L'action est un titre de propriété qui expose à la croissance de l'entreprise et à sa volatilité. L'obligation est un titre de créance qui rapporte un coupon contre un risque de crédit et de taux. Aucune des deux ne suffit seule. Toute allocation de gestion privée repose sur leur articulation, calibrée selon l'horizon, le profil de risque et les enveloppes disponibles.
Prendre rendez-vousL'action est un titre de propriété : elle donne droit à une fraction du capital, à un dividende variable et à la plus-value en cas de croissance. L'obligation est un titre de créance : elle donne droit à un coupon fixe ou indexé et au remboursement du capital à l'échéance. Deux contrats juridiques, deux profils rendement-risque.
En période de tensions boursières, les obligations souveraines de qualité jouent souvent un rôle d'amortisseur des baisses sur les actions. Cette décorrélation partielle est la justification théorique de l'allocation mixte. Elle n'est jamais totale : les phases de hausse simultanée des taux et de baisse des actions (2022) rappellent qu'elle dépend du régime macroéconomique.
La part d'actions augmente avec l'horizon (plus de temps pour absorber la volatilité) et la tolérance au risque. La part d'obligations protège le capital à court terme et stabilise les revenus. Les règles d'allocation par âge donnent une indication, pas une vérité : la structure des revenus et le besoin de liquidité du foyer pèsent autant que la date de naissance.
Quatre traits, deux classes. L'investisseur particulier découvre généralement les actions par le rendement et la croissance, les obligations par le risque perçu plus faible. Ces images d'Épinal sont trompeuses. Quatre traits techniques structurent la réalité de chaque classe et conditionnent toute construction d'allocation cohérente.
Sur très long terme (20-30 ans), les actions dépassent en moyenne les autres classes. Mais cette prime de risque est compensée par des baisses ponctuelles de 30 à 50 % en cas de crise majeure. La règle d'or : la part actions doit être adossée à un horizon qui permet d'absorber ces creux sans devoir vendre au pire moment.
Le risque de crédit (l'émetteur peut faire défaut) et le risque de taux (la valeur baisse quand les taux montent) ne se voient pas tant qu'on garde l'obligation jusqu'à l'échéance. Sur un fonds obligataire, ils se matérialisent en cours de vie. Le choc 2022-2023 a rappelé que « obligation » n'est pas synonyme de « sans risque » pour le détenteur intermédiaire.
La valeur de l'allocation mixte ne tient pas à la somme des rendements mais à leur comportement croisé. Une part obligataire de qualité amortit statistiquement les chocs actions. La corrélation n'est jamais constante : elle dépend des régimes de marché (taux stables, taux haussiers, inflation, récession). C'est ce qui justifie une revue périodique de l'allocation.
Acheter une action américaine en direct ou un ETF S&P 500 expose à des sous-jacents similaires. Ce qui change vraiment l'expérience d'investissement, c'est l'enveloppe (CTO, PEA, assurance-vie), les frais de gestion et la discipline de rééquilibrage. Le débat titres vifs vs fonds est secondaire à ces trois leviers.
Choisir, doser, surveiller. Trois temps structurent une allocation actions-obligations cohérente. Le choix des titres et des fonds définit l'exposition réelle. Le dosage entre actions et obligations calibre le couple rendement-risque. La surveillance maintient l'allocation dans sa cible et réagit aux signaux du marché. Aucun ne se traite isolément : c'est leur articulation qui distingue une vraie gestion d'une accumulation de paris ponctuels.
Sélectionner les titres et les fonds qui composent l'exposition
À la construction du portefeuille, puis à chaque arbitrage de remplacement. La sélection détermine la qualité réelle de l'exposition, au-delà de l'allocation cible. Une part actions de 60 % peut signifier dix réalités différentes selon les véhicules retenus.
Calibrer la répartition actions / obligations
À l'ouverture du dossier patrimonial, puis à chaque changement structurel (mariage, enfant, vente d'entreprise, départ en retraite). Le dosage n'est pas un chiffre fixe : il évolue avec l'horizon, la situation patrimoniale et la tolérance au risque, mais reste stable sur des périodes de 3 à 5 ans entre revues.
Maintenir l'allocation dans sa cible, réagir aux signaux
En continu, avec une revue formelle au moins annuelle. La surveillance prévient deux dérives : la dérive mécanique (les actifs qui montent prennent une place excessive dans le portefeuille) et la dérive comportementale (renforcer les positions gagnantes, fuir les positions perdantes au pire moment).
