Fonds immobilier : SCPI, OPCI, SC · ATRIOMA Gestion Privée
Investissement · Immobilier collectif

Fonds immobilier L'immobilier collectif, intégré à une stratégie patrimoniale

Les fonds immobiliers (SCPI, OPCI, sociétés civiles) donnent accès à un patrimoine locatif diversifié sans en assumer la gestion directe. Leur intérêt patrimonial ne tient pas au seul rendement : il dépend du choix du véhicule, de l'enveloppe de détention et de l'articulation avec la fiscalité et la transmission.

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L'essentiel

Des parts d'immobilier locatif, gérées par un professionnel agréé

01

L'immobilier sans la gestion

Un fonds immobilier donne accès à un patrimoine locatif diversifié sous forme de parts, sans gérer les biens en direct. La société de gestion, agréée par l'AMF, sélectionne les actifs, encaisse les loyers et reverse une quote-part aux porteurs.

02

Trois familles de véhicules

Trois grandes formes coexistent : la SCPI (la plus répandue, revenus fonciers), l'OPCI (avec une poche de liquidité) et les sociétés civiles logées dans un contrat d'assurance-vie. Chacune a sa fiscalité propre.

03

Un actif patrimonial, pas un produit isolé

Le rendement n'est qu'un critère. L'intérêt réel dépend du véhicule, de l'enveloppe de détention et de l'horizon. Le placement vise le long terme (8 à 10 ans), avec un risque de perte en capital et de liquidité.

Pourquoi y investir

Ce qui distingue les fonds immobiliers d'un achat en direct

Quatre traits font des fonds immobiliers un outil patrimonial à part, distinct de l'investissement locatif en direct comme du placement purement financier.

Mutualisation et diversification

Un patrimoine réparti sur des dizaines d'immeubles et de locataires, souvent dans plusieurs pays et secteurs (bureaux, commerces, santé, logistique). La défaillance d'un locataire ou la vacance d'un actif pèse marginalement sur le rendement global.

Accessibilité et fractionnement

Un ticket de quelques centaines à quelques milliers d'euros ouvre l'accès à de l'immobilier d'entreprise habituellement réservé aux institutionnels. La détention se fractionne et se transmet part par part, plus simplement qu'un immeuble.

Choix de l'enveloppe fiscale

Les mêmes parts se détiennent en direct (revenus fonciers), dans un contrat d'assurance-vie ou de capitalisation, dans un PER ou via une société. Chaque enveloppe a sa fiscalité, et ce choix pèse autant que celui du fonds.

Gestion déléguée, risques réels

La société de gestion agréée AMF pilote la sélection, la location et les arbitrages (art. L. 214-86 du Code monétaire et financier). Mais le capital n'est pas garanti et la liquidité dépend du marché secondaire : aucun de ces placements n'est sans risque.

Trois objectifs, une stratégie

Diversifier · Loger · Transmettre

Trois objectifs orientent l'usage des fonds immobiliers dans une stratégie patrimoniale. Ils ne s'excluent pas : un même investisseur peut diversifier son patrimoine, loger ses parts dans la bonne enveloppe et préparer leur transmission.

Diversifier

Répartir le risque immobilier

Quand l'utiliser

Pour s'exposer à l'immobilier locatif sans concentrer le risque sur un seul bien, un seul locataire ou une seule zone. C'est la première brique d'une poche immobilière dans un patrimoine financier.

Leviers mobilisables
  • SCPI de rendementImmobilier d'entreprise diversifié (bureaux, commerces, santé, logistique), revenus distribués en revenus fonciers (art. 8 CGI)
  • SCPI européennesActifs hors de France, revenus de source étrangère le plus souvent exonérés de prélèvements sociaux par les conventions fiscales
  • OPCIPoche de liquidité d'environ 10 % et part d'actifs financiers, valeur liquidative régulière (art. L. 214-33 CMF)

Loger

Placer les parts dans la bonne enveloppe

Quand l'utiliser

Le choix de l'enveloppe pèse autant que le choix du fonds. La même SCPI n'a pas la même fiscalité selon qu'elle est détenue en direct, en assurance-vie ou dans un PER.

