Courtage en assurance · Cyber-risques entreprises

Assurance cyber-risques rançongiciel, fuite de données, interruption d'activité, NIS 2 à articuler

L'ANSSI a traité 1 366 incidents de cybersécurité en 2025 (Panorama de la cybermenace 2025), avec une hausse de 51 % des exfiltrations de données. La directive NIS 2, adoptée fin 2022, dont la transposition française est en cours d'examen au Parlement, et le règlement DORA en vigueur depuis janvier 2025 renforcent les obligations. Pourtant, moins de 5 % des petites entreprises sont assurées. ATRIOMA met les assureurs cyber en concurrence, instruit le dossier d'éligibilité et défend les conditions au renouvellement.

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L'essentiel

Un risque mature, un marché jeune, un cadre réglementaire qui se durcit

01

Un risque industrialisé

L'ANSSI a traité 1 366 incidents de cybersécurité en 2025, avec une hausse de 51 % des exfiltrations de données (196 cas, contre 130 en 2024). La cybercriminalité s'industrialise et frappe toutes les tailles d'entreprise. L'argument du « trop petit pour être visé » ne tient plus.

02

Trois piliers techniques non négociables

En 2026, l'assurance cyber est conditionnée à trois prérequis : MFA sur tous les accès distants et comptes à privilèges, sauvegardes 3-2-1 testées, EDR déployé. L'absence d'un seul est éliminatoire.

03

NIS 2, DORA, RGPD à articuler

La directive NIS 2 élargit le périmètre à 18 secteurs et engage la responsabilité personnelle des dirigeants. DORA encadre le financier depuis janvier 2025. Le RGPD article 32 reste le socle.

Ce que le courtier apporte

Quatre apports distinctifs du courtier en assurance cyber

Le marché de l'assurance cyber est jeune, instable, marqué par une forte volatilité des primes et une asymétrie d'information entre assureurs et assurés. Les écarts d'éligibilité, de tarification et d'exclusions entre assureurs peuvent être considérables pour un même profil d'entreprise.

Pré-instruction du dossier d'éligibilité

Avant souscription, le cabinet audite la maturité cyber de l'entreprise et identifie les points qui bloquent l'éligibilité. Mieux vaut combler les écarts avant que d'essuyer un refus de souscription qui pèsera sur les négociations suivantes.

Mise en concurrence du marché

Le cabinet sollicite en parallèle assureurs traditionnels (Hiscox, Beazley, Chubb, AXA, AIG, Generali) et assurtechs spécialisées (Stoïk, Dattak, CyberCover). Les écarts de prime et d'exclusions sont souvent supérieurs à 30 % pour un même profil.

Coordination en cas d'incident

En cas d'incident, le courtier devient l'interface unique entre l'entreprise, l'assureur, l'expert forensique, le négociateur, le DPO, l'avocat spécialisé et la cellule de communication. Cette orchestration change l'issue de la crise.

Défense des conditions au renouvellement

Le marché a connu des hausses brutales en 2022 puis s'est stabilisé en 2026 à +8 à +12 % en moyenne. Le courtier teste le marché plutôt que de subir, négocie le maintien des conditions et arbitre entre fidélité et concurrence.

ATRIOMA — Cabinet de courtage indépendant
ATRIOMA Gestion Privée

L'interface unique entre l'entreprise, l'assureur cyber et la cellule de crise

L'assurance cyber mobilise plusieurs lectures simultanées. La maturité technique de l'entreprise et les prérequis d'éligibilité 2026 (MFA, sauvegardes 3-2-1, EDR). Le périmètre exact du contrat : dommages propres, pertes d'exploitation, responsabilité civile cyber, frais juridiques et de notification. La conformité réglementaire qui s'applique, NIS 2, DORA, RGPD article 32. L'articulation avec les contrats connexes : RC Pro, multirisque professionnelle, RC des mandataires sociaux rendue plus exposée par la responsabilité personnelle des dirigeants introduite par NIS 2.

