Ingénierie patrimoniale · Capitalisation retraite et déduction IR

Le Plan d'Épargne Retraite (PER) l'enveloppe fiscale qui arbitre TMI d'entrée et TMI de sortie

Le PER est l'enveloppe d'épargne retraite issue de la loi Pacte du 22 mai 2019 (art. L. 224-1 et s. CMF). Son intérêt ne tient pas au produit lui-même mais à l'arbitrage qu'il permet entre deux temps. Une déduction fiscale immédiate à un taux marginal élevé d'un côté. Une imposition différée à la retraite, généralement à un taux marginal plus faible, de l'autre. Le calibrage du versement, le choix du mode de sortie et l'articulation avec l'assurance-vie forment la trame d'une stratégie cohérente.

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L'essentiel

Une enveloppe d'épargne retraite, à fiscalité encadrée et différée

01

Un cadre juridique unifié depuis 2019

Le PER est l'enveloppe d'épargne retraite issue de la loi Pacte du 22 mai 2019, codifiée aux art. L. 224-1 et s. CMF. Il unifie les anciens dispositifs (PERP, contrats Madelin, art. 83, PERCO) sous un cadre commun à trois compartiments : versements volontaires, épargne salariale, cotisations obligatoires.

02

Une déduction d'impôt à l'entrée plafonnée

Les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable dans la limite de plafonds : art. 163 quatervicies CGI pour les particuliers, art. 154 bis CGI pour les TNS. Les reports des années précédentes peuvent être mobilisés. La mécanique crée un effet de levier à TMI élevée.

03

Une fiscalité de sortie qui dépend du choix d'entrée

La sortie peut s'effectuer en capital, en rente viagère ou en mixte. Lorsque les versements ont été déduits, la fiscalité de sortie applique le barème IR sur le capital ou la rente (art. 158 CGI) et le PFU sur les gains. L'écart entre TMI d'entrée et TMI de sortie détermine le gain net du dispositif.

Pourquoi le PER

Le système de retraite par répartition arrive en bout de cycle démographique

Le PER ne se comprend pas comme un produit financier isolé. C'est une réponse patrimoniale à un déséquilibre démographique qui dure depuis soixante ans et qui ne va pas s'inverser. Le ratio entre cotisants et retraités, qui détermine mécaniquement le rendement du système de retraite par répartition, s'est dégradé de plus de moitié depuis les années 1960.

Pourquoi c'est stratégique

Ce qui rend le PER singulier dans le paysage de l'épargne

Quatre traits font du PER une enveloppe distincte des autres outils d'épargne (assurance-vie, PEA, compte-titres) et exigent une approche d'arbitrage fiscal, pas un simple choix de produit.

Déduction à l'entrée à la TMI

Les versements sont déductibles du revenu imposable à hauteur du plafond (art. 163 quatervicies CGI pour les particuliers, art. 154 bis CGI pour les TNS). L'économie d'impôt immédiate est égale au versement multiplié par la TMI marginale : 30 %, 41 % ou 45 % selon la tranche.

Capital bloqué jusqu'à la retraite

Le PER est juridiquement bloqué jusqu'à l'âge légal de départ à la retraite (art. L. 224-4 CMF), sauf cinq cas d'accidents de la vie et le déblocage pour acquisition de la résidence principale. Cette indisponibilité distingue le PER de l'assurance-vie et du PEA, et appelle un calibrage prudent du versement.

Imposition différée à la sortie

La fiscalité s'applique à la sortie, en capital ou en rente, selon les règles des pensions et retraites (art. 158-5 b quinquies CGI). Le PFU s'applique aux gains au taux en vigueur, intégrant l'IR au taux unique et les prélèvements sociaux du CSS art. L. 136-7. L'arbitrage repose sur l'écart de TMI entre la phase d'épargne et la retraite.

Transmission encadrée

En cas de décès, le PER suit des règles proches mais distinctes de l'assurance-vie : art. 990 I CGI avant 70 ans (abattement 152 500 € par bénéficiaire), art. 757 B CGI après 70 ans (abattement global 30 500 €). L'âge au décès, pas l'âge au versement, déclenche le régime applicable.

Trois leviers, une démarche

Calibrer · Articuler · Piloter

Le PER se traite mal isolément, comme un produit choisi parmi d'autres. Trois objectifs majeurs structurent une approche cohérente. Calibrer le versement au regard du disponible fiscal et de l'écart de TMI. Articuler l'enveloppe avec l'assurance-vie et la stratégie patrimoniale. Piloter l'allocation et le mode de sortie sur la durée.

Calibrer

Dimensionner le versement au disponible fiscal

Quand l'utiliser

Première étape de toute souscription. Verser au-delà du plafond annuel revient à immobiliser de l'épargne sans contrepartie fiscale. Verser en deçà revient à laisser une économie d'impôt sur la table. Le plafond exact se calcule sur les revenus N-1 et intègre les reports des années précédentes.