Leviers mobilisables
  • Détention directeRevenus imposés en revenus fonciers (barème IR et 17,2 % de prélèvements sociaux), intérêts d'emprunt déductibles au réel (art. 31 CGI)
  • Assurance-vie et capitalisationParts de SCPI ou sociétés civiles en unités de compte, fiscalité de l'enveloppe après 8 ans, transmission facilitée (art. L. 132-12 C. assur.)
  • PER et holding à l'ISCapitalisation des revenus sans imposition annuelle, report d'imposition à la sortie ou à la distribution

Transmettre

Préparer la transmission par parts

Quand l'utiliser

La détention par parts se fractionne et se donne plus simplement qu'un immeuble. Le démembrement et la donation s'organisent finement, part par part, sur des fenêtres longues.

Leviers mobilisables
  • Nue-propriété de partsDémembrement temporaire de 5 à 10 ans, décote à l'entrée de 25 à 35 %, parts hors assiette IFI pendant le démembrement (art. 968 CGI)
  • Donation de partsTransmission progressive par fenêtres de 15 ans, abattement parent-enfant de 100 000 € (art. 779 CGI), barème de l'usufruit (art. 669 CGI)
  • Parts en assurance-vieTransmission hors succession dans les limites de l'art. L. 132-13 C. assur., abattement de 152 500 € par bénéficiaire (primes avant 70 ans)

Les trois objectifs se combinent. Un investisseur peut diversifier via plusieurs SCPI, loger une partie en assurance-vie pour préparer la transmission, et acquérir une autre partie en nue-propriété pour alléger son IFI. C'est l'articulation entre les véhicules et les enveloppes qui fait la cohérence, pas l'empilement de produits.

Alexis Barrat, Gérant d'ATRIOMA Gestion Privée, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant Paris 16e
ATRIOMA Gestion Privée

L'architecte du véhicule et de l'enveloppe, pas un distributeur de fonds

Un fonds immobilier ne se choisit pas sur le seul taux de distribution affiché. La qualité de la société de gestion, la composition du patrimoine, le taux d'occupation, le report à nouveau et surtout l'enveloppe de détention engagent le rendement net sur dix ans.

ATRIOMA intervient en architecte indépendant. Le cabinet ne commercialise pas ses propres fonds : il sélectionne parmi le marché, arbitre l'enveloppe de détention au regard de la fiscalité et de la transmission, et calibre l'éventuel financement. Chaque choix est articulé avec le reste du patrimoine, pas traité comme un produit isolé.

L'apport ATRIOMA

Sélectionner · Arbitrer · Suivre

Sélectionner

  • Analyse de la société de gestion : ancienneté, encours sous gestion, historique de collecte et de distribution
  • Examen du patrimoine sous-jacent : secteurs, géographie, taux d'occupation financier, durée résiduelle des baux
  • Lecture des indicateurs clés : taux de distribution, valeur de reconstitution, report à nouveau, ratio d'endettement
  • Grille de frais comparée : commission de souscription, frais de gestion, délai de jouissance des parts

Arbitrer

  • Choix de l'enveloppe de détention selon la fiscalité : direct, assurance-vie, capitalisation, PER ou société
  • Articulation avec l'IFI et la transmission : nue-propriété de parts, donation, clause bénéficiaire
  • Calibrage de l'éventuel financement : crédit amortissable ou in fine, durée, effet de levier
  • Dosage entre SCPI françaises et européennes selon le profil fiscal et la tranche marginale

