de la séparation de biens (art. 1536 C. civ.), de la communauté universelle (art. 1526 C. civ.) et de la participation aux acquêts (art. 1569 C. civ.) sur le patrimoine analysé. Les aménagements conventionnels (préciput, attribution intégrale art. 1524 C. civ., contribution aux charges art. 214 C. civ.) sont calibrés en cohérence avec la transmission visée.

3. Formaliser

Coordination notariale et traçabilité de l'acte

ATRIOMA pilote la mise en œuvre avec les notaires partenaires. Le changement de régime suit la procédure de l'article 1397 du Code civil : convention reçue par notaire, information des enfants majeurs et créanciers, opposition possible, publicité légale. Chaque étape est tracée jusqu'à la transcription en marge de l'acte de mariage, qui rend le nouveau régime opposable aux tiers.

En perspective

Le régime matrimonial, un cadre qui se réajuste dans la durée


Un arbitrage vivant, pas une formalité figée.

Un régime matrimonial n'est jamais une décision définitive. Profil professionnel, composition familiale, objectifs de transmission, exposition aux risques d'activité : chaque inflexion patrimoniale appelle une remise en perspective du cadre civil retenu. Depuis la loi du 23 mars 2019, le changement de régime (art. 1397 C. civ.) est ouvert sans délai d'attente. La décision se construit dans le temps long du patrimoine, pas dans l'urgence d'un événement isolé.

Un dispositif d'ensemble, pas un acte isolé.

Le régime matrimonial s'articule avec la donation entre époux, les clauses statutaires de SEL ou de SCI familiale, l'assurance-vie et la stratégie successorale. Chaque levier porte une part de la protection du conjoint et de la transmission aux enfants. L'efficacité du régime ne tient pas à sa nature seule mais à la cohérence du montage civil global. Une séparation de biens accompagnée d'une donation au dernier vivant peut offrir une protection équivalente à une communauté universelle, avec plus de souplesse.

Une stratégie suivie, pas un contrat dormant.

Le contrat de mariage signé à vingt ans devient inadapté à cinquante. Un médecin libéral qui passe en SELARL, un dirigeant qui ouvre son capital, une famille qui se recompose : ces moments-clés justifient un réexamen du régime en vigueur. ATRIOMA tient à jour cette analyse dans la durée et coordonne les arbitrages avec les notaires et avocats fiscalistes partenaires lorsqu'un réajustement s'impose. C'est aussi à cela que sert un accompagnement patrimonial pérenne.

Alexis Barrat, Gérant d'ATRIOMA Gestion Privée — cabinet de conseil indépendant Paris 16e
Le cabinet

Un cabinet, trois pôles d'expertise


Afin d'apporter une expertise globale à ses clients et de répondre à l'ensemble de leurs problématiques, le cabinet s'articule autour de trois pôles spécialisés. Chacun apporte une réponse experte et adaptée aux enjeux financiers, juridiques, assurantiels et immobiliers.

Pôle Ingénierie patrimoniale et financière

Un accompagnement stratégique et sur mesure pour structurer, valoriser et transmettre. De la stratégie fiscale aux arbitrages d'investissement, ATRIOMA se positionne en chef d'orchestre pour une gestion cohérente et pérenne des actifs.

Pôle Assurance

Assurance de personnes et IARD pour une couverture complète. ATRIOMA accompagne ses clients particuliers, professionnels et entreprises dans la mise en place de garanties calibrées au profil de risque.

Pôle Immobilier

Investissements et cessions de biens professionnels ou familiaux. Le cabinet apporte un accompagnement sur mesure pour mener les projets immobiliers de bout en bout, depuis l'audit initial jusqu'à la finalisation des actes.

Fondé en 2019 et établi au 56 rue de Passy dans le 16e arrondissement de Paris, ATRIOMA est un cabinet de conseil multidisciplinaire en gestion privée. Le cabinet exerce sous quatre statuts réglementés : Conseiller en Investissements Financiers (CIF), Courtier en Assurance (COA), Courtier en Opérations Bancaires et en Services de Paiement (COBSP), et Carte T pour les transactions immobilières. ATRIOMA est immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 19006974 et supervisé par l'AMF et l'ACPR.

Avis clients

Ce que disent nos clients

5,0 · 82 avis Google
Quentin Goudier
Client ATRIOMA
·Juillet 2024

Un grand merci à Atrioma, et tout particulièrement à Alexis et Adrien qui m'ont encadré et apporté tous les conseils dont j'avais besoin.

Julie J
Cliente ATRIOMA
·Juin 2025

Très bons conseils et accompagnement, je recommande !

Eddy Seys
Client ATRIOMA
·Juin 2025

Excellents conseils, sérieux et professionnel. Je conseille vivement.

Arnaud Trottier
Client ATRIOMA
·Avril 2025

Client depuis 5 ans, je ne peux que recommander.