Leviers mobilisables
  • Calcul du plafond particulier10 % des revenus N-1 plafonnés à 8 PASS, ou 10 % du PASS N-1 si plus favorable (art. 163 quatervicies CGI)
  • Calcul du plafond TNS10 % du bénéfice plafonné à 8 PASS, augmenté de 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS (art. 154 bis CGI)
  • Mobilisation des reportsPlafonds non utilisés des années précédentes ajoutés au plafond courant ; mutualisation possible entre conjoints ou partenaires de PACS

Articuler

Combiner le PER avec les autres enveloppes

Quand l'utiliser

Le PER n'est pas un substitut à l'assurance-vie ni au PEA : il s'ajoute à un dispositif d'épargne global. La décision de privilégier le PER plutôt qu'une autre enveloppe dépend du TMI à l'entrée, de l'horizon, des objectifs de transmission et du besoin de liquidité.

Leviers mobilisables
  • Arbitrage PER vs assurance-vieLe PER apporte la déduction à l'entrée, l'assurance-vie apporte la liquidité et une fiscalité de transmission plus favorable au-delà de 70 ans (art. 990 I CGI vs 757 B CGI)
  • Complémentarité PER + Madelin (TNS)Le TNS cumule les plafonds 154 bis et 163 quatervicies pour élargir le montant déductible ; le contrat Madelin couvre l'aléa et le PER organise la capitalisation retraite
  • Articulation avec la succession et le régime matrimonialClause bénéficiaire calibrée, articulation avec la donation entre époux, anticipation de la fiscalité PER post-70 ans

Piloter

Gérer l'allocation et choisir la sortie

Quand l'utiliser

Le PER se déroule sur 20 à 40 ans selon l'âge de souscription. La qualité de l'allocation, sa désensibilisation progressive vers la sortie, et le choix entre capital et rente conditionnent le résultat net du dispositif au moins autant que l'économie d'impôt initiale.

Leviers mobilisables
  • Allocation diversifiéeFonds en euros, unités de compte, SCPI, fonds immobiliers, gestion libre ou gestion pilotée à horizon
  • Choix du mode de sortieCapital, rente viagère ou mixte (art. L. 224-5 CMF) ; le capital permet une sortie unique fiscalement absorbée, la rente assure un revenu viager régulier
  • Option du prélèvement libératoire 7,5 %Possible sur la sortie en capital unique avec abattement de 10 % (art. 163 bis II CGI), souvent plus favorable que le barème pour les capitaux significatifs

La démarche est séquentielle : calibrer sans articuler conduit à sur-utiliser le PER au détriment de l'assurance-vie ; articuler sans piloter aboutit à une enveloppe mal allouée et à une sortie mal préparée. La cohérence entre la phase de versement et la phase de sortie est ce qui transforme un produit fiscal en stratégie patrimoniale.

Alexis Barrat, Gérant d'ATRIOMA Gestion Privée · cabinet de gestion privée indépendant Paris 16e
ATRIOMA Gestion Privée

L'arbitre entre TMI d'entrée, TMI de sortie et stratégie patrimoniale

Le PER se décide trop souvent par défaut, en fin d'année, sous la pression de l'optimisation fiscale immédiate. Une déduction à 30 %, 41 % ou 45 % d'IR à l'entrée séduit mécaniquement. Mais le résultat net dépend de la TMI à la sortie, du choix entre capital et rente, de la cohérence avec l'assurance-vie, de la clause bénéficiaire et de l'horizon d'usage. Pris isolément, l'effet de levier fiscal peut se réduire à zéro, voire devenir négatif.

ATRIOMA traite le PER comme un arbitrage, pas comme un produit. Le cabinet diagnostique le disponible fiscal complet (art. 163 quatervicies, 154 bis, reports cumulés des années précédentes, mutualisation conjoint). Il projette la TMI à la sortie en fonction de la trajectoire patrimoniale. Il dimensionne le versement et l'allocation à l'horizon réel, et coordonne l'enveloppe avec l'assurance-vie, le contrat de capitalisation et la stratégie successorale. La gestion sous mandat assurée par un partenaire institutionnel sécurise le pilotage de l'allocation sur la durée du contrat.

L'apport ATRIOMA

Auditer · Coordonner · Anticiper

Auditer

  • Cartographie complète du disponible fiscal (art. 163 quatervicies, art. 154 bis CGI)
  • Lecture précise de l'avis d'imposition : plafond courant, reports cumulés des années précédentes
  • Identification des plafonds non utilisés du conjoint ou partenaire de PACS
  • Projection de la TMI à la sortie en fonction de la trajectoire patrimoniale

Coordonner

Anticiper

  • Choix du mode de sortie (capital, rente, mixte) projeté dès la souscription
  • Option du prélèvement libératoire 7,5 % évaluée par rapport au barème (art. 163 bis II CGI)
  • Stratégie de transmission intégrée avant et après 70 ans (art. 990 I et 757 B CGI)
  • Revue annuelle face aux évolutions LF, LFSS et doctrine BOFiP
Le mécanisme

Comment fonctionne le PER : deux décisions structurantes encadrent l'enveloppe

Le PER ne se traite pas comme une enveloppe unique. Deux décisions structurantes l'encadrent. La première à l'entrée : déduire les versements de l'IR ou les conserver en versement libre, choix irrévocable par versement qui détermine la fiscalité applicable à la sortie. La seconde à la liquidation : capital, rente viagère ou mixte (art. L. 224-5 CMF), chacun avec son régime fiscal propre. L'arbitrage central reste l'écart entre la TMI au moment du versement et la TMI projetée au moment de la sortie.