ATRIOMA tient ce rôle d'interface. Le cabinet pré-instruit le dossier d'éligibilité, met les assureurs cyber en concurrence, négocie le plafond et les exclusions, et coordonne en cas d'incident la cellule de crise. Chaque arbitrage est pris dans la logique de l'ensemble de l'assurance de l'entreprise, pas sur un contrat isolé.

Les acteurs du marché

Assureurs traditionnels et assurtechs spécialisées

Le marché de l'assurance cyber est dominé par une dizaine d'acteurs. D'un côté les assureurs internationaux historiques (Hiscox, Beazley, Chubb, AIG, Allianz, AXA, Generali). De l'autre les assurtechs françaises spécialisées qui ont émergé sur le segment des PME (Stoïk, Dattak, CyberCover). ATRIOMA fait dialoguer ces familles d'acteurs pour aller chercher la meilleure combinaison tarif, périmètre, exclusions et services associés.

L'apport ATRIOMA

Auditer · Négocier · Coordonner

Auditer

  • Pré-instruction du dossier d'éligibilité aux prérequis 2026
  • Évaluation MFA, sauvegardes 3-2-1, EDR, gouvernance NIS 2
  • Cartographie des données sensibles et exposition RGPD
  • Identification des contrats SaaS critiques et clauses fournisseurs
  • Lecture du contrat existant : exclusions, plafonds, sous-limites

Négocier

  • Consultation parallèle des assureurs traditionnels et assurtechs
  • Négociation du plafond global, des sous-limites et de la franchise
  • Cadrage des exclusions, particulièrement actes de guerre et risque systémique
  • Articulation avec la RC Pro et la multirisque professionnelle
  • Coordination avec la RC des mandataires sociaux rendue plus exposée par NIS 2

Coordonner

  • Interface unique en cas d'incident, 24/7 selon les contrats
  • Activation de la cellule de crise et du réseau d'experts
  • Liaison avec l'expert forensique, le négociateur, l'avocat spécialisé
  • Coordination DPO sur la notification CNIL et la communication aux victimes
  • Suivi de l'indemnisation et défense face à l'assureur
Tarification

Comment se calcule la prime d'assurance cyber

La tarification est calibrée au cas par cas, sur un questionnaire d'éligibilité de plusieurs dizaines de pages. Pour une PME de moins de 10 M€ de CA avec un bon niveau de maturité cyber, la cotisation annuelle se situe généralement entre 3 000 et 15 000 euros selon le plafond retenu. Au-delà, la prime suit une logique très sensible au profil exact.

Le cabinet oriente chaque dossier vers les assureurs où le profil obtient les meilleures conditions, en tenant compte du périmètre de garanties, des sous-limites et de la qualité du réseau d'experts mobilisable en cas d'incident.

01

Chiffre d'affaires et sensibilité des données

Une entreprise qui traite des données de santé, bancaires ou financières paie significativement plus qu'une entreprise industrielle équivalente. Le volume de données personnelles pèse autant que le CA.

02

Secteur d'activité

Santé, finance, e-commerce, industrie 4.0 et collectivités sont jugés plus exposés. Certains secteurs (cryptomonnaie, jeux en ligne) sont quasi inassurables aux conditions standard.

03

Maturité cyber évaluée

Présence et qualité des trois piliers MFA, sauvegardes 3-2-1, EDR. Formation cyber des collaborateurs. Gouvernance NIS 2 et gestion du risque tiers. Tout écart pèse à la hausse, parfois jusqu'à un refus de souscription.

04

Historique de sinistralité

L'assureur examine l'historique d'incidents déclarés et le ratio sinistres sur primes du portefeuille de l'entreprise. Un sinistre non maîtrisé sur les cinq dernières années peut renchérir significativement la prime.