Suivre

  • Revue régulière de la collecte, de la liquidité du marché secondaire et de la valeur des parts
  • Surveillance des arbitrages de la société de gestion et de l'évolution du patrimoine sous-jacent
  • Adaptation de l'enveloppe et de la stratégie au fil des évolutions fiscales et patrimoniales
  • Accompagnement à la cession ou au retrait des parts le moment venu
Le mécanisme

Comment fonctionnent les fonds immobiliers : véhicule, revenus, fiscalité

Le principe est simple : une société de gestion agréée acquiert et loue un patrimoine immobilier, puis reverse aux porteurs une quote-part des loyers. Mais la nature du véhicule et l'enveloppe de détention changent entièrement la fiscalité des revenus et des plus-values.

PARTS DE FONDS SCPI · société civile OPCI · SPPICAV / FPI Sociétés civiles en AV ticket dès quelques 100 € SOCIÉTÉ DE GESTION Agréée par l'AMF Sélection, gestion locative Arbitrages, distribution (art. L. 214-86 CMF) REVENUS DISTRIBUÉS Quote-part des loyers nette de frais de gestion + valorisation des parts FISCALITÉ SELON LE VÉHICULE ET L'ENVELOPPE SCPI · OPCI-FPI Revenus fonciers + 17,2 % OPCI SPPICAV Revenus mobiliers · PFU 31,4 % En assurance-vie Fiscalité du contrat (8 ans) PARTS DE FONDS SCPI · OPCI · société civile Détenues par l'épargnant ticket dès quelques 100 € SOCIÉTÉ DE GESTION Agréée par l'AMF Sélection, gestion, distribution (art. L. 214-86 CMF) REVENUS DISTRIBUÉS Quote-part des loyers nette de frais + valorisation des parts FISCALITÉ SELON LE VÉHICULE SCPI · OPCI-FPI Fonciers + 17,2 % OPCI SPPICAV Mobiliers · PFU 31,4 % En assurance-vie Fiscalité du contrat Plus-values de parts Régime immobilier 36,2 %
Le véhicule

Trois véhicules : SCPI, OPCI, société civile

La SCPI (art. L. 214-86 du Code monétaire et financier) investit en immobilier locatif et distribue des revenus fonciers ; c'est le véhicule de la sélection de SCPI. L'OPCI (art. L. 214-33) conserve une poche de liquidité et existe sous deux formes : la SPPICAV (revenus mobiliers) et le FPI (revenus fonciers). Les sociétés civiles immobilières, proches d'une société civile classique, sont souvent logées en unités de compte dans un contrat d'assurance-vie. Toutes sont gérées par une société agréée par l'AMF.

Les revenus

Revenus fonciers ou mobiliers selon le véhicule

Les revenus d'une SCPI ou d'un OPCI-FPI sont des revenus fonciers (art. 8 CGI), imposés au barème de l'impôt sur le revenu et soumis aux prélèvements sociaux à 17,2 %. Deux régimes existent : le micro-foncier (abattement de 30 % sous 15 000 € de revenus bruts, art. 32 CGI) et le régime réel, qui autorise la déduction des intérêts d'emprunt (art. 31 CGI) et l'imputation d'un déficit foncier. Les revenus d'une OPCI-SPPICAV sont des revenus de capitaux mobiliers, soumis au prélèvement forfaitaire unique. Logés dans un contrat de capitalisation ou un PER, les revenus capitalisent sans imposition annuelle.

Les plus-values

Le régime des plus-values immobilières s'applique aux parts

Les plus-values de cession de parts de SCPI relèvent du régime des plus-values immobilières des particuliers (art. 150 UB CGI, renvoyant à l'art. 150 U). Le taux global atteint 36,2 % (19 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux). Un abattement pour durée de détention s'applique (art. 150 VC CGI) : exonération d'impôt sur le revenu à 22 ans, exonération des prélèvements sociaux à 30 ans. Une surtaxe de 2 à 6 % s'ajoute au-delà de 50 000 € de plus-value nette. L'exonération applicable aux petites cessions d'immeubles ne joue pas pour les parts.