I.
À l'entréedéduire les versements du revenu imposable, ou les conserver en versement libre. Le choix est irrévocable par versement et conditionne tout le régime de sortie.

La déduction (art. 163 quatervicies CGI pour les particuliers, art. 154 bis CGI pour les TNS) produit une économie d'IR immédiate au taux marginal du foyer (TMI) : 30 %, 41 % ou 45 % selon la tranche. À l'inverse, le versement non déduit ne crée aucune économie d'entrée mais ouvre droit, à la sortie, à une fiscalité allégée sur la part versements (capital exonéré, rente en RVTO).

II.
À la sortiecapital, rente viagère ou combinaison des deux (art. L. 224-5 CMF). Chaque modalité applique un régime fiscal distinct selon que les versements ont été déduits ou non à l'entrée.

Sortie en capital, versements déduits : la part versements est imposée au barème IR catégorie pensions (art. 158-5 b quinquies CGI) ; la part gains relève du PFU au taux en vigueur (art. 200 A CGI). Sortie en rente viagère, versements déduits : barème IR catégorie pensions (art. 158-5 a CGI) ; versements non déduits : régime de la rente viagère à titre onéreux avec fraction taxable selon l'âge au premier versement (art. 158-6 CGI). En sortie mixte, chaque part suit son propre régime.

Arbitrage central : écart entre la TMI au moment du versement et la TMI projetée au moment de la liquidation.
Plafond de déduction

Calculé sur les revenus N-1, plafonné à 8 PASS, avec reports

Pour un particulier, le plafond annuel correspond à la plus élevée des deux valeurs suivantes (art. 163 quatervicies CGI) : 10 % des revenus d'activité professionnelle de l'année N-1 plafonnés à 8 PASS N-1, ou 10 % du PASS N-1 (plancher). Les plafonds non utilisés des années précédentes peuvent être ajoutés au plafond courant : l'avis d'imposition mentionne ces reports dans la rubrique « Plafond épargne retraite ». La mutualisation entre conjoints ou partenaires de PACS permet de mobiliser le plafond non utilisé de l'autre membre du foyer fiscal. Pour un TNS, l'art. 154 bis CGI prévoit une formule distincte. La déduction est plafonnée à 10 % du bénéfice imposable plafonné à 8 PASS, augmenté de 15 % de la fraction comprise entre 1 et 8 PASS. Le calcul s'effectue sur le bénéfice de l'exercice courant.

Cadre juridique

Loi Pacte 2019, trois compartiments, droit du contrat encadré

Le PER est issu de la loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 (dite loi Pacte) et codifié aux articles L. 224-1 à L. 224-40 du CMF. Il unifie les anciens dispositifs (PERP, contrats Madelin, art. 83, PERCO) en une enveloppe à trois compartiments : versements volontaires du titulaire, épargne salariale (intéressement, participation, abondement employeur), cotisations obligatoires. Chaque compartiment suit ses propres règles de fiscalité, à la fois à l'entrée et à la sortie. Le PER peut être souscrit auprès d'un assureur (PER assurantiel) ou d'un teneur de compte titre (PER bancaire ou compte-titre). Les régimes fiscaux à la sortie sont identiques. La fiscalité décès et le régime des fonds en euros distinguent les deux familles.

Imposition entrée vs sortie

L'effet de levier dépend de l'écart entre TMI d'entrée et TMI de sortie

La déduction à l'entrée réduit l'IR de l'année du versement à hauteur du versement multiplié par la tranche marginale (TMI) du foyer. Un versement de 10 000 € à TMI 41 % génère 4 100 € d'économie d'impôt l'année du versement. À la sortie en capital, la part correspondant aux versements est imposée au barème dans la catégorie pensions et retraites (art. 158-5 b quinquies CGI), sans abattement de 10 %. La part correspondant aux gains relève du PFU (12,8 % d'IR plus prélèvements sociaux au taux en vigueur). Le gain net du dispositif tient à l'écart entre TMI d'entrée et TMI projetée de sortie. Onze points d'écart (45 % à 30 % ou 41 % à 30 %) génèrent un gain matériellement significatif. Un écart faible ou nul rend l'arbitrage incertain.