Les formules

Trois niveaux de couverture, selon la maturité et l'exposition

Le marché distingue trois niveaux de contrat selon la taille de l'entreprise et son exposition au risque. ATRIOMA oriente chaque dossier vers le niveau pertinent avant de mettre les assureurs en concurrence.

Socle TPE — assurtechs spécialisées

Pour les TPE et petites PME jusqu'à 10 M€ de chiffre d'affaires : contrats forfaitaires des assurtechs (Stoïk, Dattak), souscription simplifiée, plafond standard à 250 000 ou 500 000 €. Inclut généralement un audit cyber préalable et des services de prévention.

  • Dommages propres et restauration des systèmes
  • Pertes d'exploitation plafonnées
  • Cellule de crise et accompagnement RGPD
  • Audit cyber préalable inclus
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Sur-mesure ETI — programme co-assuré

Pour les ETI et groupes exposés ou soumis à NIS 2 entité essentielle. Programme structuré en plusieurs lignes (primary et excess), co-assurance entre plusieurs porteurs, plafond global au-delà de 10 M€. Articulation avec la RC mandataires sociaux.

  • Programme en lignes empilées (primary + excess)
  • Co-assurance entre plusieurs porteurs
  • Plafond global au-delà de 10 M€
  • Articulation avec la RC mandataires sociaux
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Quatre familles de garanties

Ce que couvre un contrat cyber au-delà de la rançon

Le coût d'un incident cyber dépasse largement la rançon éventuelle. Les pertes d'exploitation, la responsabilité civile envers les tiers et les frais juridiques et de notification représentent souvent la part majoritaire de la facture finale. Quatre familles de garanties à connaître précisément.

Dommages propres

Restauration des systèmes affectés, frais d'expertise forensique, négociation et paiement éventuel de la rançon dans le cadre légal autorisé (loi LOPMI du 24 janvier 2023), reconstruction des données, audit post-incident. C'est le poste le plus visible mais rarement le plus lourd financièrement.

Pertes d'exploitation

Indemnisation des pertes financières liées à l'interruption d'activité. Pour les entreprises dépendantes de leurs systèmes, c'est souvent le poste le plus lourd. L'enveloppe est calibrée sur une période de carence courte (24 à 72 heures) et une durée de couverture déterminée (généralement 3 à 12 mois).

Responsabilité civile cyber

Indemnisation des préjudices subis par les tiers à l'occasion de l'incident : clients dont les données ont fuité, partenaires impactés par la rupture de service, fournisseurs en aval. Inclut généralement les recours collectifs et les actions civiles individuelles.

Frais juridiques et de notification

Honoraires d'avocat spécialisé, frais de notification à la CNIL et aux personnes concernées dans les 72 heures, communication de crise, accompagnement psychologique des collaborateurs exposés. Les sanctions administratives CNIL ne sont jamais assurables en droit français.

Comparatif

Cyber autonome, extension MRP ou auto-assurance : quelle voie ?

Le réflexe « j'ai déjà une multirisque professionnelle, ça doit couvrir le cyber » est l'un des pièges les plus fréquents. Le tableau ci-dessous situe l'assurance cyber dédiée face aux deux alternatives qui reviennent le plus souvent dans les arbitrages des dirigeants.