L'enveloppe et l'IFI

L'enveloppe de détention et l'assujettissement à l'IFI

Le même fonds n'a pas le même traitement selon l'enveloppe : détention directe (revenus fonciers), assurance-vie luxembourgeoise ou française, capitalisation, PER ou holding à l'IS. Dans tous les cas, la fraction immobilière des parts entre dans l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière (art. 965 CGI) pour les redevables concernés, sauf pendant un démembrement en nue-propriété (art. 968 CGI). Le bon arbitrage dépend de l'horizon, du profil de revenus et des objectifs de transmission.

Comparatif

SCPI, OPCI, assurance-vie : quel véhicule pour quel objectif ?

Le choix du véhicule et de l'enveloppe conditionne le rendement net, la liquidité et la fiscalité. Le tableau ci-dessous synthétise les principaux écarts entre trois configurations courantes, sans se substituer à une analyse au cas par cas.

Critère SCPI en direct OPCI (SPPICAV) SCPI / SC en assurance-vie
Nature des revenus Revenus fonciers Revenus de capitaux mobiliers Fiscalité du contrat (unités de compte)
Barème IR + 17,2 % de prélèvements sociaux PFU à 31,4 % (ou barème sur option) Abattement après 8 ans, prélèvements sociaux à 17,2 %
Marché secondaire, délai variable Valeur liquidative régulière (souvent bimensuelle) Rachat selon les conditions du contrat
Immobilier quasi intégral Immobilier majoritaire + poche de liquidité Selon les unités de compte choisies
Fraction immobilière des parts Fraction immobilière des parts Fraction immobilière des unités de compte
Donation et démembrement de parts Donation de parts Clause bénéficiaire (art. L. 132-13 C. assur.)
8 à 10 ans et plus Moyen à long terme Long terme

Tableau indicatif. Aucune configuration n'est supérieure dans l'absolu : tout dépend de la tranche marginale d'imposition, du besoin de liquidité, de l'horizon et des objectifs de transmission. Une stratégie aboutie combine souvent plusieurs véhicules et plusieurs enveloppes.

Applications pratiques

Cas d'usage : intégrer les fonds immobiliers à une stratégie

Plusieurs profils, des usages distincts des fonds immobiliers. Le bon montage se calibre selon l'objectif (revenus, capitalisation, transmission, allègement de l'IFI), la tranche marginale et l'horizon. Les cas ci-dessous illustrent quatre situations récurrentes.

"Le rendement affiché d'une SCPI est un point de départ, pas une promesse. Ce qui compte, c'est le rendement net après fiscalité, dans l'enveloppe adaptée au profil de l'investisseur."

Compléter ses revenus avec des SCPI en direct
SCPI · Revenus fonciers · Rendement

Pour un investisseur cherchant un complément de revenus, des parts de SCPI de rendement détenues en direct distribuent des loyers réguliers. Ces revenus sont imposés en revenus fonciers, au barème de l'impôt sur le revenu majoré de 17,2 % de prélèvements sociaux. Pour une tranche marginale élevée, la fiscalité peut absorber plus de la moitié du revenu brut : l'arbitrage entre détention directe, SCPI européennes et enveloppe capitalisante devient alors central. Un financement à crédit permet de déduire les intérêts d'emprunt et de constituer le capital dans la durée.

Lecture du rendement net Une SCPI distribuant 5 % brut sur 200 000 € de parts génère 10 000 € de revenus fonciers par an. Pour un foyer à la tranche de 41 % majorée des prélèvements sociaux, l'imposition approche 5 820 €, soit un rendement net proche de 2,1 %. Le choix de l'enveloppe change radicalement ce résultat.
Assurance-vie · UC · Transmission

Pour un épargnant disposant déjà d'un patrimoine immobilier direct, loger des SCPI ou des sociétés civiles en unités de compte dans un contrat d'assurance-vie change la donne. Les revenus capitalisent dans le contrat sans imposition annuelle ; en cas de rachat après huit ans, l'abattement annuel s'applique. À la transmission, le capital se transmet hors succession dans les limites de l'art. L. 132-13 du Code des assurances, avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans. La contrepartie : un rendement légèrement réduit par les frais du contrat et une offre de SCPI plus restreinte qu'en direct.