Une stratégie actions-obligations cohérente articule les trois temps. Le choix sans dosage donne une accumulation de paris sans logique d'ensemble. Le dosage sans surveillance se dégrade mécaniquement en quelques années sous l'effet des rendements différenciés. La surveillance sans revue stratégique de la cible cristallise une allocation qui ne correspond plus à la situation patrimoniale du foyer. Les trois ensemble forment la discipline d'une gestion sérieuse.
Allouer entre actions et obligations ne se résume pas à un curseur sur un slider de profil de risque. C'est un travail à plusieurs niveaux articulés. La répartition stratégique de long terme, la sélection des véhicules (titres en direct, OPCVM, ETF), la diversification géographique et sectorielle, le calibrage de la duration obligataire. Le choix des enveloppes hôtes (CTO, PEA, assurance-vie), la fiscalité courante des revenus du portefeuille, et la discipline de rééquilibrage. Chacune de ces décisions interagit avec les autres : une mauvaise sélection peut ruiner une bonne allocation, une bonne sélection logée dans la mauvaise enveloppe paie sa fiscalité au prix fort.
ATRIOMA tient ce rôle d'architecte. Le cabinet est l'interlocuteur unique du client et articule, dans une même méthode, la cartographie des enveloppes existantes, la définition de l'allocation cible, la sélection des supports, le calibrage fiscal, et la coordination des revues périodiques. L'indépendance vis-à-vis des sociétés de gestion garantit que la sélection se fait sur la qualité du véhicule, pas sur la marge commerciale. Chaque arbitrage est documenté pour être révisable et tracé dans le temps.
Allouer entre actions et obligations, ce n'est pas choisir un curseur de risque. C'est construire deux expositions qui ne réagissent pas aux mêmes signaux et qui se complètent en régime adverse.
Deux titres, deux risques. Action et obligation reposent sur deux mécaniques économiques distinctes. L'action verse un dividende variable et expose à la plus-value du cours ; l'obligation verse un coupon contractuel et expose au risque de crédit et de taux. Comprendre ces mécaniques sous-jacentes conditionne toute construction d'allocation cohérente, y compris le calibrage de la duration et l'arbitrage du couple décorrélé.
L'actionnaire détient une fraction du capital social de la société émettrice. Il perçoit deux flux distincts. D'une part le dividende, fraction du bénéfice distribué par décision d'assemblée générale, variable d'une année à l'autre, voire suspendu en cas de pertes. D'autre part la plus-value latente liée à l'évolution du cours, qui ne se matérialise qu'à la cession. En 2026, le CAC 40 verse un rendement moyen pondéré de 3,3 à 3,7 %. Les disparités sectorielles sont fortes : certaines valeurs des banques et de l'énergie dépassent 6 %, les valeurs de croissance se situent sous 2 %. La volatilité moyenne d'un grand indice est de 15 à 20 % par an : une baisse de 30 à 50 % sur une crise majeure n'est pas exceptionnelle. L'horizon doit absorber ces creux sans contrainte de vente.
L'obligataire prête un capital nominal à un émetteur (État, collectivité, entreprise) qui s'engage à verser un coupon périodique (fixe ou indexé) et à rembourser le capital à l'échéance. La rémunération est connue à l'achat dans le scénario où le détenteur conserve le titre jusqu'à terme et où l'émetteur ne fait pas défaut. En mai 2026, l'OAT française à 10 ans rapporte environ 3,5 à 3,8 %, le Bund allemand 3,1 %. Les obligations Investment Grade ajoutent 50 à 150 points de base au-dessus du souverain, et les High Yield 300 à 600 points de base selon la notation. Deux risques structurels coexistent. Le risque de crédit correspond à la défaillance de l'émetteur, mesuré par les notations S&P/Moody's/Fitch. Le risque de taux fait baisser la valeur de marché du titre quand les taux montent, à mesure inverse de la duration.
La duration est une moyenne pondérée des flux d'une obligation, exprimée en années. Elle approxime la sensibilité du prix à une variation des taux : une duration de 5 signifie qu'une hausse de 1 point des taux fait baisser la valeur d'environ 5 %, et inversement. Pour un portefeuille, la duration moyenne pondérée résume l'exposition. Le choc de hausse des taux 2022-2023 a fait perdre 10 à 20 % aux portefeuilles obligataires longs. Il a rappelé que « obligation » n'est pas synonyme de « sans risque » pour le détenteur en cours de vie. En 2026, avec des taux long terme stabilisés autour de 3,5 %, l'arbitrage de duration redevient stratégique. Duration courte (1-3 ans) pour la liquidité, duration longue (7-10 ans) pour capter le rendement courant et la sensibilité aux baisses futures.