Critère Assurance cyber dédiée Extension cyber d'une MRP Auto-assurance
Périmètre des garanties Quatre familles couvertes (dommages propres, pertes d'exploitation, RC cyber, frais juridiques et notification) Périmètre généralement limité aux dommages propres, exclusions étendues, pertes d'exploitation souvent plafonnées au strict minimum Aucune couverture, la totalité du coût est portée par l'entreprise
De 250 000 € pour les TPE à plus de 10 M€ pour les ETI via programmes co-assurés Sous-limite cyber généralement comprise entre 50 000 et 250 000 €, inadaptée à la réalité d'un incident Sans objet, le poids financier dépend du sinistre subi
Cellule de crise 24/7, réseau d'experts mobilisables immédiatement, négociateurs spécialisés, communication de crise Rarement présente ou très limitée, l'entreprise gère seule la coordination À organiser et financer entièrement par l'entreprise au moment de la crise
Questionnaire d'éligibilité approfondi, audit cyber préalable inclus chez les assurtechs Questionnaire minimal, ce qui se paie au moment de la déclaration par des exclusions opposées Sans objet
3 000 à 15 000 € par an pour une PME < 10 M€ CA selon plafond et maturité Souvent comprise dans la prime MRP existante, surcoût marginal, mais protection symbolique Pas de prime, mais perte intégrale en cas d'incident significatif
Toute entreprise dont l'activité dépend du système d'information ou qui traite des données sensibles Très petites structures avec une exposition cyber faible et un budget contraint, en attendant mieux Choix patrimonial des très grands groupes avec captives, jamais une option pour une PME

L'extension cyber d'une multirisque professionnelle est un produit d'appel qui rassure plus qu'il ne protège. Pour la quasi-totalité des PME et ETI exposées, le seul contrat qui tienne face à un incident sérieux est une assurance cyber dédiée, calibrée sur le profil exact de l'entreprise. ATRIOMA examine systématiquement ce que couvre réellement la MRP existante avant de proposer une couverture cyber dédiée, pour éviter les doublons et identifier précisément ce qui doit être renforcé.

Un rançongiciel peut paralyser
une PME en quelques heures.

Prérequis MFA, sauvegardes, EDR, périmètre des garanties, plafonds, articulation avec NIS 2 et le RGPD : tout se prépare en amont, pas au moment de la crise.

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Questions fréquentes

Les questions les plus fréquentes

DAF, DSI, RSSI, dirigeants : les réponses aux questions les plus fréquentes sur l'assurance cyber B2B en 2026.