Capitalisation sans frottement 10 000 € de revenus annuels réinvestis dans le contrat ne subissent aucune imposition tant qu'aucun rachat n'est effectué, contre une imposition immédiate en détention directe. L'écart se creuse mécaniquement sur quinze à vingt ans.
Nue-propriété · Démembrement · IFI

Pour un contribuable déjà fortement exposé à l'IFI, la souscription de parts de SCPI en nue-propriété écarte le capital investi de l'assiette pendant toute la durée du démembrement. Une décote à l'entrée de 25 à 35 % s'applique en contrepartie (art. 968 CGI). L'usufruit est cédé à un tiers, généralement institutionnel, qui perçoit les loyers et en supporte la fiscalité. Au terme du démembrement (5 à 10 ans), le souscripteur récupère la pleine propriété et les revenus. L'opération se finance souvent au comptant ; le financement de SCPI à crédit obéit à une logique distincte.

Effet sortie d'assiette Pour une valeur en pleine propriété de 200 000 €, la nue-propriété s'acquiert avec une décote de 30 %, soit 140 000 € investis. Pendant dix ans, ce capital reste hors assiette IFI et ne génère pas de revenu imposable. Au terme, le souscripteur détient des parts en pleine propriété valant 200 000 €.
OPCI · Holding · Diversification

Pour une société disposant d'une trésorerie excédentaire ou un investisseur cherchant à diversifier un patrimoine financier, l'OPCI offre une exposition immobilière avec une liquidité supérieure à la SCPI. Cette liquidité tient à sa poche d'actifs financiers et à une valeur liquidative régulière. Détenu via une holding à l'impôt sur les sociétés, le placement capitalise et l'imposition n'intervient qu'à la distribution ou à la cession. Cette voie suppose une logique économique réelle (diversification, gestion de trésorerie) et non un objectif purement fiscal, sous peine que l'art. L. 64 du LPF sur l'abus de droit s'applique.

Liquidité relative Là où la revente de parts de SCPI dépend du marché secondaire et peut prendre plusieurs semaines, la valeur liquidative d'un OPCI grand public est généralement établie deux fois par mois, ce qui facilite les arbitrages d'une trésorerie.

Investir en SCPI ou en OPCI
sans se tromper d'enveloppe ?

Chaque profil appelle un véhicule et une enveloppe différents. Un échange avec un conseiller ATRIOMA permet de sélectionner les fonds, d'arbitrer la détention au regard de la fiscalité et d'articuler l'investissement avec le reste du patrimoine.