La valeur d'une allocation mixte tient à la décorrélation partielle des deux classes : en période de tensions boursières, les obligations souveraines de qualité jouent statistiquement un rôle d'amortisseur. Cette décorrélation n'est pas une constante : elle dépend du régime macroéconomique. En 2022, la hausse simultanée des taux et la baisse des actions ont fait défaillir le coussin obligataire classique, phénomène rare mais réel. Une allocation 60/40 typique (60 % actions / 40 % obligations) délivre historiquement un rendement nominal de 5 à 7 % par an avec une volatilité d'environ 10 %, à comparer aux 15-20 % d'un portefeuille tout-actions. Le ratio rendement-risque (Sharpe) du couple décorrélé reste supérieur à celui des deux classes prises isolément, sauf rares phases de bascule simultanée.
Comparer les classes d'actifs en valeur absolue n'a pas de sens : chacune répond à un besoin différent. Le tableau ci-dessous synthétise sept critères structurants pour quatre profils d'exposition que ATRIOMA combine dans les allocations clients. Les chiffres de rendement sont des ordres de grandeur historiques et marché 2026, à actualiser selon les conditions du moment.
| Critère | Actions cotées | Obligations Investment Grade | Obligations High Yield | Allocation mixte 60/40 |
|---|---|---|---|---|
| Nature juridique | Titre de propriété : fraction du capital social, droits politiques (vote en AG) et économiques (dividende) | Titre de créance sur émetteur noté BBB- ou supérieur par S&P/Fitch (Baa3 chez Moody's) | Titre de créance sur émetteur noté en dessous de BBB- (catégorie spéculative) | Combinaison 60 % actions / 40 % obligations souveraines et corporate Investment Grade |
| Rendement attendu (long terme) | Historiquement 6-9 % par an nominal long terme (5-7 % en réel), hors fiscalité, variance forte selon zone et période | OAT 10 ans 3,5-3,8 % en mai 2026 ; corporate IG 4,0-5,0 % selon notation | 6,5-9,0 % selon segment : prime de risque crédit de 300-600 pb au-dessus du souverain | Historiquement 5-7 % par an nominal long terme avec volatilité réduite ; ratio Sharpe supérieur aux classes prises seules |
| Volatilité annualisée | 15-20 % par an sur grand indice : baisses ponctuelles de 30-50 % en crise majeure | 3-7 % selon duration : choc 2022 a montré que la volatilité monte en cycle de hausse de taux | 8-12 % : comportement intermédiaire entre actions et IG, corrélation accrue aux actions en stress | 9-12 % : réduction significative par rapport au 100 % actions, sauf en bascule simultanée (2022) |
| Risque principal | Risque de marché (volatilité), risque spécifique de l'émetteur, risque sectoriel et géographique | Risque de taux dominant : la valeur de marché varie en sens inverse des taux, proportionnellement à la duration | Risque de crédit dominant (probabilité de défaut 2-5 % par an), risque de liquidité en cycle adverse | Risque atténué par décorrélation partielle ; bascule possible en régime atypique (inflation + récession) |
| Horizon de placement | Long terme : 8 ans minimum recommandé pour absorber la volatilité statistique | Aligné sur la maturité ou la duration cible : 1-3 ans court, 5-7 ans moyen, 10+ ans long | Moyen terme : 5 ans recommandés pour absorber cycles crédit et volatilité accrue | Long terme : 5-10 ans selon part actions, profil de référence pour épargne retraite et patrimoine |
| Liquidité du marché secondaire | Très forte sur grandes capitalisations ; faible sur small caps et marchés émergents | Bonne sur souverains de grand pays ; correcte sur corporate IG via OPCVM et ETF | Plus difficile à liquider rapidement en cycle adverse : l'accès via OPCVM atténue le problème | Bonne en moyenne : arbitrer en cas de stress oblige à céder sur des marchés simultanément tendus |
| Enveloppe d'accueil privilégiée | PEA pour actions européennes éligibles ; CTO pour actions internationales, AV pour unités de compte | Fonds en euros de l'AV (poche déléguée à l'assureur), OPCVM obligataires en UC ou en CTO | OPCVM dédiés en CTO ou en AV (UC obligataires HY), accès rarement en direct sur titres unitaires | Combinaison PEA (poche actions européennes) + AV (poche obligataire et internationale) + CTO (compléments) |
Tableau indicatif qui ne remplace pas une analyse au cas par cas. Le bon arbitrage entre profils dépend de la composition globale du patrimoine, du profil de revenus, des objectifs (rendement courant ou capitalisation), de l'horizon et de la tolérance aux baisses ponctuelles. Une allocation cohérente combine généralement plusieurs profils selon la stratification du patrimoine : une poche court terme (obligations IG courtes), une poche moyen terme (mixte 60/40), une poche long terme (actions diversifiées).