Fiscalité décès

Régime distinct avant et après 70 ans du souscripteur

La fiscalité du PER en cas de décès dépend de l'âge du souscripteur au décès, pas de l'âge au versement. Le conjoint et le partenaire de PACS sont totalement exonérés. Pour les autres bénéficiaires : décès avant 70 ans, application de l'art. 990 I CGI (abattement de 152 500 € par bénéficiaire tous contrats AV et PER confondus, puis prélèvement de 20 % jusqu'à 852 500 € et 31,25 % au-delà). Décès après 70 ans, application de l'art. 757 B CGI (abattement global de 30 500 € tous bénéficiaires et contrats confondus, puis droits de succession selon le lien de parenté). Cette dissymétrie distingue le PER de l'assurance-vie. Sur le PER, le seuil bascule sur la totalité du contrat à 70 ans. En assurance-vie, seules les primes versées après 70 ans sont concernées par le régime 757 B.

Comparatif

PER particulier (art. 163 quatervicies) vs PER TNS (art. 154 bis) : deux mécaniques fiscales distinctes

La déduction des versements PER repose sur deux articles du CGI aux logiques différentes selon le profil. Le tableau ci-dessous synthétise les principaux écarts entre la formule particulier et la formule TNS. À connaître avant tout dimensionnement du versement et tout cumul des deux plafonds (possible la première année de souscription pour un TNS).

Critère PER particulier (art. 163 quatervicies CGI) PER TNS (art. 154 bis CGI)
Base de calcul Revenus d'activité professionnelle N-1 Bénéfice imposable de l'exercice courant (BIC, BNC, BA)
max(10 % des revenus N-1 plafonnés 8 PASS ; 10 % du PASS N-1) 10 % du bénéfice plafonné 8 PASS + 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS
4 710 € pour les versements 2026 (10 % du PASS N-1, soit PASS 2025 = 47 100 €) Pas de plancher distinct
37 680 € pour les versements 2026 (10 % de 8 PASS N-1, soit PASS 2025 = 47 100 €) 88 911 € (10 % de 8 PASS + 15 % de 7 PASS, sur PASS 2026 = 48 060 €)
Oui, sur 5 ans (3 ans pour les plafonds générés avant 2026) Non, plafond annuel ferme
Oui, plafond non utilisé du conjoint mobilisable Non, plafond individuel
Oui, le particulier peut activer 163 quatervicies seul Oui, première année : 154 bis + 163 quatervicies + reports cumulés des années précédentes
Déduction du revenu net global imposable à l'IR Déduction du bénéfice imposable au revenu catégoriel

Tableau synthétique, simplifié à des fins de lecture. Le PASS est réévalué chaque année au 1er janvier : les plafonds techniques évoluent en conséquence. Un TNS qui souscrit un premier contrat Madelin ou PER la première année peut cumuler les deux plafonds (art. 154 bis pour le revenu catégoriel et art. 163 quatervicies pour le revenu global), majoré des reports cumulés des années précédentes. Le dimensionnement réel suppose une analyse cas par cas et la prise en compte des autres dispositifs d'épargne retraite déjà mobilisés (art. 83, PERCO, ancien Madelin transféré).

Outil de calcul

Estimer son disponible fiscal PER avant tout versement

L'outil ci-dessous applique les formules de l'art. 163 quatervicies CGI (particulier, calculé sur le PASS N-1, soit PASS 2025 = 47 100 € pour les versements 2026) et de l'art. 154 bis CGI (TNS, calculé sur le PASS N, soit PASS 2026 = 48 060 €). Il fournit une estimation indicative du plafond annuel, du disponible total intégrant les reports d'années précédentes, et du solde restant après imputation des versements déjà réalisés. Pour un calibrage précis, l'avis d'imposition reste la référence officielle (rubrique « Plafond épargne retraite »).

Salaires nets imposables après déduction professionnelle
Versements volontaires, hors abondement employeur
Reliquat figurant sur l'avis d'imposition (3 ou 5 ans selon génération)
Plafond annuel
Disponible total avec reports
Déjà utilisé
Disponible restant
Applications pratiques

Cas d'usage : dimensionner et articuler le PER selon le profil

Le PER n'a pas la même valeur selon le profil fiscal et patrimonial du souscripteur. Les configurations ci-dessous illustrent quatre situations récurrentes : cadre supérieur en TMI élevée, profession libérale TNS, dirigeant de SARL familiale, couple proche de la retraite avec mutualisation de plafonds.

"Un PER mal calibré peut produire une économie d'impôt à l'entrée annulée à la sortie. La cohérence des deux phases est ce qui transforme un produit en stratégie."

Cadre supérieur, TMI 41 %, revenus stables
Salarié · TMI 41 % · Versement classique

Pour un cadre supérieur célibataire à 110 000 € de revenus annuels (TMI 41 %), le plafond particulier 163 quatervicies s'établit à 10 % des revenus N-1. Soit environ 11 000 € en plafond annuel courant. Un versement à hauteur de ce plafond produit une économie d'IR immédiate de 4 510 € (11 000 € × 41 %). Si la TMI projetée à la retraite est de 30 %, le gain net du dispositif sur la part versement s'élève à 11 points d'écart (41 % - 30 %). Soit environ 1 210 € sur ce versement. L'arbitrage favorise la déduction tant que le différentiel de TMI reste significatif et que l'horizon d'épargne dépasse 10 ans.