Profils concernés
TPE et PME ETI Dirigeants DAF et RAF DSI et RSSI Entités NIS 2 Acteurs financiers DORA Industrie 4.0
Situations concernées
  • Souscription initiale et instruction du dossier d'éligibilité
  • Renouvellement annuel et négociation des conditions
  • Évolution réglementaire NIS 2, DORA, CRA et impact sur le contrat
  • Gestion d'incident : rançongiciel, fuite de données, intrusion
Ce qu'ATRIOMA analyse
  • Maturité cyber et respect des trois piliers techniques 2026
  • Périmètre exact des garanties et exclusions
  • Calibrage du plafond global et des sous-limites
  • Articulation avec MRP, RC Pro et RC mandataires sociaux
Qu'est-ce qu'une assurance cyber-risques et que couvre-t-elle ?
L'assurance cyber-risques couvre les conséquences financières et juridiques d'un incident de cybersécurité affectant l'entreprise. Le périmètre type inclut quatre familles de garanties. D'abord, les dommages propres : restauration des systèmes, frais d'expertise forensique, négociation et paiement éventuel de la rançon dans le cadre légal autorisé. Ensuite, les pertes d'exploitation liées à l'interruption d'activité, souvent supérieures au coût technique de l'incident. Puis la responsabilité civile cyber envers les tiers : clients, partenaires, personnes dont les données ont fuité. Enfin, les frais juridiques, de notification CNIL, de communication de crise et d'accompagnement psychologique des collaborateurs exposés. Les contrats les plus solides intègrent une cellule de crise 24/7 et un réseau d'experts mobilisables immédiatement.
Toute entreprise qui traite des données et dépend de systèmes informatiques pour son activité est exposée. Pourtant, en 2025, moins de 5 % des petites entreprises et 8 % des ETI françaises sont couvertes (étude LUCY 2025 de l'AMRAE). Trois profils sont particulièrement exposés. Les entreprises qui traitent des données personnelles ou de santé, soumises au RGPD article 32. Les entreprises sous le périmètre élargi de la directive NIS 2, dont la transposition française est en cours d'examen au Parlement, et qui couvrira 18 secteurs critiques et de nombreuses PME stratégiques. Les entreprises dont les clients exigent contractuellement une couverture cyber, ce qui devient une condition d'accès à certains marchés. L'argument du « trop petit pour être visé » ne tient plus. L'ANSSI a traité 1 366 incidents de cybersécurité en 2025, avec une hausse de 51 % des exfiltrations de données. La cybercriminalité s'industrialise sur des cibles de toutes tailles.
Le marché s'est durci. Trois piliers techniques sont devenus non-négociables en 2026. Le MFA (authentification multifacteur) sur tous les accès distants (VPN, RDP), tous les comptes à privilèges, tous les outils SaaS métiers et l'accès aux consoles de sauvegarde. Les sauvegardes structurées selon la règle 3-2-1 (trois copies, deux supports différents, une copie hors site et déconnectée), testées régulièrement. Un EDR (Endpoint Detection and Response) déployé sur l'ensemble du parc, avec supervision 24/7 ou contrat d'astreinte. L'absence de l'un de ces trois prérequis est aujourd'hui éliminatoire pour la plupart des assureurs. À cela s'ajoute la gestion du risque tiers : les fournisseurs SaaS critiques sont audités et les contrats de service intègrent des clauses de cybersécurité. La conformité NIS 2 et DORA, quand elle s'applique, facilite la souscription et pèse positivement dans la tarification.
Oui, dans un cadre strictement encadré. La loi du 24 janvier 2023 (loi LOPMI) a clarifié le régime du paiement de rançon en France. L'indemnisation par l'assureur est subordonnée au dépôt de plainte par la victime dans les 72 heures suivant la connaissance de l'attaque. La déclaration à l'assureur doit respecter le délai prévu au contrat, généralement très court, sous peine de déchéance de garantie. Le contrat couvre par ailleurs systématiquement plusieurs postes. Les coûts de négociation avec les attaquants par des spécialistes. La traçabilité de la transaction en cryptomonnaie quand le paiement est réalisé. La restauration des systèmes après remise de la clé de déchiffrement. Les assureurs déconseillent généralement le paiement, qui n'a pas de garantie de résultat et alimente l'économie cybercriminelle, mais ils ne l'interdisent pas.
La directive NIS 2, adoptée le 14 décembre 2022 (UE 2022/2555), élargit considérablement le périmètre des entreprises soumises à des obligations de cybersécurité. Sa transposition en droit français est en cours d'examen au Parlement (loi Résilience) et devrait être promulguée courant 2026 ; la date limite européenne fixée au 17 octobre 2024 a été dépassée, ce qui a valu à la France deux mises en demeure de la Commission européenne. Une fois transposée, la loi couvrira 18 secteurs critiques, distinguera entités essentielles et entités importantes, et inclura de nombreuses PME stratégiques qui n'étaient pas concernées par NIS 1. Les obligations porteront sur la gouvernance du risque cyber, la supervision des prestataires tiers, la déclaration des incidents significatifs à l'ANSSI dans des délais courts, et la mise en place de mesures techniques minimales. Les sanctions pourront atteindre 10 millions d'euros ou 2 % du chiffre d'affaires mondial pour les entités essentielles, 7 millions ou 1,4 % pour les entités importantes. L'article 20 de la directive introduit une responsabilité personnelle des dirigeants, avec possibilité d'interdiction temporaire d'exercer. Cette responsabilité fait converger la souscription cyber et la souscription RC mandataires sociaux.
Oui. L'article 32 du RGPD impose à toute entreprise traitant des données personnelles de mettre en œuvre des mesures techniques et organisationnelles de sécurité appropriées. Une fuite de données peut entraîner trois types de conséquences. Une notification obligatoire à la CNIL dans les 72 heures suivant la prise de connaissance, et une communication aux personnes concernées en cas de risque élevé. Une sanction administrative de la CNIL pouvant atteindre 4 % du chiffre d'affaires mondial pour les manquements les plus graves. Des actions civiles en réparation engagées par les personnes dont les données ont fuité. L'assurance cyber prend en charge les frais de notification, les frais d'expertise et les indemnisations aux victimes dans le cadre des plafonds négociés. Les sanctions administratives elles-mêmes ne sont jamais assurables en droit français.
La tarification est calibrée au cas par cas. Quatre paramètres principaux pèsent. Le chiffre d'affaires et la sensibilité des données traitées : une entreprise qui gère des données de santé ou bancaires paie plus qu'une entreprise industrielle équivalente. Le secteur d'activité : santé, finance, e-commerce et industrie sont jugés plus exposés. La maturité cyber évaluée par questionnaire d'éligibilité : présence des trois piliers MFA, sauvegardes 3-2-1, EDR, niveau de la formation cyber des collaborateurs, gouvernance NIS 2. L'historique d'incidents et le ratio sinistres sur primes du portefeuille assureur. Le marché s'est stabilisé en 2026 avec une hausse moyenne des primes de 8 à 12 %, loin des pics de 2022. Pour une PME de moins de 10 M€ de chiffre d'affaires avec un bon niveau de maturité cyber, la cotisation annuelle se situe généralement entre 3 000 et 15 000 euros selon le plafond retenu.
Le marché de l'assurance cyber est encore jeune, instable, marqué par une forte volatilité des primes et une asymétrie d'information entre assureurs et assurés. Le courtier compare les offres des assureurs spécialisés (Hiscox, Beazley, Chubb, AXA, AIG, Generali) et des assurtechs (Stoïk, Dattak). Il pré-instruit le dossier d'éligibilité, négocie le plafond, la franchise et le périmètre des exclusions, et défend les conditions au renouvellement. Sa valeur tient surtout à la coordination en cas d'incident : interface avec l'assureur, l'expert forensique, le négociateur, le DPO, l'avocat spécialisé et la cellule de communication. L'autre apport est l'articulation avec les contrats connexes. La RC Pro si l'attaque cause un préjudice à un client. La multirisque professionnelle pour les dommages matériels. La RC des mandataires sociaux, rendue plus exposée par la responsabilité dirigeants introduite par NIS 2.
Ce que le contrat ne dit pas toujours