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Questions fréquentes

Les questions les plus fréquentes

Sujets abordés
SCPI OPCI Pierre-papier SCPI européennes Nue-propriété de parts SCPI en assurance-vie
Situations concernées
  • Recherche d'un complément de revenus locatifs
  • Diversification d'un patrimoine financier
  • Préparation de la transmission par parts
  • Allègement de l'IFI par le démembrement
Ce qu'ATRIOMA analyse
  • Qualité de la société de gestion et du patrimoine sous-jacent
  • Choix de l'enveloppe de détention (direct, assurance-vie, PER)
  • Fiscalité des revenus et des plus-values
  • Articulation avec l'IFI et la stratégie de transmission
Qu'est-ce qu'un fonds immobilier (SCPI, OPCI, société civile) ?
Un fonds immobilier permet de détenir des parts d'un patrimoine immobilier locatif géré par une société de gestion agréée par l'AMF, sans gérer les biens en direct. Trois grandes formes coexistent : la SCPI (société civile de placement immobilier, art. L. 214-86 du Code monétaire et financier), l'OPCI (organisme de placement collectif immobilier, art. L. 214-33 du même code) et les sociétés civiles immobilières logées dans un contrat d'assurance-vie. L'investisseur perçoit une quote-part des loyers et de la valorisation, proportionnelle au nombre de parts détenues. Il s'agit d'un placement de long terme, exposé à un risque de perte en capital et de liquidité.
La SCPI investit la quasi-totalité de sa collecte en immobilier locatif et distribue des revenus fonciers (art. 8 du CGI, transparence fiscale). L'OPCI conserve une poche de liquidité d'environ 10 % et une part d'actifs financiers, et sa valeur liquidative est calculée régulièrement. La fiscalité diffère selon la forme de l'OPCI : la SPPICAV (art. L. 214-62 du Code monétaire et financier) distribue des revenus de capitaux mobiliers soumis au prélèvement forfaitaire unique, tandis que le FPI (art. L. 214-71) relève des revenus fonciers comme une SCPI. La SCPI offre généralement un rendement supérieur mais une liquidité plus faible que l'OPCI.
Les revenus d'une SCPI de rendement détenue en direct sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers, au barème progressif de l'impôt sur le revenu, majoré des prélèvements sociaux au taux de 17,2 % (taux maintenu par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026). Deux régimes coexistent : le micro-foncier, qui ouvre un abattement forfaitaire de 30 % lorsque les revenus fonciers bruts ne dépassent pas 15 000 € par an (art. 32 du CGI), et le régime réel, qui permet de déduire les charges et les intérêts d'emprunt (art. 31 du CGI). Une faible part des revenus, issue de la trésorerie de la SCPI, relève des revenus de capitaux mobiliers. La détention dans une assurance-vie ou un contrat de capitalisation modifie entièrement cette fiscalité.
Le choix de l'enveloppe pèse autant que le choix de la SCPI elle-même. En détention directe, les revenus sont imposés en revenus fonciers, ce qui pénalise les contribuables à tranche marginale élevée. Logées dans un contrat d'assurance-vie ou de capitalisation en unités de compte, les parts relèvent de la fiscalité de l'enveloppe, plus douce après huit ans, et bénéficient d'une transmission facilitée (art. L. 132-12 du Code des assurances). Le PER et la holding à l'impôt sur les sociétés permettent une capitalisation des revenus sans frottement annuel. Le bon arbitrage dépend de l'horizon, du profil de revenus et de l'objectif de transmission.
Souvent, pour les contribuables fortement imposés. Les revenus d'une SCPI investie hors de France sont des revenus de source étrangère, imposés dans le pays où se situe l'immeuble puis neutralisés en France par les conventions fiscales bilatérales (mécanisme du crédit d'impôt ou du taux effectif). Conséquence : ces revenus échappent le plus souvent aux prélèvements sociaux français de 17,2 %, soit une économie sensible par rapport à une SCPI française. L'avantage est d'autant plus marqué que la tranche marginale d'imposition est élevée. Ce critère ne doit cependant pas primer sur la qualité du patrimoine sous-jacent et de la société de gestion.
La souscription de parts de SCPI en nue-propriété écarte ces parts de l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière pendant toute la durée du démembrement (art. 968 du CGI). L'usufruit est cédé à un tiers, généralement une personne morale, pour une durée de cinq à dix ans, en contrepartie d'une décote à l'entrée de l'ordre de 25 à 35 %. Le nu-propriétaire ne perçoit aucun revenu pendant cette période et ne déclare pas les parts à l'IFI. Au terme du démembrement, il récupère la pleine propriété et perçoit les loyers ; les parts entrent alors dans l'assiette à leur valeur vénale. Le dispositif crée une sortie temporaire d'assiette, à caler sur l'horizon patrimonial.
Les plus-values de cession de parts de SCPI détenues en direct relèvent du régime des plus-values immobilières des particuliers (art. 150 UB du CGI, qui renvoie à l'art. 150 U). Le taux global est de 36,2 % : 19 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Un abattement pour durée de détention s'applique (art. 150 VC du CGI) : l'exonération d'impôt sur le revenu est acquise au bout de 22 ans, celle des prélèvements sociaux au bout de 30 ans. Une surtaxe de 2 à 6 % s'ajoute lorsque la plus-value nette dépasse 50 000 €. L'exonération applicable aux petites cessions d'immeubles ne joue pas pour les parts de SCPI.
ATRIOMA intervient en architecte indépendant, sans commercialiser ses propres fonds. La sélection part de l'analyse de la société de gestion (ancienneté, encours, historique de collecte et de distribution) et du patrimoine sous-jacent (secteurs, géographie, taux d'occupation financier, durée des baux). Les indicateurs clés sont passés en revue : taux de distribution, valeur de reconstitution, report à nouveau, ratio d'endettement, grille de frais. Le cabinet arbitre ensuite l'enveloppe de détention au regard de la fiscalité et de la transmission, intègre l'analyse à un bilan patrimonial d'ensemble, et assure le suivi dans la durée. Chaque choix est articulé avec le reste du patrimoine, pas traité comme un produit isolé.
Ce que le rendement affiché ne dit pas toujours