Une allocation actions-obligations cohérente se calibre sur l'horizon, la structure du patrimoine et le besoin de revenus. Les quatre profils ci-dessous illustrent des situations récurrentes en cabinet : l'allocation cible et les véhicules retenus diffèrent significativement, alors même que les classes d'actifs sous-jacentes restent les mêmes.
"L'allocation n'est jamais un chiffre absolu. C'est un compromis calibré entre l'horizon, la tolérance aux baisses, et le besoin de revenus stables — et qui change avec la vie."
Pour un cadre de 35 ans avec capacité d'épargne mensuelle et horizon de plus de 20 ans, la part actions peut atteindre 70 % du portefeuille financier. Le PEA est saturé prioritairement avec un ETF Stoxx Europe 600 ou MSCI Europe : l'exonération d'IR après 5 ans rend cette enveloppe très efficiente pour la capitalisation des actions européennes. Une assurance-vie en gestion pilotée prudente accueille la poche obligataire (30 %) via fonds en euros et UC obligataires. Un CTO peut ouvrir l'exposition aux actions américaines et émergentes hors PEA, en complément.
Pour un couple de 55 ans avec un patrimoine financier de 800 000 € à 1,5 M€ et un horizon de 15 ans avant retraite, l'allocation cible est typiquement 50/50. La part actions (400 000 € à 750 000 €) se répartit entre PEA des deux conjoints (jusqu'à 300 000 € à eux deux), assurance-vie en UC actions internationales et CTO pour les marchés hors PEA. La part obligataire combine fonds en euros, OPCVM obligataires Investment Grade et quelques lignes High Yield calibrées pour ne pas dépasser 5 % du portefeuille total.
Pour un dirigeant ayant cédé son entreprise et disposant d'un capital de 3 à 10 M€, la priorité bascule de la croissance vers la préservation. Une allocation 40 % actions / 60 % obligations stabilise le patrimoine tout en captant une part de la prime de risque. La poche actions se diversifie largement (gestion indicielle mondiale + quelques convictions sectorielles via OPCVM actifs). La poche obligataire combine OAT longues (sensibilité aux baisses de taux futures), corporate Investment Grade européens, dette émergente couverte. Les produits structurés peuvent compléter la poche par des profils rendement-risque calibrés (autocalls, fonds à formule). L'assurance-vie luxembourgeoise prend une part centrale pour les patrimoines de cette taille (super-privilège, fonds dédiés, mobilité internationale).
Pour un retraité de 70 ans souhaitant générer un revenu complémentaire et préparer la transmission, l'allocation cible est typiquement 30 % actions / 70 % obligations et fonds en euros. Les actions conservées sur des valeurs défensives à dividendes stables (utilities, énergie, banques européennes) génèrent un revenu courant via les coupons et dividendes. La poche obligataire stabilise le capital et alimente les rachats programmés en assurance-vie. La transmission est anticipée par donation en démembrement de portefeuille (nue-propriété aux enfants, usufruit conservé) et par mobilisation du cadre 990 I CGI (versements en AV avant 70 ans à 152 500 € par bénéficiaire).
Chaque allocation est singulière. Un échange avec un conseiller ATRIOMA permet de cartographier l'existant, définir la répartition cible entre actions et obligations, sélectionner les véhicules les plus efficients et organiser le rééquilibrage périodique.
Prendre rendez-vousChaque allocation est singulière. Un échange avec un conseiller ATRIOMA permet de cartographier l'existant, définir la répartition cible entre actions et obligations, sélectionner les véhicules les plus efficients et organiser le rééquilibrage périodique.
Prendre rendez-vousL'allocation actions-obligations paraît simple en théorie : un curseur de profil, un horizon, une cible. Dans les faits, quatre angles morts techniques transforment une allocation séduisante en exposition mal contrôlée, un rendement attendu en rendement réel décevant, et une diversification théorique en concentration cachée. Voici les pièges qui exigent une vraie discipline de gestion.