Cyber mal pilotée : les angles morts qui se révèlent à l'incident

Un contrat cyber subi plutôt que piloté révèle ses limites au moment de l'incident, quand il est trop tard pour corriger. Voici les situations concrètes que rencontre ATRIOMA, et qu'un suivi en amont permet de désamorcer.

La PME qui se croit couverte par sa multirisque professionnelle

Une PME industrielle subit un rançongiciel qui paralyse sa production. Le DAF déclare le sinistre à son assureur multirisque, en s'appuyant sur l'extension cyber souscrite quelques années plus tôt. L'assureur indemnise les frais de restauration des systèmes. Mais il oppose une sous-limite cyber plafonnée à 100 000 € sur l'ensemble du sinistre, alors que les pertes d'exploitation cumulées et la RC envers les clients atteignent 1,2 M€. L'extension cyber d'une MRP est un produit d'appel rassurant qui ne tient pas le choc d'un incident sérieux. Le réflexe « j'ai déjà une MRP, ça couvre » est l'un des angles morts les plus fréquents.

En perspective

L'assurance cyber, un contrat qui se pilote au rythme du risque


Une assurance, pas un substitut à la cybersécurité.

L'assurance cyber n'est ni un produit miracle, ni une dispense de cybersécurité. Les assureurs exigent désormais des prérequis techniques sérieux et resserrent le périmètre des garanties en fonction de la maturité observée. Le contrat protège l'entreprise contre les conséquences financières et juridiques d'un incident résiduel, après que toutes les mesures techniques et organisationnelles raisonnables ont été mises en place. L'arbitrage entre investissement cyber et coût d'assurance se travaille ensemble, pas séparément.