Fonds immobiliers : les angles morts qui pèsent sur le rendement net

Le taux de distribution mis en avant ne reflète ni la fiscalité, ni la liquidité, ni les frais. Plusieurs angles morts peuvent transformer un placement attractif sur le papier en déception nette. Voici les points à vérifier avant de souscrire.

Le rendement brut confondu avec le rendement net

Le taux de distribution est annoncé brut de fiscalité. Pour une SCPI française détenue en direct, les revenus fonciers supportent le barème de l'impôt sur le revenu plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Un foyer à forte tranche marginale peut ainsi voir son rendement net divisé par deux ou trois. Le choix de l'enveloppe (assurance-vie, capitalisation, PER) et la part de SCPI européennes, exonérées de prélèvements sociaux français, sont décisifs pour préserver le rendement net.

Notre approche

Une sélection indépendante, calibrée sur le patrimoine

Un fonds immobilier ne se résume pas à un produit à acheter. Son intégration mobilise la fiscalité des revenus, l'enveloppe de détention, l'IFI et la transmission. ATRIOMA structure cette articulation en trois temps.

1. Analyser

Le besoin et le patrimoine existant

Horizon, objectif (revenus ou capitalisation), tranche marginale d'imposition, exposition immobilière déjà constituée et assujettissement éventuel à l'IFI (art. 965 CGI). La transparence fiscale des fonds (art. 8 CGI) impose de raisonner au niveau du foyer, pas du seul produit.

2. Calibrer

Le véhicule, l'enveloppe et le financement

Sélection du fonds, choix de l'enveloppe (détention directe en revenus fonciers, assurance-vie, capitalisation, PER, holding à l'IS) et calibrage de l'éventuel financement, intérêts déductibles au réel (art. 31 CGI). Le dosage entre SCPI françaises et européennes ajuste la charge de prélèvements sociaux.

3. Coordonner

La mise en œuvre et le suivi

Souscription, articulation avec le notaire pour un démembrement (art. 968 CGI), avec l'expert-comptable pour une détention via société. Chaque opération s'inscrit dans une logique économique réelle pour résister à la jurisprudence sur l'abus de droit (art. L. 64 LPF), et fait l'objet d'un suivi dans la durée.

En perspective

Le fonds immobilier, un placement qui se pilote dans la durée


Un actif patrimonial, pas un produit de rendement.