Une part actions de 60 % concentrée à 70 % sur les valeurs françaises (CAC 40, EuroStoxx) n'offre pas la diversification annoncée par le chiffre global. La France représente environ 3 % du MSCI World, l'Europe 15 %, les États-Unis 60 %, l'Asie et les émergents le reste. Un portefeuille sur-pondéré sur les valeurs domestiques expose au risque souverain, sectoriel et politique français. La correction passe par une exposition mondiale via ETF répliquant le MSCI World ou le MSCI ACWI, avec éventuellement une sur-pondération mesurée Europe pour bénéficier du PEA, mais sans dépasser 25-30 % de la poche actions.
Le détenteur d'un fonds obligataire de duration 8 qui se réjouit d'un rendement nominal de 4 % ignore qu'une hausse de 1 point des taux fera baisser la valeur de marché de son fonds d'environ 8 %. Le rendement annuel net peut alors devenir négatif, à l'image de 2022. À l'inverse, une duration trop courte (1-2) sécurise la valeur mais expose à un risque de réinvestissement en cas de baisse des taux. La duration cible d'un portefeuille obligataire est un arbitrage stratégique conscient, à calibrer sur l'horizon du foyer et les anticipations de cycle de taux, pas un paramètre par défaut du fonds choisi.
Sur un horizon de 20 ans, des frais annuels de 2 % au lieu de 0,5 % font perdre près de 30 % du capital final à rendement brut identique. Le piège est cumulatif : frais de gestion du fonds (1 à 2 %), frais de l'enveloppe (assurance-vie typique 0,8 %), commissions liées au dépassement d'indice, frais d'arbitrage, frais de courtage. Un portefeuille apparemment bien construit peut se transformer en machine à frais si chaque couche est tarifée distinctement. La discipline ATRIOMA consiste à privilégier les ETF en cœur de portefeuille pour les expositions efficientes et à n'accepter les frais de gestion active que là où la valeur ajoutée est démontrée et mesurable.
ATRIOMA conduit l'analyse en trois temps. D'abord la définition de l'allocation stratégique cible (répartition actions/obligations, diversification géographique, duration obligataire) à partir du profil de risque mesuré et de l'horizon effectif du foyer. Ensuite la sélection des véhicules : ETF indiciels en cœur, OPCVM actifs sur les segments justifiés, titres en direct sur les convictions argumentées. Enfin la mise en place de la discipline de rééquilibrage : calendaire annuel ou semestriel, en seuil de 5 ou 10 points. Cette discipline s'accompagne d'une revue stratégique de la cible tous les 3 à 5 ans ou à chaque événement structurant. La traçabilité documente chaque arbitrage pour résister à la dérive des marchés et des biais comportementaux.
Une allocation actions-obligations efficace ne se résume pas à choisir un pourcentage et un ETF. Elle suppose une méthode disciplinée qui cartographie l'existant, calibre la cible et coordonne la mise en œuvre dans la durée. ATRIOMA structure cette méthode en trois temps articulés.
1. Cartographier
Inventaire complet des contrats existants : PEA, assurance-vie française et luxembourgeoise, contrat de capitalisation, PER, CTO. Reconstitution de l'exposition réelle : part actions effective vs déclarée, diversification géographique et sectorielle réelle, duration obligataire pondérée, frais cumulés annualisés. La cartographie révèle souvent un écart significatif entre l'allocation perçue et l'allocation réelle.
2. Calibrer
Définition de l'allocation stratégique sur la base du profil de risque mesuré (questionnaire MIF), de l'horizon effectif et de la structure des revenus. Calibrage de la diversification géographique (Europe, Amérique, Asie, émergents), sectorielle et de la duration obligataire. Sélection des véhicules sur quatre critères : régularité de rendement face à l'indice de référence, niveau et structure des frais, qualité de la société de gestion, transparence du processus. ETF en cœur indiciel, OPCVM actifs sur les segments justifiés, titres en direct sur les convictions documentées.
3. Coordonner
Mise en place de la discipline de rééquilibrage : calendaire annuel ou semestriel, ou en seuil de 5 ou 10 points selon le profil du client et la friction fiscale. Revue stratégique de la cible tous les 3 à 5 ans ou à chaque événement structurant (mariage, enfant, vente d'entreprise, départ en retraite). Documentation de chaque arbitrage et de sa justification pour résister à la dérive comportementale (vendre la peur, acheter l'euphorie). Suivi des évolutions législatives et de la doctrine BOFiP qui affectent la fiscalité du portefeuille.