Une coordination en cas de crise, pas seulement un contrat signé.

La valeur d'une assurance cyber se mesure dans les premières heures de l'incident. Activation de la cellule de crise, mobilisation du forensique, négociation avec les attaquants, accompagnement DPO sur la notification CNIL, communication aux clients, gestion psychologique des collaborateurs exposés : cette orchestration change l'issue de la crise. Le contrat seul ne protège pas ; c'est le courtier et le réseau d'experts qu'il pilote qui le font vivre concrètement.

Un cadre qui bouge, à recalibrer chaque année.

L'environnement cyber évolue à grande vitesse. NIS 2 dont la transposition française est attendue courant 2026, DORA appliqué depuis janvier 2025, Cyber Resilience Act, AI Act pour les systèmes IA à haut risque en août 2026. Côté menaces, les techniques d'attaque s'industrialisent, les rançongiciels se diversifient, l'IA générative démultiplie l'ingénierie sociale. Un contrat construit aujourd'hui doit pouvoir être révisé demain. C'est aussi à cela que sert un accompagnement dans la durée : adapter la couverture au rythme où le risque, la réglementation et la maturité de l'entreprise évoluent.

Alexis Barrat, Gérant d'ATRIOMA Gestion Privée — cabinet de conseil indépendant Paris 16e
Le cabinet

Un cabinet, trois pôles d'expertise


Afin d'apporter une expertise globale à ses clients et de répondre à l'ensemble de leurs problématiques, le cabinet s'articule autour de trois pôles spécialisés. Chacun apporte une réponse experte et adaptée aux enjeux financiers, juridiques, assurantiels et immobiliers.

Pôle Ingénierie patrimoniale et financière

Un accompagnement stratégique et sur mesure pour structurer, valoriser et transmettre. De la stratégie fiscale aux arbitrages d'investissement, ATRIOMA se positionne en chef d'orchestre pour une gestion cohérente et pérenne des actifs.

Pôle Assurance

Assurance de personnes et IARD pour une couverture complète. ATRIOMA accompagne ses clients particuliers, professionnels et entreprises dans la mise en place de garanties calibrées au profil de risque.

Pôle Immobilier

Investissements et cessions de biens professionnels ou familiaux. Le cabinet apporte un accompagnement sur mesure pour mener les projets immobiliers de bout en bout, depuis l'audit initial jusqu'à la finalisation des actes.

Fondé en 2019 et établi au 56 rue de Passy dans le 16e arrondissement de Paris, ATRIOMA est un cabinet de conseil multidisciplinaire en gestion privée. Le cabinet exerce sous quatre statuts réglementés : Conseiller en Investissements Financiers (CIF), Courtier en Assurance (COA), Courtier en Opérations Bancaires et en Services de Paiement (COBSP), et Carte T pour les transactions immobilières. ATRIOMA est immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 19006974 et supervisé par l'AMF et l'ACPR.

Avis clients

Ce que disent nos clients

5,0 · 82 avis Google
Quentin Goudier
Client ATRIOMA
·Juillet 2024

Un grand merci à ATRIOMA, et tout particulièrement à Alexis et Adrien qui m'ont encadré et apporté tous les conseils dont j'avais besoin.

Julie J
Cliente ATRIOMA
·Mai 2024

Cabinet sérieux, à l'écoute et de très bons conseils. Je recommande vivement Alexis qui a parfaitement compris mes besoins et m'a guidée avec professionnalisme.

Eddy Seys
Client ATRIOMA
·Mars 2024

Très professionnel, disponible et de bon conseil. ATRIOMA m'a permis de structurer la couverture de mon activité avec rigueur et clarté.

Arnaud Trottier
Client ATRIOMA
·Janvier 2024

Excellent accompagnement, un cabinet rigoureux et à l'écoute. La qualité du conseil et la disponibilité font la différence.