Effet de levier annuel Versement 11 000 € · économie IR immédiate 4 510 € · capitalisation 20 ans à 4 % brut · capital projeté 24 100 € · TMI sortie 30 % : net après imposition 16 870 € · gain TMI 1 210 € sur la part versement.
TNS · BNC · Cumul 154 bis et 163 quatervicies

Pour une profession libérale en BNC à 120 000 € de bénéfice, le plafond art. 154 bis CGI s'établit à 12 000 € au titre des 10 % du bénéfice. À cela s'ajoutent 15 % de la fraction comprise entre 1 PASS et le bénéfice plafonné à 8 PASS, soit 10 791 € supplémentaires. Le plafond TNS atteint ainsi 22 791 € au total. La première année de souscription, le TNS peut cumuler ce plafond avec le plafond particulier 163 quatervicies (environ 12 000 € supplémentaires) et les reports non utilisés. Le total potentiel la première année peut atteindre 35 000 à 50 000 € selon les reports. À TMI 41 %, l'économie d'IR atteint 14 350 à 20 500 €.

Cumul première année Plafond 154 bis 22 791 € · plafond 163 quatervicies 12 000 € · reports cumulés des années précédentes (estimation moyenne) 12 000 € · total 46 791 € · économie IR à 41 % 19 184 € · économie additionnelle prélèvements sociaux selon assiette.
Dirigeant · SARL · TMI 45 % · Effet de levier maximal

Pour un dirigeant de SARL familiale à 180 000 € de revenus (TMI 45 %), le PER particulier ouvre un effet de levier fiscal particulièrement marqué. Sur un versement annuel de 18 000 €, l'économie d'IR immédiate atteint 8 100 € (18 000 € × 45 %). À la retraite, en supposant une TMI projetée à 30 %, le différentiel de 15 points produit un gain net de 2 700 € sur la part versement uniquement. Le dirigeant peut articuler ce PER avec le régime matrimonial (clause bénéficiaire alignée) et la stratégie successorale. Pour les dirigeants gérants majoritaires de SARL à l'IS, l'art. 154 bis s'applique également au niveau de la SARL pour les versements pris en charge par l'entreprise.

Levier 45 %/30 % Versement 18 000 € · économie IR immédiate 8 100 € · capitalisation 15 ans à 4 % brut · capital projeté 32 400 € · TMI sortie 30 % : net 22 680 € · gain TMI sur la part versement 2 700 €.
Couple · Mutualisation · Reports années précédentes

Cas type : couple marié à 5 ans de la retraite. L'un des conjoints perçoit 80 000 € de revenus (TMI 30 %), l'autre 50 000 € (également TMI 30 %). La mutualisation des plafonds 163 quatervicies offre une fenêtre rare de versement combiné. Si le second conjoint n'a pas utilisé son plafond depuis plusieurs années (reports cumulables disponibles), il peut mobiliser plusieurs plafonds annuels la même année. Cette consolidation suppose une cohérence avec ses revenus. À TMI 30 %, l'économie d'IR sur un versement cumulé de 30 000 € atteint 9 000 €. Cette stratégie suppose une TMI projetée à la retraite plus faible (typiquement 11 %), à vérifier par projection des pensions futures.

Mutualisation plafonds Plafond conjoint 1 (année courante) 8 000 € · plafond conjoint 2 mutualisé + reports cumulés des années précédentes 22 000 € · total 30 000 € · économie IR à 30 % 9 000 € · capitalisation 5 ans à 3 % brut · capital projeté 34 800 €.

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Le bon versement n'est pas le versement maximal. Un échange avec un conseiller ATRIOMA permet d'auditer le disponible fiscal complet, de projeter la TMI à la sortie et d'articuler le PER avec l'assurance-vie et la stratégie patrimoniale d'ensemble.