Un fonds immobilier ne se juge pas à son taux de distribution d'une année. Il s'inscrit dans un horizon long, qui couvre la constitution de la poche immobilière, la perception des revenus, l'éventuelle transmission et la revente des parts. La commission de souscription, le délai de jouissance et la fiscalité ne s'amortissent que sur la durée. Penser le placement comme un produit de rendement immédiat conduit à des arbitrages mal calibrés.

Une enveloppe choisie, pas un produit empilé.

Pour un patrimoine significatif, l'enjeu n'est pas d'accumuler des parts de SCPI, mais de loger chaque ligne dans l'enveloppe adaptée. La détention directe convient à certains profils, l'assurance-vie à d'autres, la nue-propriété aux contribuables exposés à l'IFI. Cette articulation, intégrée à une analyse patrimoniale d'ensemble, distingue une stratégie cohérente d'un simple empilement de produits attractifs sur le papier.

Un cadre fiscal qui évolue, pas une règle figée.

L'environnement fiscal des fonds immobiliers bouge régulièrement. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a relevé les prélèvements sociaux sur les revenus de capitaux mobiliers à 18,6 %. Les revenus fonciers, les plus-values immobilières et l'assurance-vie restent maintenus à 17,2 %. La loi de finances pour 2026 a, de son côté, écarté le projet d'impôt sur la fortune improductive : l'IFI classique reste applicable. Les conventions fiscales des SCPI européennes, la doctrine sur les sociétés civiles en assurance-vie et les arbitrages de chaque société de gestion font partie des paramètres à suivre. Une stratégie construite aujourd'hui doit pouvoir être révisée demain.

Alexis Barrat, Gérant d'ATRIOMA Gestion Privée — cabinet de conseil indépendant Paris 16e
Le cabinet

Un cabinet, trois pôles d'expertise


Afin d'apporter une expertise globale à ses clients et de répondre à l'ensemble de leurs problématiques, le cabinet s'articule autour de trois pôles spécialisés. Chacun apporte une réponse experte et adaptée aux enjeux financiers, juridiques, assurantiels et immobiliers.

Pôle Ingénierie patrimoniale et financière

Un accompagnement stratégique et sur mesure pour structurer, valoriser et transmettre. De la stratégie fiscale aux arbitrages d'investissement, ATRIOMA se positionne en chef d'orchestre pour une gestion cohérente et pérenne des actifs.

Pôle Assurance

Assurance de personnes et IARD pour une couverture complète. ATRIOMA accompagne ses clients particuliers, professionnels et entreprises dans la mise en place de garanties calibrées au profil de risque.

Pôle Immobilier

Investissements et cessions de biens professionnels ou familiaux. Le cabinet apporte un accompagnement sur mesure pour sécuriser les projets immobiliers de bout en bout, depuis l'audit initial jusqu'à la finalisation des actes.

Fondé en 2019 et établi au 56 rue de Passy dans le 16e arrondissement de Paris, ATRIOMA est un cabinet de conseil multidisciplinaire en gestion privée. Le cabinet exerce sous quatre statuts réglementés : Conseiller en Investissements Financiers (CIF), Courtier en Assurance (COA), Courtier en Opérations Bancaires et en Services de Paiement (COBSP), et Carte T pour les transactions immobilières. ATRIOMA est immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 19006974 et supervisé par l'AMF et l'ACPR.

Avis clients

Ce que disent nos clients

5,0 · 82 avis Google
Quentin Goudier
Client ATRIOMA
·Juillet 2024

Un grand merci à Atrioma, et tout particulièrement à Alexis et Adrien qui m'ont encadré et apporté tous les conseils dont j'avais besoin.

Julie J
Cliente ATRIOMA
·Juin 2025

Très bons conseils et accompagnement, je recommande !

Eddy Seys
Client ATRIOMA
·Juin 2025

Excellents conseils, sérieux et professionnel. Je conseille vivement.

Arnaud Trottier
Client ATRIOMA
·Avril 2025

Client depuis 5 ans, je ne peux que recommander.