Une discipline, pas une intuition.
Allouer entre actions et obligations sur l'intuition du moment, c'est statistiquement perdre la prime de risque. Vendre quand les marchés baissent, acheter quand ils montent, sur-pondérer la zone qui a brillé l'an dernier : les comportements de l'intuition sont précisément ceux que les études actuarielles identifient comme destructeurs de valeur. La discipline d'allocation consiste à définir une cible cohérente avec son horizon et sa tolérance, puis à s'y tenir malgré les signaux contraires. Le rééquilibrage périodique force mécaniquement à vendre haut et acheter bas, ce que l'intuition fait rarement. C'est le premier avantage d'un accompagnement : tenir la discipline quand le bruit ambiant pousse à dévier.
Une articulation entre sous-jacents et enveloppes, pas un choix isolé.
L'allocation actions-obligations et le choix des enveloppes (CTO, PEA, assurance-vie, contrat de capitalisation) sont deux décisions distinctes mais articulées. Le bon ordre est de décider d'abord l'allocation stratégique entre actions et obligations selon le profil et l'horizon, puis de loger chaque actif dans l'enveloppe la plus efficiente fiscalement. L'inverse — choisir l'enveloppe d'abord et y loger ce qui s'y prête — conduit à des arbitrages opportunistes mais patrimonialement instables. Une analyse patrimoniale globale assure la cohérence des deux niveaux.
Un horizon mobile, pas une cible figée.
L'allocation cible n'est pas un chiffre établi pour la vie. Elle se révise à chaque événement structurant : mariage, naissance d'un enfant, vente d'entreprise, départ en retraite, succession. À 35 ans, une allocation 70/30 fait sens pour un horizon de 25 ans. À 70 ans, une allocation 30/70 stabilise le capital et alimente le revenu courant. La transition entre ces deux postures se fait progressivement, sur 10 à 15 ans, avec une revue stratégique tous les 3 à 5 ans. Le rôle d'un accompagnement de gestion privée est précisément de tenir cette mobilité : la cible évolue avec la vie, la discipline reste constante.
Afin d'apporter une expertise globale à ses clients et de répondre à l'ensemble de leurs problématiques, le cabinet s'articule autour de trois pôles spécialisés. Chacun apporte une réponse experte et adaptée aux enjeux financiers, juridiques, assurantiels et immobiliers.
Un accompagnement stratégique et sur mesure pour structurer, valoriser et transmettre. De la stratégie fiscale aux arbitrages d'investissement, ATRIOMA se positionne en chef d'orchestre pour une gestion cohérente et pérenne des actifs.
Assurance de personnes et IARD pour une couverture complète. ATRIOMA accompagne ses clients particuliers, professionnels et entreprises dans la mise en place de garanties calibrées au profil de risque.
Investissements et cessions de biens professionnels ou familiaux. Le cabinet apporte un accompagnement sur mesure pour sécuriser les projets immobiliers de bout en bout, depuis l'audit initial jusqu'à la finalisation des actes.
Fondé en 2019 et établi au 56 rue de Passy dans le 16e arrondissement de Paris, ATRIOMA est un cabinet de conseil multidisciplinaire en gestion privée. Le cabinet exerce sous quatre statuts réglementés : Conseiller en Investissements Financiers (CIF), Courtier en Assurance (COA), Courtier en Opérations Bancaires et en Services de Paiement (COBSP), et Carte T pour les transactions immobilières. ATRIOMA est immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 19006974 et supervisé par l'AMF et l'ACPR.
Un grand merci à Atrioma, et tout particulièrement à Alexis et Adrien qui m'ont encadré et apporté tous les conseils dont j'avais besoin.
Très bons conseils et accompagnement, je recommande !
Excellents conseils, sérieux et professionnel. Je conseille vivement.
Client depuis 5 ans, je ne peux que recommander.
Enveloppe libre sans plafond, accueille toutes les actions et obligations hors PEA et hors offre assureur.
En savoir plusPlan d'épargne en actions : exonération d'IR après 5 ans sur les actions européennes, à saturer en priorité.
En savoir plusCapitalisation pilotée des poches obligataires et actions, cadre successoral dérogatoire de l'art. 990 I CGI.
En savoir plusCompléter une allocation actions-obligations par une exposition immobilière indirecte, faiblement corrélée aux marchés cotés.
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