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Questions fréquentes

Les questions les plus fréquentes

Profils concernés
Cadres supérieurs TMI 41-45 % Professions libérales TNS Dirigeants de SARL Médecins et avocats Couples proches retraite Patrimoines > 500 k€
Situations concernées
  • Tranche marginale 30 %, 41 % ou 45 % avec écart projeté à la retraite
  • Première année de souscription TNS (cumul 154 bis + 163 quatervicies)
  • Plafonds non utilisés des années précédentes
  • Préparation de la transmission et clause bénéficiaire
Ce qu'ATRIOMA analyse
  • Disponible fiscal complet (art. 163 quatervicies et 154 bis CGI)
  • Projection TMI à l'entrée et à la sortie
  • Articulation avec l'assurance-vie et le contrat de capitalisation
  • Choix du mode de sortie et option du prélèvement libératoire 7,5 %
Qu'est-ce que le Plan d'Épargne Retraite (PER) ?
Le Plan d'Épargne Retraite (PER) est l'enveloppe d'épargne retraite individuelle créée par la loi Pacte du 22 mai 2019 et codifiée aux art. L. 224-1 à L. 224-40 CMF. Le PER unifie les anciens dispositifs (PERP, contrats Madelin, art. 83, PERCO) sous un cadre commun à trois compartiments : versements volontaires, épargne salariale, cotisations obligatoires. Les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable dans la limite de plafonds (art. 163 quatervicies CGI pour les particuliers, art. 154 bis CGI pour les TNS), créant un effet de levier fiscal à l'entrée. La fiscalité de sortie s'applique au moment du déblocage à la retraite, en capital ou en rente, et dépend du choix de déduction opéré à l'entrée.
Pour un particulier, l'art. 163 quatervicies CGI fixe le plafond de déduction des versements PER à la plus élevée des deux valeurs suivantes : 10 % des revenus d'activité professionnelle de l'année N-1 (plafonnés à 8 PASS N-1), ou 10 % du PASS N-1 (plancher). Le calcul se fait sur le PASS de l'année N-1 (doctrine BOFiP BOI-IR-BASE-20-50-20) : pour les versements 2026, le PASS de référence est celui de 2025, soit 47 100 €, portant le plafond particulier maximal à 37 680 € et le plancher à 4 710 €. Les plafonds non utilisés des années précédentes peuvent être reportés sur l'année courante : la loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, art. 9) a porté le délai de report de 3 à 5 ans pour les plafonds générés à compter du 1er janvier 2026 ; les plafonds générés avant 2026 restent reportables sur 3 ans. La même loi a mis fin à la déductibilité des versements effectués après les 70 ans du titulaire à compter du 1er janvier 2026. Les conjoints ou partenaires de PACS peuvent mutualiser leurs plafonds non utilisés. L'arbitrage entre versement à l'entrée et coût fiscal à la sortie dépend de l'écart de TMI.
Pour un travailleur non salarié (TNS), l'art. 154 bis CGI fixe le plafond de déduction des versements PER à 10 % du bénéfice imposable (BIC, BNC ou BA) plafonné à 8 PASS, augmenté de 15 % de la fraction du bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS. Cette formule, plus avantageuse que celle des particuliers, peut être cumulée la première année avec le plafond de l'art. 163 quatervicies et ses reports cumulés des années précédentes. Sur un bénéfice à 8 PASS (384 480 € en 2026), le plafond TNS maximal atteint 88 911 €. Le calcul s'effectue sur le bénéfice imposable réel de l'exercice, pas sur le revenu N-1, ce qui distingue la mécanique TNS de la mécanique particulier. Le contrat Madelin de prévoyance peut être articulé en complément.
Lorsque les versements ont été déduits à l'entrée, la sortie en capital relève de l'art. 158-5 b quinquies CGI : la part correspondant aux versements est soumise au barème progressif de l'impôt sur le revenu dans la catégorie pensions et retraites (sans abattement de 10 %), et la part correspondant aux gains au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026, intégrant 12,8 % d'IR et 18,6 % de prélèvements sociaux après la LFSS 2026. L'option pour le prélèvement libératoire de 7,5 % au lieu du barème (art. 163 bis II CGI) est possible sur le capital lorsque le déblocage s'effectue en une seule fois et avec un abattement de 10 %. Lorsque les versements n'ont pas été déduits à l'entrée, seule la part correspondant aux gains est imposée.
La rente viagère issue d'un PER dont les versements ont été déduits est imposée au barème progressif de l'impôt sur le revenu dans la catégorie pensions et retraites, avec un abattement de 10 % plafonné (art. 158-5 a CGI). Les prélèvements sociaux s'appliquent au taux des revenus de remplacement, maintenu à 17,2 % par la LFSS 2026 sur les rentes viagères de retraite. Lorsque les versements n'ont pas été déduits, la rente est traitée comme une rente viagère à titre onéreux (RVTO) selon l'art. 158-6 CGI : seule une fraction est imposable, déterminée par l'âge du crédirentier au premier versement (70 % avant 50 ans, 50 % entre 50 et 59 ans, 40 % entre 60 et 69 ans, 30 % au-delà). L'arbitrage capital ou rente dépend du profil de TMI projeté à la retraite et des objectifs de transmission.
La fiscalité du PER en cas de décès dépend de l'âge du souscripteur au décès, pas de l'âge au moment des versements. Le conjoint et le partenaire de PACS sont totalement exonérés. Pour les autres bénéficiaires : décès avant 70 ans, application de l'art. 990 I CGI avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire (commun aux contrats d'assurance-vie et au PER, tous organismes confondus), puis prélèvement de 20 % jusqu'à 852 500 € et 31,25 % au-delà. Décès après 70 ans, application de l'art. 757 B CGI avec un abattement global de 30 500 € (tous bénéficiaires et tous contrats confondus), puis droits de succession selon le lien de parenté. Le PER se distingue de l'assurance-vie par l'absence d'attractivité fiscale à la transmission au-delà de 70 ans : l'arbitrage entre les deux enveloppes doit en tenir compte.
Le choix de déduire les versements à l'entrée dépend principalement de l'écart entre la tranche marginale d'imposition (TMI) du souscripteur au moment du versement et sa TMI projetée au moment de la sortie. Pour un souscripteur dans les tranches élevées à 30 %, 41 % ou 45 % qui anticipe une TMI plus faible à la retraite (typiquement 11 % ou 30 %), la déduction à l'entrée est mécaniquement avantageuse. Pour un souscripteur dont la TMI restera identique ou peu différente à la sortie, le gain devient marginal et peut être annulé par la fiscalité de sortie. L'arbitrage se fait sur une projection complète intégrant le TMI d'entrée, le TMI de sortie, l'horizon, le rendement de l'enveloppe et l'usage projeté (transmission ou consommation). Le PER non déduit conserve son intérêt pour la diversification et la sortie défiscalisée du capital.
Le PER est en principe bloqué jusqu'à l'âge légal de départ à la retraite (art. L. 224-4 CMF), sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi. Cinq motifs ouvrent un déblocage anticipé : invalidité du titulaire, du conjoint, du partenaire de PACS ou d'un enfant ; décès du conjoint ou du partenaire de PACS ; expiration des droits à l'assurance chômage ; cessation d'activité non salariée à la suite d'une liquidation judiciaire ; surendettement reconnu. À ces cinq cas s'ajoute, sur les versements volontaires uniquement, le déblocage anticipé pour acquisition de la résidence principale. Dans ce dernier cas, la fiscalité applicable est celle d'une sortie en capital normale, ce qui peut faire passer le souscripteur dans une tranche d'imposition supérieure l'année du déblocage.
ATRIOMA aborde le PER comme une enveloppe à articuler dans une stratégie patrimoniale globale, intégrée à un bilan patrimonial structuré. Le diagnostic commence par la cartographie du disponible fiscal (art. 163 quatervicies pour le particulier, art. 154 bis pour le TNS) augmenté des reports cumulés des années précédentes et des plafonds mutualisables du conjoint. Le calibrage du versement résulte d'une projection complète intégrant la TMI d'entrée, la TMI projetée à la sortie, l'horizon, le rendement attendu de l'allocation et l'usage projeté à la retraite (consommation, transmission, complément de revenu). Le choix de l'enveloppe se fait en parallèle avec l'assurance-vie et le contrat de capitalisation, qui offrent une fiscalité de transmission plus favorable au-delà de 70 ans. La coordination avec le notaire et l'expert-comptable est mobilisée sur les profils dirigeants, TNS et patrimoines complexes.
Ce que la brochure ne dit pas toujours

PER mal calibré : les angles morts qui annulent le gain fiscal

Le PER paraît simple sur le papier : une déduction à l'entrée, une fiscalité à la sortie. Dans les faits, plusieurs angles morts techniques peuvent transformer un effet de levier attendu en gain nul, voire en perte sèche. Voici les situations concrètes qui exigent une vraie analyse d'arbitrage en amont.

Verser sans projection de la TMI à la sortie

Le PER déduit ne se rentabilise que si la TMI à la sortie est inférieure à la TMI à l'entrée. Un cadre supérieur à TMI 41 % qui projette une retraite à TMI 30 % gagne 11 points d'écart. Mais un dirigeant qui maintient des revenus locatifs et financiers significatifs à la retraite peut rester à TMI 41 %. Voire remonter à 45 %. Dans ce cas, le gain est nul ou négatif. La règle est d'effectuer une projection complète de la TMI à la liquidation avant tout versement substantiel, en intégrant les pensions, les revenus locatifs, les rachats d'assurance-vie et les revenus de placement projetés.

Notre approche

Une expertise PER intégrée à la stratégie patrimoniale d'ensemble

Le PER ne se traite jamais isolément. Le calibrage du versement, l'allocation pilotée et le choix du mode de sortie s'articulent avec l'assurance-vie, la stratégie successorale, le régime matrimonial et la trajectoire patrimoniale d'ensemble. ATRIOMA structure cette articulation en trois temps.

1. Cartographier

Le disponible fiscal complet

Plafond courant (art. 163 quatervicies CGI ou art. 154 bis CGI selon le profil), reports cumulés des années précédentes figurant sur l'avis d'imposition, mutualisation conjoint ou partenaire de PACS, articulation avec les autres dispositifs d'épargne retraite déjà mobilisés (art. 83, PERCO, ancien Madelin transféré). La précision du diagnostic conditionne le calibrage du versement.

2. Quantifier

L'effet de levier TMI réel

Projection de la TMI à l'entrée et de la TMI à la sortie sur la base de la trajectoire patrimoniale d'ensemble. L'effet de levier réel se mesure à l'écart entre les deux, intégrant les pensions futures, les revenus locatifs, les rachats d'assurance-vie et les revenus de placement (art. 158 CGI). Sans projection chiffrée, le PER reste un produit, pas une stratégie.

3. Sécuriser

La chaîne d'actes et la transmission

Choix du PER (assurantiel ou bancaire) selon l'horizon de transmission, clause bénéficiaire alignée sur le régime matrimonial, allocation pilotée par un partenaire institutionnel, anticipation du régime fiscal décès (art. 990 I CGI avant 70 ans, art. 757 B CGI après). Revue annuelle face aux évolutions LF, LFSS et doctrine BOFiP.

En perspective

Le PER, un arbitrage qui se construit, pas un produit qui se choisit


Un arbitrage, pas un produit.

Le PER se présente comme un produit financier, il se traite comme un arbitrage fiscal. L'enjeu n'est pas le choix de l'assureur ou du teneur de compte, mais la cohérence entre la TMI d'entrée, la TMI projetée à la sortie, l'horizon d'épargne et l'usage final du capital. Cette cohérence n'apparaît qu'au terme d'une projection chiffrée, intégrée à un bilan patrimonial d'ensemble. Le bon PER est rarement celui qui maximise la déduction de l'année courante.

Une trajectoire d'épargne, pas un coup fiscal annuel.

Pour un cadre supérieur, un TNS ou un dirigeant, le PER s'inscrit dans un horizon de 15 à 30 ans entre la souscription et la liquidation. Sa valeur réelle ne se mesure pas à l'économie d'IR de l'année du versement, mais à la cohérence de la trajectoire d'épargne et à la qualité de l'allocation pilotée sur la durée. Une enveloppe sur-versée tôt avec une allocation mal calibrée peut produire un résultat net inférieur à une enveloppe mieux dimensionnée et mieux gérée. La discipline d'investissement compte au moins autant que la mécanique fiscale.

Un cadre légal stable, pas une niche fragile.

Le PER repose sur un socle juridique consolidé depuis la loi Pacte de 2019, codifié aux art. L. 224-1 et s. CMF. Plusieurs paramètres évoluent ponctuellement (revalorisation annuelle du PASS, ajustement des prélèvements sociaux par la LFSS, doctrine BOFiP sur la fiscalité de sortie). Mais la mécanique centrale (plafond de déduction art. 163 quatervicies et 154 bis CGI, fiscalité de sortie art. 158-5 b quinquies CGI, fiscalité décès art. 990 I et 757 B CGI) reste stable. Une stratégie construite aujourd'hui n'est pas exposée au risque d'une réforme structurelle. Un dossier bien dimensionné se révise à la marge année après année, sans avoir à être refondé.

Alexis Barrat, Gérant d'ATRIOMA Gestion Privée · cabinet de conseil indépendant Paris 16e
Le cabinet

Un cabinet, trois pôles d'expertise


Afin d'apporter une expertise globale à ses clients et de répondre à l'ensemble de leurs problématiques, le cabinet s'articule autour de trois pôles spécialisés. Chacun apporte une réponse experte et adaptée aux enjeux financiers, juridiques, assurantiels et immobiliers.

Pôle Ingénierie patrimoniale et financière

Un accompagnement stratégique et sur mesure pour structurer, valoriser et transmettre. De la stratégie fiscale aux arbitrages d'investissement, ATRIOMA se positionne en chef d'orchestre pour une gestion cohérente et pérenne des actifs.

Pôle Assurance

Assurance de personnes et IARD pour une couverture complète. ATRIOMA accompagne ses clients particuliers, professionnels et entreprises dans la mise en place de garanties calibrées au profil de risque.

Pôle Immobilier

Investissements et cessions de biens professionnels ou familiaux. Le cabinet apporte un accompagnement sur mesure pour sécuriser les projets immobiliers de bout en bout, depuis l'audit initial jusqu'à la finalisation des actes.

Fondé en 2019 et établi au 56 rue de Passy dans le 16e arrondissement de Paris, ATRIOMA est un cabinet de conseil multidisciplinaire en gestion privée. Le cabinet exerce sous quatre statuts réglementés : Conseiller en Investissements Financiers (CIF), Courtier en Assurance (COA), Courtier en Opérations Bancaires et en Services de Paiement (COBSP), et Carte T pour les transactions immobilières. ATRIOMA est immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 19006974 et supervisé par l'AMF et l'ACPR.

Avis clients

Ce que disent nos clients

5,0 · 82 avis Google
Quentin Goudier
Client ATRIOMA
·Juillet 2024

Un grand merci à Atrioma, et tout particulièrement à Alexis et Adrien qui m'ont encadré et apporté tous les conseils dont j'avais besoin.

Julie J
Cliente ATRIOMA
·Juin 2025

Très bons conseils et accompagnement, je recommande !

Eddy Seys
Client ATRIOMA
·Juin 2025

Excellents conseils, sérieux et professionnel. Je conseille vivement.

Arnaud Trottier
Client ATRIOMA
·Avril 2025

Client depuis 5 ans, je ne peux que recommander.